vendredi 18 août 2017

Penelope (2008) - Mark Palansky


Jeudi, journée entre copines. Visionnage pour la dix-millième fois de Penelope, l'un des plus beaux films de la création, mais aussi l'un des moins connus. Chacun mène des actions à son échelle, je vous partage donc aujourd'hui tout l'amour que je lui porte.

~ L'histoire ~
 
Une malédiction lancée il y a des siècles condamnait la première héritière de la famille Wilhern à arborer un nez de cochon jusqu'à ce qu'elle parvienne à se faire aimer d'une personne de son rang. Après des générations de garçons, une petite fille voit le jour : Penelope. Dès lors qu'elle a dix-huit ans, sa mère organise à la chaîne des rencontres avec les prétendants recrutés par une agence matrimoniale avec l'espoir que l'un d'eux acceptera d'épouser sa fille et ainsi rompre le charme.

Une introduction qui sonne comme les premières lignes d'un conte de fées. Pourtant, Penelope casse les codes en usant d'un standard pour aborder un véritable problème de société ayant trait à l'intolérance que l'on porte à la différence, ce qui n'est pas "normal" et en devient inacceptable.

Dans ce film, tout est poussé à l'extrême. Le hommes qui rencontrent Penelope s'enfuient à toute jambe comme s'ils se trouvaient face à une monstruosité. Le contraste entre la beauté de Christina Ricci et son nez de cochon qui, en toute objectivité, n'a rien de très impressionnant rend ces réactions d'autant plus risibles. Vous y pensez, au scandale que peuvent occasionner dans la presse people le moindre bourrelet, une chirurgie ratée, quelques rides non dissimulées? Voilà, on y est.  
Puis, lorsqu'elle n'est plus un sujet d'horreur, elle devient la coqueluche de la presse, un objet de curiosité, titre qui en devient des plus envahissants. 

~ Les personnages ~

 
Penelope grandit à l'écart du monde. Sa mère la fait passer pour morte afin de dissimuler son visage qu'elle considère tant comme une difformité que la marque honteuse du passé familial. Dans cet univers cloisonné, Penelope vit et s'épanouit par ses propres moyens, rêvant de découvrir ce qu'il y a au-delà de la grille du jardin. Elle crée, invente, apprend et devient une jeune femme accomplie, drôle et dotée d'une imagination débordante. Et, plus que tout, on comprend que ce n'est pas tant son nez qu'elle déteste que le regard que les autres posent dessus. Un beau message sur le véritable sens à donner aux complexes que l'on peut développer car finalement, quand on n'aime pas son corps ou son caractère, c'est souvent qu'on le compare à celui des autres ou qu'on nous l'a reproché à un moment donné. Et ainsi, cette différence, cette spécificité qui nous fait nous, peut devenir gênante, honteuse, douloureuse et même intolérable.


Max, connu pour être un noble fauché, est désigné pour infiltrer la maison des Wilhern et ainsi prendre à son insu Penelope en photo afin de révéler au monde la supercherie de son incinération des années plus tôt ainsi que l'existence d'un si effroyable visage. Mis à part le fait que Max est interprété par James McAvoy le Superbe et que son sourire ravageur nous fait tomber comme des mouche à chaque visionnage, ce personnage constitue l'élément déclencheur qui va inciter Penelope à rompre avec cette vie qu'elle n'a pas choisie. Le seul à connaître notre héroïne pour ce qu'elle est vraiment avant d'être confronté au secret qui a fait fuir tous les autres.

On ne développera pas les autres rôles afin de ne pas tout révéler. Mais c'est un régal que de rencontrer une mère bien intentionnée mais complètement hystérique et à côté de la plaque. Un père qui a tout compris mais qui porte sur ses épaules la culpabilité de toute la famille. Un escroc blessé dans son orgueil qui fera fausse route avant de retrouver le bon chemin. Un héritier odieux et répugnant dont le comportement n'est que le reflet flagrant d"un manque d'amour. Une rockeuse sympa qui détonne, se fout de tout et montre à l'héroïne que l'amitié ne nécessite pas d'être parfait. 

~ L'esthétique ~

Dans un film où l'on parle de beauté, il faut que le film soit beau. Logique.
Tout semble travaillé dans le moindre détail. Il est intéressant de voir combien la garde-robe de Penelope a été minutieusement constituée. C'est finalement la jeune fille cloîtrée chez elle qui fait preuve de la plus grande originalité dans le choix de ses tenues vestimentaires. Le manteau violet au biais rouge associé à une paire de collants verts, de belles chaussures rouge le tout agrémenté d'une écharpe géante aux couleurs et motifs incroyables... on en rêve! Pourquoi? Parce que Penelope n'est pas entravée par toutes ces règles superflues érigées par la mode, les conventions et la bienséance. Tout ce qu'elle sait, c'est que son nez n'est pas tolérable. Il ne s'agit pas de son problème, mais de celui de sa mère, de ses prétendants et du monde entier. Alors, l'idée que les vêtements puissent poser le moindre soucis lui passe bien au dessus.

Penelope est un film empreint d'une poésie bien particulière. Il a un air de conte burtonien (si, ça existe) avec cette ambiance tout droit sortie d'un autre monde. Un "film bonbon" comme dirait Florianne dont on se délecte à chaque mouvement de caméra et qui fait tellement de bien.   
La bande-son est, elle aussi, un régal avec une succession de titres pétillants qui vous redonnent la pêche en quelques notes.

Si vous voulez écouter les morceaux, je vous les laisse en dessous, c'est cadeau.



~ Et ils vécurent heureux ~

Comment me montrer objective quand je ressens autant d'amour pour un film? L'un des premiers que j'ai vu avec James McAvoy (après Becoming Jane et Atonement). J'ai attendu des mois avant de pouvoir le voir. Puis des mois encore avant la sortie en DVD. Et toujours le même plaisir d'en discuter avec les rares personnes qui le connaissent. Un petit bijou, sans prise de tête et avec tellement de beaux sentiments.
Ce film ne se targue pas seulement d'être parfait de bout en bout (toujours en totale objectivité), il nous offre aussi un dénouement dingue avec une scène juste wouahou qui ravira les plus romantico-romantiques d'entre nous. Parce que, oui, Penelope est une histoire d'amour. Aimer les autres pour ce qu'ils sont réellement et s'aimer tel que l'on est. C'est déjà pas mal comme message à faire passer et garder en soit et une piqure de rappel ne fait pas de mal de temps en temps.

// En espérant que vous aurez apprécié cet article ultra constructif qui analyse en profondeur le film avec une qualité pareille à celle des grands critiques de ce monde. Ah-ah-ah //

mercredi 16 août 2017

Baywatch : Alerte à Malibu (2017) - Seth Gordon


Bon, ce n'est pas vraiment une déception. 
Mais je m'attendais à un peu mieux, un brin plus original.
En vérité, j'ai aimé le début. Je me suis bien marré. 
Puis vient l'enquête et là on sombre dans une histoire vue et revue mille fois.
Le cocktail : des types ultra bodybuildés et des filles canons, un humour graveleux mais finalement assez timide. D'ailleurs c'est plus grossier que drôle. Ils n'ont pas osé l'humour bien gras made in Seth Rogen (je viens de vérifier et, oui, j'en ai vu un tas de ses films) ou alors ils ont essayé mais c'est tombé à plat. Dommage...
J'aime bien la reconversion de Zac Efron qui use de son physique mais s'implique dans des rôles où il est tourné en dérision. Le Rock est top et m'a bien fait rire mais toujours au début dommage que ce soit juste une intro.
J'ai bien aimé le couple Ronnie (Jon Bass) x Parker (Kelly Rohrbach) certes potache mais tellement attendrissant. Ils m'ont fait penser au duo super mignon dans Les animaux fantastiques. Alors oui, c'est parfois gonflant que le "petit gros" soit toujours un personnage risible. Mais même s'il est à l'origine de beaucoup de rires, il est devenu le personnage le plus sympathique que j'ai pu trouver dans ce film.
Ceci n'est pas vraiment un article mais juste un déballage de ce qui me passe par la tête. C'était pas fou, ça aurait pu être bien mieux, mais on ne nous ment pas, c'est un film sympa sans plus.
Vous l'avez vu? Qu'en avez-vous pensé?

dimanche 13 août 2017

// To the Bone // Feed // : Deux visages de l'anorexie au cinéma

Après s'être attaqué au harcèlement scolaire et au suicide avec 13 Reasons Why, Netflix nous propose d'aborder les troubles du comportement alimentaire et plus précisément l'anorexie dans le film To the Bone. Comme pour la série citée ci-dessus, To the Bone a été créé par des personnes qui se sentent concernées par cette problématique mais aussi, il est la cible de nombreuses critiques l'accusant de donner une fausse image de la maladie mentale. Pour 13 Reasons Why, je n'était absolument pas d'accord avec lesdites accusations mais concernant To the Bone, elles méritent qu'on y prête attention.

Comme le souligne Jennifer Rollin (psychothérapeute spécialiste des TCA), To the Bone, réalisé par Marti Noxon, offre une vision quelque peu édulcorée de l'anorexie. Ellen s'est isolée suite à un drame qui l'a frappée et dont elle se sent responsable. Elle a connu plusieurs hospitalisations et sa famille s'inquiète pour elle. Néanmoins, le rôle est endossé par Lily Collins, certes pâle et cadavérique mais dotée d'une magnifique chevelure, un maquillage un brin gothique et un look d'ado cool à peine négligée. 

Ellen est un personnage sympathique, doté d'un humour piquant, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds même si cette apparente assurance cache une grande vulnérabilité et une crainte de quitter la bulle qu'elle s'est créée pour se protéger de tous ces évènements qu'elle ne parvient pas à maîtriser. 

Ellen interprétée par Lily Collins

Il est intéressant qu'elle rencontre d'autres personnes dans une situation similaire, de morphologie et de passé différents. On reproche au film que reste associée l'idée d'anorexie à celle de maigreur extrême. L'anorexie n'est pourtant pas que cela, et le travail thérapeutique n'est que survolé au travers du Dr Beckham (le si sexy Keanu Reeves) qui est plutôt dans l'optique de laisser ces jeunes trouver leur propre solution et donner du sens à leur existence. On est un peu dans le raisonnement des gens qui disent aux personnes dépressives de se bouger et d'arrêter de se plaindre. On a envie de faire avancer les choses, d'aider les gens à se sauver par leurs propres moyens, mais ce ne fonctionne pas comme ça. Sur le papier, ça rend bien, mais ce n'est pas aussi simple que cela. S'ajoutent d'autres problématiques qui semblent un peu jetées en vrac comme la dépression post-partum et le suicide mais elles sont tellement survolées que je n'ai pas de quoi les développer ici, même si elles sont finalement mises en lien avec l'anorexie d'Ellen dans le récit.
En revanche, beau travail avec tous les membres de la famille qui se tapent dessus et se rejettent le faute de ce fléau qui a détruit la vie d'Ellen qui elle-même se sent responsable de beaucoup de choses, ce qui l'empêche d'avancer d'une quelconque manière. De même que ce film présente bon nombre de points positifs tant par le jeu et l'implication des acteurs, certains évènements douloureux et cruellement réalistes qui se produisent au cœur de l'établissement de soins. Sans compter les relations qui se nouent entre les personnages, tous tellement différents et pour beaucoup très attachants. 

Bref, on peut reprocher à To the Bone sa volonté de dénoncer sans suffisamment creuser, de vouloir traiter une thématique en se cantonnant aux idées classiques que l'on partage presque tous, mais il vaut le détour pour les émotions qui en ressortent et le message d'espoir qu'il offre à la fin. 


Passons à Feed, réalisé par Tommy Bertelsen, que j'ai regardé dans la foulée, sans trop en connaître le thème ni même de quoi il retournait, juste parce que j'avais remarqué en tête d'affiche Troian Bellisario (Pretty Little Liars) et Tom Felton (Harry Potter). Finalement, c'est ce film qui a su me surprendre et clairement sortir du lot sous tout un tas d'aspects. A noter que Troian Bellisario a elle-même écrit le scénario est s'est inspirée de son expérience personnelle au lycée pour parler de ce que vit Olivia Grey.

Grosse déception car ce film n'aura pas droit à une sortie au cinéma. Actuellement je n'ai pas eu vent d'une sortie DVD mais il est disponible à l'achat numérique sur iTunes en espérant qu'il ait bientôt droit à d'autres plateformes (n'hésitez pas à passer l'info).

Sachez qu'il y aura des révélations sur le film dans les paragraphes qui suivent (sur le déroulement, pas le dénouement) aussi, si vous souhaitez avoir comme moi l'entière surprise de l'intrigue, je vous invite à stopper ici votre lecture. Sinon, poursuivez à vos risques et périls...

Donc on fait la connaissance d'Olivia et Matthew Grey, jumeaux de 18 ans qui entament leur dernière année commune de lycée. Chacun studieux et promis à un grand avenir, un drame les sépare l'un de l'autre. Olivia, qui a vécu chaque moment de sa vie épaulée par son frère n'est plus sûre de pouvoir mener seule l'existence qui lui était promise. C'est là que le film devient intéressant. Car Matthew revient, il n'apparait qu'à Olivia, comme si leur lien était assez fort pour contrecarrer la Mort elle-même. Pourtant, Matthew se montre violent, cruel et manipulateur avec Olivia qui se sent coupable de continuer à vivre alors qu'ils s'étaient promis de mourir ensemble, enfants. Cette voix qu'elle croit être celle de son frère, qui l'oblige à tout maitriser tout le temps elle qui craignait de perdre le contrôle après que son frère l'ait quittée.
C'est cette voix à l’allure familière et bienveillante qui entrainera sa descente aux Enfers, qui l'emprisonnera dans la maladie en se faisant passer pour une amie, qui lui donnera le sentiment de dominer la situation quand elle n'aura plus la moindre emprise sur sa propre existence.
Il est important de noter que Tom Felton est excellent dans ce rôle, aussi déroutant que terrifiant.

Olivia interprétée par Troian Bellisario
Voilà la grande force de ce film. Il ne porte pas de grosse étiquette "maladie psychiatrique", "trouble du comportement alimentaire", car il est bien plus que cela. Tout un tas d'indices sont disséminés au fur et à mesure que l'intrigue avance. Les part de repas qu'Olivia réserve à son frère, les cours qu'elle parvient à rattraper à une vitesse phénoménale, son incapacité à entretenir une relation intime stable, le regard de son père lorsqu'il lui prend le bras, son humeur et sa fatigue qui fluctuent. Car Olivia a perdu un être cher, le pilier de son existence, son point d'encrage, celui qui permettait à cette accros du contrôle, l'élève modèle par excellence de toujours avancer droit et atteindre ses objectifs. Un choc violent qui l'ébranle et son équilibre psychologique s'effondre comme un château de cartes. Et cela ne se voit pas tout de suite. Son petit ami comprend que quelque chose se trame mais lui en fait part de manière trop violente. Les parents sont encore sous le choc de la perte d'un enfant, et sont inquiets pour leur fille mais le danger qui la guète n'est pas celui qu'ils pensent.

Bref, pour moi Feed est une réussite car il ne traite pas l'anorexie comme un malêtre et une volonté de ne plus se nourrir. Ici, Olivia n'a absolument pas conscience d'être malade. Ce n'est pas le cas de toutes les personnes atteintes de cette pathologie, bien sûr, mais il est intéressant d'être aussi désarçonné que l'entourage des personnes malades en regardant ce film. On ne comprend pas ce qu'il se passe, même si l'on voit clairement que quelque chose ne va pas. C'est déroutant, terrifiant et il n'y a rien de pire que de se sentir à ce point impuissant.

Quoi qu'on pense de To the Bone et Feed, ces deux films ont été écrits, réalisés et même joués par des artistes qui souhaitaient s'impliquer dans la lutte contre l'anorexie, faire connaître cette maladie afin qu'elle soit reconnue comme telle et non comme une lubie ou un effet de mode. Cette volonté est honorable et même si le résultat n'est pas une réussite pour tous, ce genre de combat mérite d'être encore mené de toutes les manières et le cinéma fait partie des nombreux supports capable d'ouvrir l'esprit.

Poldark - Saison 3 (2017)


Saison 3 - 9 épisodes
BBC One

Difficile de parler de cette saison 3 sans faire de révélation sur les précédentes. 
Aussi, si vous ne les avez pas vues je vous invite à ne pas lire cet article qui risque de vous gâcher la surprise. 

Pour les autres, reprenons là où nous en étions.
Ross a pris sa décision, tirant un trait sur l'amour idéal qu'il portait à Elizabeth pour s'offrir pleinement à Demelza (je ne sais pas si "s'offrir" est le mot mais il décide de se montrer moins con avec les deux femmes auxquelles il tient, quoi). Elizabeth n'a donc d'autre choix que d'épouser George, pour sa sécurité et celle de son fils. De leur côté, Caroline et Dwight sont enfin réunis, puis séparés par le devoir de Dwight, engagé dans la Marine. Je ne parlerai d'ailleurs plus du beau blond par la suite afin de vous préserver tout le suspense.

Cette saison se révèle pleine de surprises!
Déjà, de nouveaux personnages font leur apparition : les frères de Demelza, la cousine d'Elizabeth et un compagnon d'armes de Dwight. Ces personnages auront une grande importance, avec leur propre intrigue imbriquée dans l'histoire principale et surtout, ils sont terriblement attachants.
Pas de spoil sur monsieur poète et belle-gueule à tomber, mais je n'en pense pas moins.

Hugh Armitage

D'autres part, Ross va encore jouer les défenseurs du bien, sacrifiant sa vie et toute l'existence de ses proches afin de faire ce qui lui semble juste. On ne change pas les gens et certainement pas notre héro qui est têtu comme une mule. 
Même s'il a obtenu ce qu'il souhaite, l'éternel combat de George ne s'arrête pas là. Sa haine envers Ross n'est toujours pas atténuée et même s'il ne se croisent presque plus, il n'a de cesse de lui compliquer la vie et montrer qu'il est seul détenteur du pouvoir en ces contrées. Et Ross n'étant pas en reste pour ce qui est de l'orgueil, il va mettre à nouveau en péril la paix établie dans son foyer et délaisser le bonheur qui s'offre à lui et qu'il a à portée de main.

Caroline, Demelza et Ross

C'est en cela que j'ai aimé le dernier épisode. Il est beau, puissant, saisissant. Nos personnages montrent un autre visage. Demelza, déjà forte, devient une battante tout en restant attachée à ses principes. Elle ne se laisse pas faire, reste dévouée et offre tout son amour à Ross, mais refuse de tout sacrifier pour cet égoïste pathologique (désolée, ça c'est surtout mon point de vue ^^).
Ce Captain Poldark, depuis la fin de la saison 2, j'oscille entre l'envie de l'embrasser et celle d'extirper ses yeux de leur orbite. Il est juste intraitable! Je me demande constamment comme ça se passe, dans sa tête. Tandis que Demelza est certainement l'un de mes personnages féminins préférés, toutes séries confondues. Je le trouve douce, droite, courageuse, c'est une belle personne, intrépide et aimante. Son caractère, sa personnalité sont travaillés, elle n'est pas juste la femme du héro contrairement à ce qu'il peut sembler. Elle offre de vrais et beaux messages tant sur la condition de la femme que celle de l'Homme. C'est aussi terriblement frustrant de l'entendre donner d'excellente recommandations à Ross pour arranger la situation tandis qu'il n'en fait qu'à sa tête et enchaine les mauvaises décisions!

Pour ce qui est des personnages féminins, j'aime toujours autant Caroline qui est adorable mais plus absente en seconde partie de saison. Elizabeth, elle, reste passive et dissimulatrice bien trop longtemps avant de taper enfin du pied face à une recrudescence d'injustices. Rien de bien incroyable mais c'est un début. Je ne dirait rien sur Morwenna, il faut absolument voir la série pour faire la connaissance de cette douce jeune femme à qui la vie ne fera pas de cadeau.

Contre toute attente, j'ai été terriblement émue par George (j'en suis aussi étonnée que vous en le lisant). Seulement lors du dernier épisode, je précise, sinon je l'ai cordialement détesté durant chaque seconde de la série. Cette haine permanente, cette perpétuelle bataille qu'il lui mène n'est que le reflet d'une mésestime de lui-même, d'un cruel manque de confiance en sa personne et d'une jalousie à jamais ancrée dans sa chair. Il est capable d'amour, et même si cela n'excuse en rien ses monstrueux agissement, ça laisse de l'espoir pour la suite.

Drake, Morwenna et Samuel
Des questions intéressantes sont soulevées et de différentes manières notamment sur la vérité et sur l'amour. Jusqu'où peut-on aller par amour, sacrifier sa liberté et son amour-propre, son bonheur et ses espoirs? De même que la vérité, est-il toujours bon de la révéler, un mensonge est-il légitime s'il est prononcé pour le bien de quelqu'un ou pour maintenir la paix? Cette paix si fragile, s'il est nécessaire d'aller contre ses convictions pour la maintenir, est-ce que cela vaut le coup? Bref, Poldark est une aventure forte et belle qui ne sonne pas creux et ose nous amener à réfléchir au travers de ses protagonistes.

Je ne vais pas parler de chaque personnage car ils ont chacun leur propre histoire, leur propre combat à mener et des espoirs à préserver. L'attente va être dure, tellement dure jusqu'à la saison 4. Car je veux savoir ce qui va arriver à nos héros, quels seront leurs choix, leurs joies et leurs peines et que j'espère suivre leur histoire encore longtemps.

Par pitié, venez discuter de cette série avec moi, cette fin m'a complètement chamboulée, je suis encore inquiète pour certains personnages qui ont bien trop souffert et je trépigne d'impatience à l'idée des autres évènements qui pourraient survenir.
Je vous dis à très bientôt!

vendredi 11 août 2017

Atomic Blonde (2017) - David Leitch


Berlin, 1989, Lorraine Broughton est un agent secret 
chargé d'enquêter sur le meurtre d'un agent du MI6.

Voilà, le pitch est assez banal et ne sort pas vraiment du lot. C'est un peu mon ressenti global du film.
Je n'ai rien à reprocher à ce film finalement. Charlize Theron est super badass, toujours magnifique et elle déchire tout. Il y a aussi James McAvoy, égal à lui-même. Ainsi que l'incontournable Sofia Boutella, notre "momie" en quête de Tom Cruise il y a quelques mois. 
Seulement tout cela reste classique. Je m'attendais peut-être à film plus décalé, déconnant, et finalement on a droit à un récit d'espionnage sans prise de risque mais tout à fait correct. De bonnes scènes de combat bien propres et l'actrice principale, si j'ai bien compris, a réalisé une grande partie de ses cascades, ce qui est honorable.
J'ajouterais que la BO est excellente mais presque abusive. Il ne se passe pas une scène qui ne soit démarrée ou interrompue par un tube culte de l'époque lancé à plein régime.
Bref, Atomic Blonde a des qualités, mais aucune qui lui soit propre et je pense vite l'oublier dans le flot des autres titres du genre. 
J'ai néanmoins très envie de connaître votre avis et surtout vos arguments en faveur de ce film si vous l'avez aimé plus que moi ! 
A très vite...

jeudi 10 août 2017

La Neuvième Vie de Louis Drax (2016) - Alexandre Aja


Louis Drax est un garçon à part et mystérieux. Plusieurs fois il a frôlé la mort, et le jour de son neuvième anniversaire, il a bien faillit la trouver dans un accident. Mais est-ce bien un accident? Le Docteur Pascal est décidé à connaître les circonstances qui ont mené à cette tragédie mais aussi à sauver son jeune patient qui semble, depuis son coma, lui envoyer un message.

A la frontière entre réel et fantastique, ce film nous plonge dans une enquête des plus étranges, dans laquelle les choses sont loin d'être ce qu'elles semblent être. Louis Drax, depuis son coma, partage avec nous ses pensées et ses souvenirs. Il y a un parallèle qui se crée entre les pensées du petit garçon et la cruelle réalité. Finalement, les enfants comprennent bien plus de choses que l'on peut croire. 
L'enquête, dans son calme serein et ses incertitudes permanentes m'a fait penser aux récents Gone Girl ou La fille du train sous certains aspects. L'univers de Louis, la part d'histoire qui lui est réservée m'a plutôt rappelé Quelques minutes après minuit ou encore Le Labyrinthe de Pan. Alexandre Aja semble aimer jongler entre onirisme et réalité glaçante.
J'ai adoré ce mélange qui rend le film si particulier et tellement à part des autres. Je suis d'ailleurs curieuse de découvrir le roman dont il est tiré, écrit par Liz Jensen.
Pour ce qui est des acteurs, leur performance m'a semblé impeccable à chaque niveau. Bon, Jamie Dornan est assez fade mais son personnage sert surtout de médiateur afin de résoudre le mystère qui plane sur la famille de Louis. En revanche j'ai été extrêmement marquée par Aaron Paul qui est toujours excellent et m'a vraiment bluffée dans ce rôle. Sarah Gadon, elle, est juste parfaite, et vous ne pourrez que le constater en regardant le film jusqu'à son dénouement.

Complètement hors cadre, La Neuvième Vie de Louis Drax m'a tour à tour surprise, choquée et émue au possible. Il ne plaira pas à tous, c'est certains, mais vaut clairement le détour, ne serait-ce que pour alimenter votre curiosité et qui, à mon sens, aurait clairement mérité une sortie en salle, même discrète.

mercredi 9 août 2017

Everything, Everything (2017) - Stella Meghie



EVERYTHING, EVERYTHING
MaddieWhittier, dix-huit ans, est porteuse de la maladie de l'enfant-bulle. Elle est allergique au monde. Elle n'est pas sortie de chez elle depuis que le diagnostic a été posé, alors qu'elle était tout bébé. Chaque jour se ressemble, inlassablement, jusqu'à l'arrivée d'Olly. Son nouveau voisin va lui ouvrir les portes d'un monde auquel elle n'aurait jamais pensé accéder. Il va lui donner envie de prendre des risques, de briser les murs de sa prison de verre et vivre, tout simplement.

Mon avis
Il y a un peu plus d'un an, j'avais lu le roman de Nicola Yoon qui avait été un réel coup de cœur. C'est toujours délicat d'adapter ce genre d'histoire sans sombrer dans la guimauve et le patho. Pourtant, la réalisatrice et son duo d'acteurs s'en sont sorti à merveille!
Je suis passée par toute une palette d'émotions toutes plus fortes les unes que les autres, et connaître le dénouement ne m'a en rien gâché le plaisir. Je suis enchantée par le choix des acteurs, chaque personnage emblématique de l'histoire est porté à l'écran à la perfection.
Ce film vaut le coup d'être vu, pour son message d'espoir sur l'importance de vivre l'instant présent, prendre des risques et aimer sans compter. Mention spéciale pour la BO que j'ai trouvé superbe et qui accompagne chaque scène à merveille.

Un dernier mot pour la fin
Everything, Everything est un véritable régal tant à lire qu'à regarder. A offrir ou à déguster, dans un plaid au coin du feu ou sur la plage en plein soleil, sans aucune modération!

mardi 8 août 2017

SWAP Goodies - Les instants volés à la vie

Bonjour à tous,

Aujourd'hui je vous présente le contenu de mon SWAP, fait avec Djihane des instants volés à la vie. Avec Jiji nous sommes amies depuis 2015, alors qu'elle tenait un tumblr et la page FB qui est devenue celle liée au blog. Qu'importe le succès de son magnifique site qu'elle tient avec l'Homme de l'Ombre, Djihane est toujours aussi proche de ses abonnés et de ses amis. C'est avec un immense plaisir que je me suis lancé dans un nouveau SWAP avec elle.

Je tiens à te remercier infiniment, Djihane pour ce magnifique présent. On s'était fixé des limites, aucune de nous n'a tenu, et que de belles surprises à la clé. C'est parti :

L'aventure commence avec une belle boîte Owlcrate, bien dans le thème du livre que j'avais choisi... et premier paquet à ouvrir : une carte qui permettra d'initier la quête.


Bien évidemment, l'objet du délit. Le livre tant espéré : Ta-dam !


Vint ensuite un objet indispensable à ma quête : une carte au trésor qui me permettra de ranger secrètement mon matériel d'aventurière.


Mais aussi, un carnet pour noter chaque indice, mon carnet de bord pour laisser une trace de l'avancée de l'aventure... Le plus beau carnet que j'aie jamais vu ! Une merveille incomparable ! Mon nouveau trésor <3


Un pendentif de poupée russe comme indice du pays visité, des plumes rappelant le corbeau, un tampon de cire pour cacheter mes courriers secrets et une bougie pour m'éclairer dans les moments sombres...


On en parle, du plus beau mug de la création? Dont je serai encore plus fan lorsque j'aurai ENFIN lu ce roman?!

Et pour finir, mon Joker, l'allié qui m'aidera dans ma quête. Gros crush pour la plus jolie des Funko Pop !


Et les petits goodies et sucreries de l'amour histoire de terminer sur une note de douceur...


Voilà, c'est terminé. C'était le plus beau SWAP de toute la création des SWAP. De l'inventivité à revendre pour rentrer dans le thème, de l'amour à gogo, des étoiles plein les yeux.

Merci, merci, merci !

Whiplash (2014) - Damien Chazelle


// Le pitch //
Andrew vient d'intégrer une des meilleures écoles de musique du pays. Mieux encore : Terence Fletcher, chef d'orchestre réputé et exigeant l'a repéré. La batteur semble accéder à son rêve mais Fletcher fait de sa vie un cauchemars, alternant entre soutient et crises de colère allant jusqu'à l'humiliation. Mais Andrew tient bon et se bat sans cesse pour dépasser ses propres limites.

// Mon avis //
On vous parle sans cesse d'un film en le qualifiant de chef d’œuvre. Bien souvent, la déception pointe le bout de son nez et pourtant, pourtant, Whiplash fut pour moi une véritable claque cinématographique. C'est puissant, violent, déroutant, exhalant. Ces deux personnages qui se font face et s'affrontent. Un grand et beau duo de film comme je n'en avais pas vu depuis longtemps. Il est question de passion et de dépassement de soi. D'espoir et de rêve à atteindre coûte que coûte.
Les deux acteurs principaux sont tout simplement brillants et nous terrassent littéralement sur notre fauteuil par cette combativité qui ne les quitte pas une seconde. 

// Un dernier mot pour la fin //
Bon, pas besoin de vous faire un dessin. J'ai adoré. Même, j'ai été subjuguée par ce film qui me restera longtemps en tête. Bien différent de son successeur, Lalaland mais aussi tellement semblable : les deux parlent de passion et des sacrifices que l'on peut accomplir pour atteindre ses rêves.  



lundi 7 août 2017

La Planète des Singes : Suprématie (2017) - Matt Reeves


Troisième est dernier opus de ce préquel à La Planète des Singes, grand classique de science-fiction devenu incontournable au cinéma. 

Eh bien personnellement je me suis dit "enfin, c'est terminé!".

Je trouve intéressant ce retour aux sources, cette volonté d'expliquer comme les choses sont devenues ce qu'elles sont. J'ai aimé pour Star Wars ou X-Men par exemple. J'ai aimé La Planète des Singes : Les Origines, mais pas ce qui a suivi. Non, sérieusement, je trouve que c'est de la surenchère pure et simple de drame, de sacrifice, de tourmente et j'en ai eu par dessus la tête. J'ai eu une impression similaire à celle ressentie en voyant Logan : le héro qui récupère une gamine sur le trajet qui lui rappelle ce qu'il a perdu, à laquelle il s'attache; la vengeance, le devoir du chef qui est de se sacrifier pour sauver ses semblables... 

Le film est bien fait, le scénario tient la route, les effets spéciaux sont irréprochables et il y a eu de belles scènes qui m'ont beaucoup émue, même! (on en discute quand vous voulez) 
Mais voilà j'ai eu l'impression de revoir encore et encore la même chose, j'ai trouvé le temps long et je n'ai pas non plus pris un très grand plaisir à visionner ce film. Néanmoins, je pense que ceux qui avaient aimé La Planète des Singes : L'Affrontement y trouveront leur compte. Mon avis n'engage que moi et comme on ne peut pas tout aimer, ce film fait malheureusement partie de ceux qui ne m'ont pas enchantée. J'espère que votre séance sera meilleure que la mienne et que vous aurez un bel argumentaire à me fournir parce que c'est toujours intéressant de lire des avis qui divergent du nôtre.
En vous souhaitant une belle journée.