vendredi 21 avril 2017

13 Reasons Why - Saison 1 (2017)


THIRTEEN REASONS WHY
Netflix
Saison 1 - 2017
13 épisodes

Quelques mots sur le roman
La dernière série de Netflix est tirée de Treize Raisons écrit par Jay Asher. Je l'avais lu lors de sa première publication française chez Wiz en 2010. J'en ai un souvenir sombre, avec des personnages qui m'ont mise mal à l'aise, auxquels je n'ai pas réussi à m'attacher ainsi qu'un sentiment d'incompréhension. Pourtant, c'est depuis cette époque que je me suis sentie concernée et ai souhaité m'informer sur le "harcèlement scolaire" (comprenant violence morale, verbale, physique...). C'est malheureusement tout récemment que ce sujet n'est plus considéré comme "de simples enfantillages" mais comme un véritable fait de société d'une gravité à ne plus négliger.  

Le commencement (que tout le monde connait déjà...)
Clay Jensen, un adolescent sans histoire, reçoit un paquet contenant 7 cassettes audio dont les faces sont numérotés de 1 à 13. Lorsqu'il commence alors à écouter la première face, il entend la voix de Hannah Baker, cette fille de son lycée qui s'est suicidée il y a quelques semaines. Elle annonce dans l'enregistrement qu'elle a décidé de révéler ce pourquoi elle a mis fin à ses jours. Treize faces pour treize raisons. Treize faces pour treize personne. Et celui qui écoute ces cassettes et l'un d'elles.


Mon ressenti à froid après avoir visionné le treizième épisode
Là, tout de suite, je me sens mal. Parce que c'était violent, cruel et terriblement réaliste. Parce que les créateurs de la série n'ont pas voulu enjoliver les choses, nous faire croire à un rayon de soleil qui n'existe pas. Non. Hannah a souffert avant de se briser, ne plus rien ressentir, et appuyer sur le bouton STOP.
Si cela ne tenais qu'à moi, j'inscrirai cette série au programme scolaire. Bon, peut-être pas certains épisodes, certaines scènes, parce que c'est trop, vraiment insoutenable, et on n'a pas tous besoin de ça pour comprendre le mal que l'on peut faire malgré soi.
Mais bon sang, c'était tellement douloureux. Tous ces regrets, ces actes manqués, ces mots lâchés, ces regards évités. Les conséquences sont insoupçonnables, et pourtant... les répercussions fatales et des vies sont brisées.

Thirteen reasons why peut sembler être un énorme big mac des pires situations qui puissent se présenter. Ce qui arrive à Hannah est une accumulation d'évènements en apparence surmontables s'ils n'avaient pas lieu successivement, de cette manière, dans cet ordre et ces circonstances. Une autre personne n'aurait peut-être pas mis fin à ses jours, une autre l'aurait fait bien plus tôt et n'en aurait pas supporté autant. Je me suis d'ailleurs beaucoup questionnée sur la vie d'un personnage qu'on aperçoit peu mais qui a son importance : Skye. Sa vie, ses souffrances auraient pu la mener à prendre la même décision que Hannah. Et pourtant... nous sommes tous différents.
C'est ce qui est dur avec cette série. Dès la début, on sait que Hannah a mis fin à ses jours et très rapidement comment elle s'y est prise. Pourtant, au fil des épisodes, on s'attache à elle, on a envie de l'aider, lui dire qu'elle devrait éviter de fréquenter telle personne, se rendre à tel endroit. On a envie de la protéger, lui crier que tout ça n'est qu'un malentendu, que d'autres se sentent seuls et malheureux, qu'elle-même saurait leur rendre le sourire, et surtout qu'il y a un type bien qui l'aime et qu'elle aimera peut-être. 

Alors quand l'inévitable se produit, c'est violent, c'est atroce et même insupportable. Parce que savoir est une chose, voir en est une autre. Et la mort de Hannah Baker est la scène la plus terrible que j'aie pu voir dans une série télévisée. Parce qu'on n'a pas droit à une scène poétique sur la délivrance que la mort apporte à celle qui veut perdre la vie, non. Elle meurt terrifiée, seule, malheureuse et c'est les mêmes sentiments que connaissent ses parents, quelques minutes voire quelques heures après lorsqu'ils comprennent que c'est trop tard. 


Ce que cette série m'a apporté

J'ai retenu qu'une chose bouffe chaque personnage de cette série : le regret. On fait tous des erreurs. Parfois terribles. Elles nous font honte, nous hantent. L'erreur qu'ont commise ces treize personnes n'est pas forcément celle à laquelle ils pensent. Ce n'est pas d'avoir trahie, humiliée, abandonnée Hannah Baker. C'est de ne pas s'être excusé, de ne pas lui avoir expliqué, ne pas avoir dit la vérité. L'une des erreurs d'Hannah elle-même fait partie des raisons qui l'ont poussée à commettre l'irréparable. Une erreur qu'elle pense ne jamais pouvoir réparer et qui va la poursuivre jusqu'à la fin.
Autre point important : les treize personnes responsables de la mort de Hannah souffrent. Ce ne sont pas toutes de mauvaises personnes qui ont fait de mauvaises choses. Certains ont d'ailleurs une vie merdique avec laquelle ils composent comme ils peuvent, et parfois les autres en pâtissent. 
Voilà ce que j'ai retenu en premier, le regret tue. Alors il faut déclarer son amour, demander pardon, oser sourire, crier à l'aide, lutter contre l'injustice, se battre pour la liberté, tendre la main et croire qu'un meilleur lendemain est possible.

Thirteen reasons why parle de harcèlement scolaire, un terme que l'on entend souvent ces derniers temps, qui a percé, est enfin entendu et reconnu. Ce terme va englober un grand nombre de notions taboues, tues et délaissées. Alors ça ne plait pas à tout le monde que, dans une série d'adolescent, on pointe du doigts de manière aussi crue le sexisme, le viol, l'homophobie... Parce que oui, les filles, à seize ans, sont déjà des objets pour certains garçons. Parce que bon nombre d'entre eux n'ont pas conscience de combien cette image est violente pour les femmes malgré le sourire qu'elles gardent sur les lèvres pour faire comme si de rien n'était. Et la solitude. Ce vide sans fin que ressent Hannah quand elle expose clairement ce qu'il s'est passé et que l'enfer qu'elle vit est négligé et remis en question. Comme si toute cette souffrance en elle était sans importance, alors la seule solution est de ne juste plus rien ressentir. 

J'ai beaucoup aimé le personnage de Clay. Parce que ce garçon est pur. Il est comme le phare qui nous guide au cœur de toute cette folie. Sa colère et sa détresse sont les nôtres. Il a un peu le profil du type invisible auquel personne ne fait attention, mais qui, lui, fait attention aux autres. Il est révolté face à l'injustice, et contrairement à ce que laisse supposer les premiers épisodes, il est le seul qui va agir et se battre pour que la vérité éclate et prendre des risques quel qu'en soit le prix.
Apparte concernant les choix de mise en scène controversés
Je sais que l'une des scènes finales ainsi que les passages de sexe particulièrement violent et choquant ont fait débat sur le net, et je le comprends. Seulement, les créateurs n'ont visiblement pas voulu d'une énième série divertissante pour pour les ados avec drame et divertissement agrémenté d'acteurs sexy en diable. Moi je vois cette série comme un coup d'éclat, une véritable dénonciation.
Combien de fois voit-on des scènes de sexe "un peu forcées" mais tolérées parce que le mec est beau, séduisant mais finalement gentil et torturé? Bien trop souvent. Et aucune excuse ne doit être acceptée. Alors on nous livre la vérité sur un plateau d'argent : une scène dans laquelle un homme force une femme, même s'ils sont jeunes et beaux dans un cadre romantique, c'est un viol, point.
Non, le suicide n'est pas un moment poétique emplis d'une musique apaisante où la libération laisse place à un nuage de paix. On ne s'attend pas à ces images aussi insoutenables que les derniers mois qu'a subit Hannah.
Alors bien sûr, cette série n'est pas à mettre en toute les mains, et doit être réservée à un public averti et tant qu'à faire qui n'a pas vécu de traumatisme parce qu'un visionnage ne risque pas d'arranger les choses.
Mais dans cette série, sur ces sujets là, je pense que le choix des créateurs est un mal nécessaire et j'espère qu'elle fera partie des œuvres qui dénoncent et aident des gens à s'en sortir, d'autres à réfléchir avant de faire du mal ou au moins à faire naitre la volonté d'arranger les choses par la suite.

La série elle-même
Histoire de terminer sur une note un peu plus joyeuse : la réalisation est parfaite, il n'y a aucun temps mort, le récit est parfaitement rythmé et on n'a certainement pas envie que l'aventure s'arrête. Parce qu'on s'attache à certains personnage, on apprend à en aimer certains et en détester d'autres. Et cette bande son sublime dont on veut garder chaque morceau sur son potable... Les acteurs ont été choisis à la perfection et remplissent leur rôle avec brio. Bref, Netflix a fait fort, très très fort.

Je vous libère et remercie les lecteurs courageux qui sont venus à bout de mon article
13 Reasons Why n'est pas une série à regarder en mode cocooning. Vous allez souffrir, vous questionner, vous attacher, peut-être même pleurer, vous rappeler, vouloir oublier. Et puis vous vous direz peut-être que, à votre manière, vous ferez votre possible pour vous battre, qu'il n'y ait plus de Hannah Baker. Vous aller peut-être vouloir transmettre un message à vos amis, vos enfants. peut-être écouterez-vous avec plus d'attention cette personne qui se confie à vous. Peut-être que vous ne rirez pas à la blague d'un collègue parce qu'elle est blessante vis-à-vis d'un autre. Peut-être qu'après avoir visionné le dernier épisode, vous attacherez plus d'importance à ces petits détails anodins et insignifiants de la vie de tous les jours parce qu'ils vous rappelleront que vous êtes vivant et que cela a de la valeur tant que vous souhaitez le rester.

J'arrête mon monologue de sage tibétain qui ne veut plus rien dire, il est minuit passée, je suis à la fois déprimée et exaltée (si, si, c'est possible!) alors je vous souhaite une bonne nuit même si vous lirez cette article une fois le soleil levé. 

J'attends vos retour sur cette série, j'aimerai même ouvrir une discussion fermée sur la page pour en discuter, débattre de tous ces sujets, et continuer à échanger!

lundi 17 avril 2017

//.\\'//.\\ Voyage en Adalousie //.\\'//.\\


¡ Ola niños perdidos !

Aujourd'hui je vais vous parler de mon périples sur les routes andalouses. Je ne compte pas en faire des tartines mais vous livrer les points importants que j'ai retenu dans chaque ville que vous vous y rendiez en touriste assidu ou pour simplement vous la couler douce et passer du bon temps... c'est parti !
  • Grenade

Tourisme et culture - L'Alhambra : s'il y a UNE chose à voir dans toute l'Andalousie, c'est bien l'Alhambra. Il s'agit d'un ensemble de palais et de jardins somptueux qui constituent un monument majeur de l'architecture islamique. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que ce lieu accueille en moyenne 6000 visiteurs par jour. Autant vous dire que vous avez trois options : réserver sur le site officiel au moins un mois avant (environ 14€), attendre dans la file de billetterie durant la nuit (7h30 c'est déjà trop tard) ou obtenir des billets bien plus chers sur des sites de revente sérieux type GetYourGuide (mais soyez prudent). Les billets permettent un accès à une date et un horaire précis. Tout cela parait fastidieux mais je peux vous assurer que ça vaut le coup. La visite guider que j'ai faite, comprenant jardins et palais a duré 3 bonnes heures, mais cela peut être moins si vous faite un voyage en groupe et avez des contraintes horaires. 


Randonnée et beaux paysages - Sierra Nevada : bon, nous n'en avons fait qu'un bout mais bien assez pour en prendre plein la vue et emplir nos poumons d'air pur. Logeant alors à Cajar, petite commune près de Grenade, nous étions à quelques minutes en voiture de Monachil. C'est de là que nous sommes partis pour entamer une promenade dans les chemins rocheux de Los Cahorros.Il existe de nombreux chemins de randonnée, aussi si cela vous intéresse vraiment il faudra prévoir à l'avance ou vous informer à l'Office du tourisme afin de trouver le parcours qui vous plaira le plus!
  • Séville
Séville est belle, Séville est lumineuse et Séville est une ville très touristique. Elle regorge de merveilles à voir et à visiter ! Voici les quelques choses que j'ai pu y faire durant la journée et demie passée là-bas.


La Plaza de España est un lieu magnifique. Il s'agit d'une véritable palette de peintures avec sa céramique peinte et ses pièces de marbre, son canal et bien évidemment son palais. Pour la petite anecdote, cette place a servi de décor entre autres pour Lawrence d'Arabie ainsi que Star Wars II : L'attaque des Clones.  


Quoi de mieux après une petite visite que de se poser à une terrasse ensoleillée? N'hésitez pas, d'autant plus que le prix des consommations est dérisoire par rapport aux cafés parisiens et c'est à tout heure que vous pouvez déguster des tortillas et autres tapas si vous vient un petit creux passager... 


Autre merveille architecturale : la Cathédrale de Séville. L'entrée est à 9€ (il existe aussi des tarifs réduits) et vous permet même de monter au sommet des tours et bénéficier ainsi d'une vue imprenable sur toute la ville. Cette cathédrale se situe à l'emplacement de la Grande Mosquée dont a été conservé un minaret. 


Au même titre que l'Alhambra à Grenade, la visite de Séville ne peut se dispenser d'un tour au Real Alcazar. La visite simple sans guide coute à nouveau dans les environs de 10€ et vous aurez accès au Palais ainsi qu'à ses jardins absolument sublimes!  


Visiter des monuments de l'architecture andalouse, c'est bien beau, mais la cerise sur le gâteau lors d'une journée de tourisme intense, c'est une soirée flamenco! Aussi je vous recommande chaudement El Patio Sevillano. Il existe des tas de spectacles de flamenco dans la ville, nous avons opté pour celui-ci et avons passé un moment fa-bu-leux ! Alors certes, 37€ pour le spectacle et une consommation cela peut paraitre onéreux mais il s'agit d'un souvenir inoubliable!
  • Cadix

Y étant passée en coup de vent, je n'ai pas grand chose à dire sur Cadix hormis que sa cathédrale est magnifique. On peut même visiter la crypte et y croiser le corps conservé plusieurs siècles d'une martyr (je vous préviens parce que je m'en serai bien passée!). Et surtout, il y a l'OCEAN ! Car vous êtes de l'autre côté de Gibraltar, ce n'est donc plus la Mer Méditerranée mais bien l'Océan Atlantique. Donc si vous aussi vous vous lancez dans un road-trip vous pourrez profiter d'un petit verre en bord de plage, ce n'est jamais de trop.
  • Cordoue


Notre gros coup de cœur de ce voyage. Une ville où l'on serait bien restés plus longtemps! Elle nous a semblé fleurie, vivante, colorée, dansante... Bref, de l'amour made in Spain.




Pour ce qui est du tourisme, vous trouverez votre compte avec la Cathédrale Mosquée (qui se trouve tout près du quartier Juif ! Cette proximité des trois religions me semble géniale et à mille lieues de ce que l'on connaît) qui est tout simplement immense et vous en met plein les mirettes (elle a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1984). 


Vous pouvez aussi monter au sommet de la tour qui fait face à la Mosquée-Cathédrale. La visite de l'une s'élève à 8€ et l'autre 1,5€. Préparez vous tout de même à attendre un moment car beaucoup de personne souhaite visiter ce monument. Pensez aussi qu'il y a plusieurs files, notamment réservées au paiement avec Carte Bleue, espèces etc. vérifiez donc avant de prendre place dans l'une d'elles et d'attendre une éternité alors que cela pourrait être évité. 



S'il y a bien un endroit que j'ai trouvé charmant, c'est le Salon de Té au 13 Calle Buen Pastor. Un cadre ravissant qui nous embarque en Orient, avec un choix très large de thés, encas et pâtisseries orientales. Un très bon souvenir pour moi.


Le dernier petit plaisir complètement improvisé du séjour, le Hammam Al Andalus Banos Arabes. Comme si vous alliez au spa, sauf que vous êtes plongés dans un conte des 1001 nuits. Le cadre est absolument sublime, l'accueil de grande qualité. Moins d'une dizaine de personnes sont reçues par heure et demie ce qui permet un calme parfait et la possibilité de profiter à 100% des services proposés (selon la formule choisie) sans oublier le thé menthe divin et à volonté. La demande est importante, aussi il est préférable de venir quelques heures avant voire la veille pour réserver votre créneau de détente.

Voilà, j'espère que cet article vous aura plu, vous aura donné envie de voyager, découvrir l'Espagne... N'hésitez pas à demander des précisions si cela vous intéresse, ce serait un plaisir de vous aiguiller si c'est dans mes cordes!
 

LEGION - Saison 1 (2017)



LEGION
Chaîne de diffusion : FX
Saison 1 (2017) / 8 épisodes


~ When I was a child I was mad ~

David Haller (Dan Steven) a été diagnostiqué schizophrène et a toujours connu les hôpitaux psychiatriques. Puis un jour, il rencontre Sydney Barrett (Rachel Keller) dont il tombe fou amoureux et qui l'amène à penser que les voix qu'il entend sont peut-être bien plus que de simples hallucinations.

~ How wonderful life is now you're in the world ~ 

Je viens de visionner le dernier épisode de la saison 1 et... ouahou! Quelle claque! 
Soyons honnête, qu'elle plaise ou non, il faut reconnaitre que Legion n'est certainement pas une série comme les autres. Vendue au départ comme l'histoire du fils de Charles Xavier alias Professeur X dans la saga X-Men, on est bien loin de l'ambiance que l'on a connu auprès de nos mutants préférés. 
David a toujours été envahis par les voix dans sa tête et a très vite été placé sous traitement. Dans cet univers conditionné où il a accepté son statut de patient, on lui annonce que, non, il n'est pas fou mais possède en revanche d'immenses pouvoirs de télépathie et télékinésie.
Mais... une personne atteinte de schizophrénie ne sait pas qu'elle est malade, ne peut pas faire la distinction entre la réalité et la création de son esprit. David est-il atteint d'une psychopathologie ou est-il un mutant?


Legion est le genre de série que vous ne pourrez pas garder en toile de fond pendant que vous faites autre chose (donc non, je n'ai pas pu utiliser ma machine à coudre pendant ce temps!). Il faut être concentré à 200% pour une immersion totale et encore, pas sûre de pouvoir tout suivre et comprendre. En même temps, David est sans cesse confronté à des situations et évènements qui le dépassent, pourquoi le téléspectateur ne se trouverait-il pas dans le même cas? 
On grappille des éléments, on met bout à bout les indices que sèment les scénaristes et on tente de cerner si ce personnage, si cette pièce, si ce moment est réel ou non.

J'ai trouvé l'esthétique de chaque épisode tout simplement bluffante! On sent qu'un réel soin y a été apporté pour la démarquer de ses prédécesseurs. On a le cerveau qui bug de temps en temps avec l'image, on se demande si nos yeux ne nous jouent pas des tours, et on est happés par cette aventure surprenante qui tient plus d'une expérience démentielle que du simple visionnage de série TV sur son canap'.


~ Les anecdotes sur ma rencontre avec Legion ~

J'avais deux arguments pour me lancer dans cette série. Le premier : le lien avec X-Men. Etant une grande fan de la saga - même si j'avoue ne jamais avoir lu le moindre comic - la perspective d'un nouveau support et d'une nouvelle intrigue dans un contexte totalement différent m'a directement attirée.
Le second : Dan Stevens. Le beau blondinet, après avoir interprété des héros romantiques dans Raison et sentiments (BBC) puis Downton Abbey (iTV) avait quitté cette dernière série pour partir à la conquête de Hollywood et le monde entier lui en a voulu. Après Vamps, Summer in February, The Guest et quelques seconds rôles n'ayant pas vraiment fait monter la côte de l'acteur, le voici qui revient en force en 2017 avec La Belle et la Bête de Disney et Legion sur FX. 
Bref, enfin Dan Stevens a réussi à faire ses preuves et j'en suis ravie! Il me tarde de découvrir ce que nous réservera la suite de Legion et j'espère bien le voir très bientôt dans d'autres rôles.

J'espère que cet article vous aura plu et qu'il vous donnera peut-être envie de regarder cette série! Si c'est déjà le cas, n'hésitez pas à laisser un commentaire j'ai très envie de connaître vos retours puisque je n'ai pu parler avec personne de Legion jusqu'à présent!  A très bientôt :)

samedi 15 avril 2017

[ Le ciné-club de Potzina ] Avril 2017 // Films Costumés

Pour le mois d'avril, la douce Romy a sauté sur l'occasion pour échanger sur sa passion la plus folle : les costumes ! Elle a annoncé le thème il y a quelques jours sur son site Costumes de film (dont je ne saurais plus me passer tant c'est un régal pour les yeux!).

J'ai tourné maintes fois en fond avant de me décider. Je voulais un film costumé pour respecter le thème, mais je voulais aussi parler d'un film qui comptait beaucoup pour moi. Et là m'est venu le titre du grand oublié du mois de février alors qu'il est pourtant l'un de mes films de chevet incontournables.

Chevalier (A Knight's Tale) - 2001

Mark Addy / Shannyn Sossamon / Heath Ledger / Paul Bettany / Laura Fraser / Alan Tudyk / Rufus Sewell

Réalisé par Brian Helgeland, Chevalier conte les aventures de William, modeste écuyer qui rêve d'un jour devenir chevalier. L'occasion se présente alors que son seigneur décède et qu'il revêt son armure pour jouter à sa place. C'est sous le nom d'Ulrich Von Liechtenstein que William, accompagné de ses compagnons Roland et Wat, va parcourir l'Europe et se forger une solide réputation à chaque nouveau tournois remporté.

Chevalier est un film unique en son genre. Ajouté à son casting de qualité, on lui reconnait une originalité qui lui est propre, mêlant au Moyen-Âge une bande son Rock'n'roll avec rien de moins que Queen et David Bowie sur la liste! Mais la touche moderne ne s'arrête pas là. Je ne serais pas bon juge de la qualité des costumes d'époque médiévale mais il est difficile de passer à côté du look ahurissant de Jocelyne, la promise de notre héro. Des étoffes à la coupe des robes en passant par les coiffures de la demoiselle, les tenues se veulent résolument modernes, inspirées des incontournables de Chanel ou saupoudrées d'une essence punk. Je regrette de ne pas avoir trouvé plus de photos sur le net pour les partager avec vous! Je ferai des captures lors de mon prochain visionnage ;)





Coucou Berenice Bejo ^^

Chevalier est pour moi une véritable pépite et l'un des grands classiques de ma DVDthèque. C'est un film tendre, drôle, divertissant et fort en émotion qui met en avant les meilleurs sentiments tels que l'amour, l'amitié, le courage et l'espoir. J'espère que si vous êtes passé à côté vous trouverez l'occasion d'y remédier afin de partager avec moi votre ressenti. D'ici-là je vous souhaite de belles découvertes au cinéma ou sur votre canapé et vous dis à très vite :)


Switched at Birth (2011 - 2017) // Long Live Love


Comment expliquer qu'une petite série telle que Switched at Birth, au scénario sans grande originalité apparente ait pu prendre autant de place dans mon cœur ? Elle n'a pourtant pas fait un gros carton et sa popularité en France est quasi-nulle. Alors pourquoi ai-je senti comme une déchirure, hier, lorsque j'ai terminé de regarder Long Live Love, dernier épisode de l'ultime saison de cette série? J'ai besoin de faire un point, j'en profite pour le partager avec vous.

L'échange
C'est suite à un test de groupe sanguin réalisé en cours de biologie que Bay Kennish demande à sa famille d'engager des recherches approfondies sur son code génétique. Ce qu'elle soupçonnait depuis des années s'avère exact, John et Kathryn ne sont pas ses véritables parents, ni Toby son frère. Celle qui devrait se trouver à sa place se prénomme alors Daphné et a été élevée loin des quartiers favorisés des Kennish, par Regina Vasquez et sa grand-mère Adrianna. Les deux familles vont se rencontrer, apprendre à se connaître, accepter leurs différences et surtout rattraper les années perdues.


Si tu tends l'oreille
Quand on découvre le pitch, on se dit qu'il va s'agir d'une énième série sur la famille, la vie de chaque membre et leur évolution. En un sens, c'est vrai, mais pas seulement.
Switched at Birth démarre son aventure sur un thème qui va lui donner toute sa force : Daphné Vasquez est sourde. De là vont découler une multitude de réflexions toutes plus intéressantes et profondes les unes que les autres. Nous rencontreront alors bon nombre de personnages pour lesquels la surdité sera un handicap, une honte, un poids trop lourd à porter mais aussi d'autres pour lesquels elle sera une richesse, une force, une identité. 
Combien cette série a pu m'apprendre, faire changer mon regard sur les choses, penser différemment, me questionner. Le langage des signes ne nous semble plus être une béquille sur laquelle s'appuyer pour essayer de communiquer, il s'agit d'une langue nouvelle et différente de celles auxquelles on a plus communément accès. Elle change, diffère d'un pays à l'autre, s’étoffe et nous surprend. La rencontre avec les élèves de Carlton - l'école de Daphné - n'est que la première étape d'une longue liste de personnages hauts en couleur que la série nous réserve.


Non, Switched at Birth n'est pas une série sur la surdité. C'est cela que je trouve formidable, on n'y fait presque plus attention avec le temps. La différence n'est est plus une lorsqu'elle nous est familière. Lorsque l'on est entendant, on est au début comme Bay : étonnés, intrigués, contrariés de ne pas comprendre ce monde inconnu. Puis les amis de Daphné deviennent ceux de Bay, puis les nôtres, et l'on fini par aimer chacun d'eux comme si l'on les connaissait depuis toujours.

Switched at Birth va tenter gros en abordant des sujets sensibles voire tabous. On passe par l'alcoolisme, les addictions en tout genre, la maladie, le deuil, l'homosexualité, l'adultère, le mensonge, le pardon, la résilience, la dépression, le handicap... Certes, je vous balance tout cela en vrac, mais il s'agit d'une série qui m'a réellement fait passer par toutes les émotions possibles et imaginables. Mais s'il y a une chose que l'on retient, c'est l'amour. Qu'importe les erreurs et les tords qui sont commis, tout se termine par l'amour. 

Alors oui, cette fin m'a déchiré le cœur et tout ne s'est pas terminé comme je l'aurait souhaité, certaines choses n'ont pas été réglées et je me sens frustrée et triste mais... finalement, ce dernier épisode, c'est comme la vie, non? Rien n'est jamais définitivement terminé, il reste toujours des choses à changer, à faire évoluer, un avenir à construire.

Je ne peux désormais que dire merci à ABC family devenu FreeForm et à son casting incroyable pour Switched at Birth qui restera l'un des plus belles histoires de vie qu'il m'ait été donné de voir à la télévision. 

Et toi, lecteur qui est venu à bout de mon article décousu, si tu ne connais pas Bay et Daphné, pars à leur rencontre. Entre dans leur vie, prends des actions chez Kleenex et aime encore plus qu'avant.

Avec tout mon amour de TV addict,

Jane.

PS : mon gros crush ça restera Emmett, à jamais !!

vendredi 14 avril 2017

Oh My Phone - Claire De Lille


// Éditions EDB // 184 pages //

Mabelle, presque trente, célibataire et fière de l'être, mène une vie libre. Un homme différent chaque semaine, pas d'attaches, pas de contraintes, et surtout il y a Rio. Rio, c'est son sexphone, ce type rencontré sur un forum qui la fait grimper aux rideaux en quelques SMS. Mais jusqu'à quand cette situation entre réalité et virtuel pourra-t-elle durer ? 

Oh My Phone est un court roman qui se déguste comme un cocktail lors d'une soirée entre copines. C'est drôle, piquant, excitant (de quoi agrémenter votre trajet en train sans que vos voisins ne s'en doutent ^^) mais aussi tellement touchant. Parce que oui, Oh My Phone est une romance alors sentiments et émotions sont au rendez-vous! Je me suis doutée du dénouement mais justement cela m'a plu. Je trouve que cette histoire portée à l'écran serait une réussite!
L'auteur casse un peu les clichés. Mabelle mène une vie très pimentée et ses amies sont mères de famille, l'une mariée l'autre célibataire, et chacune de leurs situations sont présentées sous leur meilleur jour comme le moins enviable. Car chaque existence présente ses hauts et ses bas et j'ai beaucoup aimé cette apparente volonté de l'auteur d'en montrer chaque facette sans en favoriser aucune.

Vous l'aurez compris, ce titre se lit rapidement sous la couette ou dans le métro, il vous donne un coup de chaud et vous fait rire en un éclair... bref, de la parfaite chick-lit érotique!

Notre bien aimée maison d'édition EDB ferme bientôt ses portes alors profitez des derniers jours pour vous offrir leurs titres qui sont tous plus extra les uns que les autres!

mercredi 12 avril 2017

Ghost In The Shell (2017) - Rupert Sanders


~  A story about humanity ~

Dans un futur où les différences entre humains et machines tendent à disparaitre totalement, Mira Killian est unique. Elle est le Major et le premier être entièrement cybernétique auquel on a implanté un cerveau humain. Son ancienne vie, elle l'a perdu suite à une attaque terroriste et consacre sa nouvelle existence à combattre ces menaces. Mais très vite, Mira va devoir distinguer ses véritables souvenirs des illusions, la vérité du mensonge, et choisir son camp.

~ Mon opinion de mécano assidue ~

A ma grande honte, je dois avouer que j'ai tenté deux fois de regarder le film d'animation à l'origine de ce film et que je n'ai pas adhéré. Je n'ai que peu de souvenirs de l'histoire qui m'avait terriblement ennuyé et les personnages laissée indifférente. Et pourtant... quel bon moment j'ai passé !
Comme quoi il ne faut jamais s'avouer vaincu, et j'ai d'ailleurs envie de revoir le film d'animation à présent. Ce sera pour plus tard. Je vais vous parler de Ghost In The Shell, le film et lui seul, non la fidélité de l'adaptation.


L'histoire de Mira aborde de nombreux thèmes qui me tiennent à cœur comme la place qui pourrait être celle des machines dans le futur, les limites qui pourraient être franchies dans cette quête perpétuelle d'amélioration de l'être humain, des capacités, des performances... et surtout cette frontière entre humains et machines qui pourrait s'estomper. Ajouté à cela on a bien évidemment la quête d'identité que mène Mira ainsi que ses questionnements sur la place qu'elle occupe sur cette Terre en tant qu'humaine, machine, ou nouvelle chaîne de l'évolution.
Sans vous spoiler, j'ai trouvé intéressant aussi de mettre en avant la notion de sélection que l'on retrouve souvent ces dernières années notamment dans les dystopies young adult. Faire passer avant tout la science et sacrifier les "nuisibles" ou ceux qui ne sont pas considérés comme assez importants. Voler des vies qui ne sont rien face au progrès. Un danger qui nous guète?

J'ai été captivée par l'histoire au cours de laquelle Mira va se trouver confrontée à de nombreuses révélations. Sur grand écran, ce film nous en met plein la vue avec des effets spéciaux assez impressionnants, de belles couleurs et un rythme qui ne laisse pas une minute de répit. 

~ Goodbye Sweetheart ~

Ce film ne fera certainement pas date dans l'histoire du 7ème art mais il peut se vanter d'offrir un chouette divertissement ainsi que quelques pistes de réflexions qui n'apportent rien de nouveau (mais peut-être étaient-elles avant-gardistes en 1995 à la sortie du premier film?) mais qui ne font jamais de mal à être réabordées.

Avez-vous vu ce film? Ou bien le film d'animation? Qu'en avez-vous pensé? Et que pensez-vous de ces adaptations de film d'animation en film live et inversement? Je vous dis à très bientôt et pensez à me laisser en commentaire les derniers films que vous avez à me recommander !

mardi 11 avril 2017

Interview Livresque - Laetitia Arnould


Laetitia Arnould est une fée des lettres. Elle donne vie à des personnages, bâti de nouveaux monde, imagine d'incroyables aventures... J'en dis beaucoup pour quelqu'un qui n'a lu qu'un seul de ses romans, mais celui-ci m'a suffi. Car j'ai été immédiatement enchantée par sa plume lorsque j'ai parcouru les premières pages de Ronces Blanches et Roses Rouges publié chez Magic Mirror Editions. Après quelques échanges sur internet, j'ai osé lui proposer une petite "interview" à laquelle elle a accepté de consacrer du temps. Aussi je vous présente l'interview livresque de Laetitia Arnould.

Retour en enfance
Le premier livre que l’on t’a lu ?
On m'a lu beaucoup d'histoires. Tant que je ne saurais pas retrouver, même en fouillant longtemps dans ma mémoire, quelle était la première. Je me souviens qu'il y avait des livres de la collection Emilie, de Domitille de Pressensé, et de très jolies versions  illustrées de Pinocchio, Le Prince et le Pauvre...
Le premier livre que tu as lu ?
Si je ne considère pas les premiers albums avec peu de texte, c'était un prix que ma maman avait remporté lorsqu'elle était écolière : Les Patins d'Argent, de Mary Mapes Dodge.
Le livre « scolaire » qui t’a marquée (en bien ou en mal) ?
Le Portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde. Ce livre (ce chef-d'oeuvre ! ) fait partie de mes préférés, aujourd'hui encore.

Parcours livresque
Le livre qui a fait de la lecture une passion ?
J'étais petite fille, et c'était un recueil des contes de Jacob et Wilhelm Grimm.
Le livre qui a changé ta vie ?
Aucun et chacun à la fois. À sa manière, chaque livre a le pouvoir de changer quelque chose en nous. Il peut nous faire découvrir des cultures ou des univers méconnus, nous inviter à l'évasion comme à la réflexion, parfois même nous amener à voir le monde autrement...
Le livre qui t’a donné envie d’écrire ?
J'ai commencé à écrire des petites histoires quand j'étais très jeune, et je les illustrais. Mais c'est peut-être Jurassic Park, de Michael Crichton (que j'ai découvert quand j'avais treize ans), qui m'a donné envie d’écrire beaucoup plus et de faire des premiers "brouillons de romans"... À l'époque, je rêvais de devenir archéologue ou paléontologue. J'avais dévoré ce livre !
Ton livre de chevet ?
Il y en a plein et mon chevet menace de s'écrouler ! Hihi hi ! :-D Si je dois vraiment n'en citer qu'un, ce sera Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.
Le livre que tu recommandes sans cesse ?
Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupery. Une merveille !
Un livre que tu as détesté ?
Je ne crois pas avoir déjà détesté un livre... Il y a bien eu une ou deux sagas dont je n'ai jamais tenu à connaître la suite... À part ça, je ne vois pas.
Un livre fétiche, dont la signification t’est particulièrement précieuse ?
Peter Pan, de Sir James Matthew Barrie. Pour ce Pays Imaginaire, refuge hors du temps, et pour le personnage de Peter, bien plus complexe qu'il n'y paraît de prime abord.
Le livre le plus important qui t’ait été offert ?
Une merveilleuse édition des Fables de Jean de la Fontaine, avec des reproductions des illustrations originales de Gustave Doré. Je l'ai depuis que j'ai neuf ans !
Le livre que tu n’as jamais terminé ?
C'était le premier tome de Stravaganza, de Mary Hoffman. Généralement, je vais au bout de chaque histoire, et il m'est déjà arrivé d'avoir de bonnes surprises sur la deuxième moitié d'un livre. Mais celui-là, je ne suis jamais parvenue à le terminer. Pourtant, j'avais apprécié la plume de l'auteur et le lieu choisi pour l'intrigue: Venise !!! Enfin... ceci est un avis très personnel et je suis certaine que ce livre a su toucher bon nombre de lecteurs.
Le livre que tu relis encore et encore ?
J'ai toujours beaucoup de plaisir à relire Jane Eyre de Charlotte Brontë, Un Chant de Noël de Charles Dickens, Roméo et Juliette de William Shakespeare, Zadig de Voltaire.... Oui, je sais, il ne fallait citer qu'un livre, mais je ne pouvais pas m'y résoudre ;-) Et ce sont les premiers qui me viennent à l'esprit, je pourrais faire de cette réponse une looooooongue liste !!!
Ton dernier coup de cœur ?
En début d'année, j'ai découvert la plume de Christelle Dabos. J'ai adoré le premier tome de la saga La Passe-miroir et j'ai hâte de lire le suivant, fraîchement arrivé dans ma PAL :-)
Ta dernière déception ?
Je n'en vois pas...
Ta dernière surprise littéraire ?
Si je n'ai pas été emballée dès les premières pages, il est un livre dans lequel je me suis plongée avec plaisir au fil de ma lecture. C'est Lumière, de Carole Trebor. C'est une histoire qui nous fait voyager de la France des Lumières à la Russie du XVIIIème siècle, le tout basé sur des mythes slaves. J'aurais peut-être aimé y trouver plus de détails sur les paysages ou plus de références à la mythologie, mais j'ai bien apprécié cette lecture. Et chapeau pour le glossaire à la fin du livre, j'ai adoré le parcourir. C'est un livre destiné aux adolescents, mais pas seulement ! :-D

Du roman à l’écran
Le livre dont l’adaptation cinématographique vaut le coup ?
Il y en as un tas ! Je vais citer celles de Harry Potter de J. K. Rowling (surtout les premiers!!!) et de Orgueil et préjugés de Jane Austen (surtout l'adaptation réalisée par Joe Wright, avec Keira Knightley et Matthew Macfadyen). Mais là encore, je pourrais faire une liste ! :-D
Le livre que tu as moins aimé que son adaptation au cinéma/en série ?
Je n'en vois pas...
Le livre dont l’adaptation à l’écran est pour toi une hérésie ?
Il y a d'excellentes adaptations comme de beaucoup moins bonnes, mais là, tout de suite, je ne vois pas laquelle qualifier d'hérésie.

Une petite dernière pour la fin
Le livre auquel tu penses, là, tout de suite ?
Caraval de Stephanie Garber. C'est le livre qui arrive tout en haut de ma wishlist !

A nouveau un grand merci à Laetitia Arnould pour ses réponses !
N'hésitez pas à me dire si ce genre de question vous plait car personnellement j'en raffole (elles sont souvent isolées dans de grandes interviews alors que j'en voudrais plus!).  

Liens importants
- le site de Laetitia Arnould
- le site de Magic Mirror Editions
    

mercredi 5 avril 2017

One, Tome 2 : Te respirer - Jacinthe Nitouche


 // Éditions Hachette (Black Moon Romance) //

Ce roman est la suite de One, Tome 1 : Même pas peur donc si vous êtes intéressés, commencez par celui-ci ! Et ne lisez pas en dessous... parce qu'il est impossible d'aborder le tome 2 sans aborder les évènements survenus dans le tome 1 !

Charlie et Sacha ont grandit, ce ne sont plus des enfants. Les sauts dans le temps entre l'enfance et l'adolescence sont remplacé par une nouvelle décennie entre leurs 20 et 30 ans. Ici, il est question des tourments ressentis lorsque l'on quitte l'âge de l'innocence et une fois qu'on a fait un bout du chemin qu'empruntent les adultes. Et parfois c'est douloureux. Très douloureux.

Jacinthe Nitouche démarre ce deuxième opus en ruant dans les brancards. Nos deux amis pour la vie ont changé : Charlie tente de se reconstruire et faire à nouveau confiance après sa relation avec Nadia tandis que Sacha lutte contre les sentiments qui sont nés cette douce nuit d'anniversaire dans un petit hôtel d'Espagne. Mais plutôt que révéler ce qu'il a sur le cœur, Sacha garde ce lourd secret pour lui afin de préserver Charlie et leur relation tellement unique aux yeux de tous.

J'ai adoré Sacha, tellement humain, sensible, fragile mais aussi fort et courageux. En revanche j'ai fini par éprouver un certain agacement vis à vis de Charlie. Elle veut garder Sacha pour elle toute seule et jalouse quiconque l'approche ou passe avant elle mais en même temps est en perpétuelle recherche de l'histoire parfaite avec la femme de ses rêves. Le fait est que Charlie est en quête d'identité, la sienne. Ses sentiments sont constamment partagés. Elle est agaçante, c'est indéniable, avec son "je te veux mais en fait non", mais n'a-t-on pas tous connue cette incertitude, cette décision déchirante que l'on doit prendre et qui peut tout briser si elle ne se révèle pas être la bonne?

Au delà de l'histoire d'amour, j'aime beaucoup cette particularité de One qui nous fait penser à notre chez-nous, ce lieu où l'on a passé des années qui ont compté, de l'enfance ou l'adolescence, cette endroit d'où l'on vient qui définit une partie de ce que l'on est aujourd'hui. C'est un sentiment doux, chaleureux et réconfortant que je retrouve lorsque je prends le train pour rentrer sur ma terre natale et je remercie Jacinthe de me l'avoir fait ressentir depuis mon bon vieux RER parisien...

Ces deux tomes de One, je les ai dévorés avec un immense plaisir et la fin m'a tout simplement séduite. J'ai eu un petit pincement au cœur à l'idée de dire adieu à Charlie, Sacha, Ben et Zoé. A moins qu'on ait droit à une petite scène bonus un de ces jours, sait-on jamais? Certains auteurs sont capables de tout...

C'est toujours un plaisir de lire Jacinthe Nitouche. C'est divertissant, frais, émouvant, déchirant, excitant, déroutant... je ne vais pas tout énumérer mais si vous avez envie d'une romance avec des personnages attachants qui vous font passer par toute une palette d'émotions (et sans sombrer dans le pathos parce que j'ai horreur de ça) sautez sur l'occasion!

One ne serait pas One sans U2 alors un conseil, avec votre lecture embarquez une compile du groupe ou un accès web à leur répertoire parce que les deux sont indissociables!

J'espère que mon blabla d'amour vous aura plu ! Merci pour votre passage, le temps accordé à cette lecture... et je vous dis à très vite :)