mardi 5 septembre 2017

Cinéma de fin août...

Primaire (2017) - Hélène Angel
Florence est une jeune institutrice qui enseigne en classe de CM2. Son fils vit mal d'être l'élève de sa mère. Un jour, Sacha débarque deux mois avant la fin de l'année et ce précieux équilibre bascule. Le garçon a un an de retard, ses camarades se moquent de son hygiène, il est livré à lui-même. Florence va affronter une réalité compliquée qui la confronte à de nombreuses questions. Où démarre et où prend fin son rôle d'institutrice? Que peut-elle faire à son niveau pour venir en aide à Sacha?
Un très beau film sur une situation qui n'est pas si rare, bien malheureusement. Des familles décousues, dans des situations difficiles, qui prennent des décisions impactant sur l'existence d'enfants ou de parents... Ce film ne juge pas mais il montre et fait réfléchir et c'est déjà un grand pas qui peut amener à prendre conscience et se montrer plus tolérant face à l'inconnu qui nous échappe. 
Sara Forestier était ma motivation number one pour voir ce film et elle reste fidèle à elle-même, c'est toujours un plaisir de la voir à l'écran dans des rôles forts et clairement engagés comme celui-ci. 



Gabriel et la montagne (2017) - Fellipe Barbosa
Étudiant brésilien accepté dans une prestigieuse université américaine, Gabriel décide de prendre un an pour découvrir le monde. Après avoir vu de nombreux pays, il arrive au Kenya et souhaite parcourir le continent africain.
Ce film, c'est un hommage et une magnifique déclaration qu'offre Fellipe Barbosa à son ami disparu (je ne vous spoile rien on l'apprend au tout début). J'ai eu la chance d'assister à une première enla présence du réalisateur et ce fut un véritable périple que la réalisation de ce film. Un petit air de Into the Wild mais bien moins américain, bien plus authentique. Ce film est d'autant plus fort en émotion quand on sait que bon nombre des personnes que l'on voit dans le film ne sont pas des acteurs mais des personnes qui ont réellement connu le véritable Gabriel. Même s'il est scénarisé, le film se veut le plus proche possible de la réalité ce qui lui donne une saveur toute particulière.
Un moment d'évasion, de rencontre et d'émotion que je vous recommande chaudement!



Seven Sisters (2017) - Tommy Wirkola
En 2073 la Terre est surpeuplée et le Gouvernement décide d'instaurer la politique de l'enfant unique. Terrence Settman décide de protéger ses sept petites filles en dissimulant leur existence au monde et leur faisant partager une seule et unique identité : celle de Karen Settman. 
Belle performance que celle de Noomie Rapace puisqu'elle interprète tour à tour sept rôles différents. L'intrigue est captivante, le concept assez génial et le rendu vraiment top! En revanche, à force de lire des critiques sur les affiches ne cessant de vanter l'incroyable dénouement dont personne ne se serait douté on fini par le trouver pas si inattendu que ça... Bref, un très bon moment de cinéma même si ce film ne m'aura pas pétrifiée sur place.

mardi 29 août 2017

Baby Driver (2017) - Edgar Wright

Armé de ses lunettes de soleil et de son mp3 en permanence, Baby officie comme chauffeur pour plusieurs braquages jusqu'à ce que sa dette soit payée. Un jour, il croise Debora dans un Diner et c'est le coup de foudre. Il souhaite tout plaquer pour revenir à une vie normale mais son boss ne l'entend pas de cette oreille...
Fort d'un casting dingue et d'une bande son du tonnerre, Baby Driver envoie du lourd dès le début en reprenant un contexte et un scénario maintes fois exploités pour les remixer et nous offrir un film cool, rythmé et complètement déjanté. Les films de braquage, on en a vu des tas, mais cette fois, on suit Baby, et ça change tout.

Il est certain qu'on ne pouvait pas mieux choisir qu'Ansel Elgort (Nos étoiles contraires...) pour ce rôle, avec sa baby face et sa passion connue pour la musique. Je viens de jeter un œil, j'ai bel et bien vus tous ses films. Pour l'instant rien à dire, sacré parcours! J'ai trouvé le personnage de Baby très intéressant. Le gars gentil, droit, qui se retrouve seulement piégé dans une situation sordide contre laquelle il ne peut rien faire... ou presque! Les acouphènes dont il souffre servent d'argument pour exploiter toute une thématique sur le son autour de laquelle tourne le film. Les baladeurs mp3, les cassettes audio, le mixage, les dialogues réduits, la surdité du père adoptif, le langage des signes, la mère chanteuse, le coup de foudre qui passe par un chant fredonné et bien sûr toutes ces scènes absolument excellentes rythmées au millimètre près sur le tempo des morceaux choisis.


Il m'a semblé que rien n'était laissé au hasard dans Baby Driver. Chaque évènement, élément présenté, scène pouvant sembler anodine a un but précis, une explication, une utilité. Baby parle peu, parait ne rien écouter mais entend tout. Son cerveau fonctionne à cent à l'heure, il ne prend aucune décision à la légère depuis qu'il a fait une erreur qu'il a amèrement regrettée, une fois.
Et bon sang mais ces scènes de course poursuite sont tout juste ahurissantes! Habituellement, c'est loin d'être ma tasse de thé, mais là je me suis accrochée à mon siège tellement j'étais captivée.

Lily James (Downton Abbey, Cendrillon...) est comme à son habitude, sublime et pétillante. La jolie blonde qu'elle interprète est loin d'être une midinette sans cervelle. Elle est courageuse et touchante et j'ai regretté qu'on ne la voie pas plus à l'écran.

L'équipe des braqueurs vaut son pesant de cacahouètes! Entre le psychopathe accros de la gâchette et le couple de guimauves obsédées par l'argent, effrayants mais presque mignons, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Le big boss saura aussi nous surprendre tout comme l'ensemble du film qui prendra à plusieurs reprises un tournant auquel je ne m'attendais pas!

Tout ça pour dire que Baby Driver est une petite bombe aussi divertissante qu'intelligente qui m'aura fait passer un moment exquis, excitant et même attendrissant (ouais, on a quelques scènes qui donne envie de prendre Baby dans nos bras). Un film bourré d'action, de musique et de beaux sentiments qui vous laissera un bon grand sourire sur les lèvres.

lundi 28 août 2017

[ Le ciné-club de Potzina ] Août 2017 // L'oeil dans le rétro-viseur : Certains l'aiment chaud (1959) - Billy Wilder

Introduction
Potzina, dans son super blog, avait instauré une formidable tradition bloguistique, le ciné-club. Tous les mois, elle proposait un thème cinématographique et invitait tous les blogs qui le voulaient à choisir un film correspondant au thème et à le présenter sur son blog. A la fin du mois, Potzina proposait de découvrir l'ensemble de ces posts en publiant les liens sur son blog. [...] Du coup, quand elle a annoncé que par manque de temps, elle ne pouvait plus le prendre en charge, on était plusieurs à se dire qu'on aimait trop ce concept pour le voir dépérir et qu'il était temps maintenant de relayer tous ensemble le formidable travail qu'elle avait commencé. Voici ce que l'on vous propose: poursuivre le Cinéclub de Potzina dans les mêmes principes, sauf qu'au lieu de laisser à Potzina le soin de s'occuper seule de proposer un thème et de regrouper les articles en fin de mois, on s'est dit que ce serait bien que ce soit un blogueur différent chaque mois, sur la base du volontariat.


 En 1929, Joe et Jerry assistent à un meurtre mafieux dans un garage à Chicago. Pour échapper aux brigands et sauver leur vie, ces deux musiciens vont s’enrôler dans un orchestre uniquement réservé aux femmes. C'est sous les noms de Daphné et Joséphine qu'ils partent pour la Floride et rencontrent la fabuleuse Sugar (Alouette en VF) chanteuse et joueuse de ukulélé.

On ne présente plus ce film cultissime, incomparablement drôle et tout simplement parfait. Le trio mené par la sublime Marilyn Monroe et ses deux irrésistibles Tony Curtis et Jack Lemmon nous embarque dans une folle aventure aussi surprenante que touchante. On rit, on s’émeut, on en redemande entre les gags incessants, les chansons envoutantes et cette belle histoire qui nous fait rêver.


Certains l'aiment chaud derrière son côté exclusivement comique n'en offre pas moins un très beau message. A cette époque beaucoup de films servent une histoire d'amour entre une jeune fille innocente quoique terriblement romantique et un homme mystérieux et fortuné de trois fois son âge (bon, je fais certainement une généralité mais il y en a eu quelques uns). Ici tout est un peu fou, et ce fantasme du vieux milliardaire après lequel toutes les femmes courent, s'effrite face au véritable amour sans âge ni fortune. Sans compter le célébrissime "Well... nobody's perfect!" qui en dit long.

Un film à mettre entre toutes les mains, qu'importe l'âge, la condition, les convictions, il ne peut que séduire et restera intemporel comme il le semble déjà aujourd'hui...


The Lizzie Borden Chronicles (2015)


En 1892, Lizzie Borden veut reprendre sa vie là où elle l'avait laissée après que le procès dans lequel elle était accusée d'avoir sauvagement assassiné son père et sa belle-mère ne soit soldé par un acquittement. Elle est prête à tout pour sa famille, comprenez le duo inséparable  qu'elle forme avec sa sœur, Emma.

L'affaire Lizzie Borden est un fait historique qui n'a jamais été élucidé et dont la principale concernée fait désormais partie du folklore américain. Des créateurs ont eu l'ingénieuse idée d'en faire un téléfilm qui a ouvert la voie à une série télévisée tristement interrompue à la fin de la saison 1. Néanmoins, ces 8 épisodes sont assez complets et intéressants pour nous offrir une intrigue rythmée qui tient la route et nous laisse satisfait du voyage.

C'est clairement trash, déconnant, à regarder avec le même second degré qu'un film de Tarantino ou un épisode de American Horror Story (en moins violent tout de même...). C'est toujours un plaisir de retrouver Christina Ricci qui sait choisir des projets offrant un panel de costumes à vous ravir les mirettes! Je l'ai trouvé extraordinaire dans ce rôle de meurtrière au sourire de glace et au charme dévastateur. Dès lors que quelqu'un se met en travers du chemin de ce petit bout de femme, elle le tue froidement et sans la moindre hésitation, avec ce petit sourire à la Mercredi Addams qui lui restera éternellement. Ce qui est nécessaire au projet qu'elle a monté pour son avenir et celui de sa sœur, alors c'est un mal nécessaire, point.
D'autres personnages interviendront, certains détestables, d'autres intéressants et parfois même attachants. Une seule question subsiste : lesquels survivront à Lizzie Borden ?

Mention spéciale à la bande son complètement décalée avec le contexte historique mais qui donne un rythme effréné et une ambiance toute particulière à cette histoire aussi surprenante qu'inquiétante. Car tout est travaillé avec soin dans The Lizzie Borden Chronicles, et cela passe par le choix des acteurs, le scénario, mais aussi l’esthétique du film avec ses belles images, ses costumes à couper le souffle et sa musique richement fournie.

Finalement, une saison, c'est suffisant. Je garderais le souvenir plaisant d'une série aboutie qui m'aura fait passer un excellent moment et non des années de répétition avant qu'elle ne s'essouffle et soit interrompue nous laissant sans fin satisfaisante...

Alors, vous êtes convaincus?
Et pour ceux qui l'ont déjà vue, qu'en avez-vous pensé et quels sont vos récentes découvertes?
 

dimanche 27 août 2017

Pire soirée (2017) - Lucia Aniello


Un strip-teaser trouve la mort par accident durant un enterrement de vie de jeune fille organisé par cinq meilleures amies à Miami.

Dès le début, on sait que ce ne sera pas un film d'auteur mais du pur divertissement. La messe est dite. Alors oui, ce n'est pas à mourir de rire non plus, les gags ne sont pas fous et même un peu lourdingues parfois mais j'ai ri, souvent. De plus, je trouve assez positif de faire un film de ce genre sans qu'il ne soit qualifié de "film pour nanas". Ce n'est pas un mal en soi, hein. Mais ça me hérisse que les comédies grasses de Seth Rogen (désolée, encore lui!) soient pour tout le monde et que, dès qu'un film comique met en scène des femmes, il leur soit réservé. NON. 
D'ailleurs, c'est mon chéri qui m'a proposé de voir Pire soirée, me voilà rassurée.
Pour la faire courte, ce film m'a permis de passer un moment sympa. Je trouve qu'il tient la route, ne ment pas et rempli le contrat. Le film complètement déconnant qui enchaine les situations loufoques et improbables, c'est bon pour une soirée sans prise de tête en pleines vacances.
Juste pour ajouter mon petit grain de sel personnel, en 1998 était sorti un film dont l'intrigue démarrait sur les mêmes bases. Un enterrement de vie de célibataire, la mort accidentelle d'une prostituée, la galère en somme. En tête d'affiche, Christian Slater et Cameron Diaz. C'est trash et parfois sordide mais ça vaut le détour, d'autant plus que le dénouement n'est en rien semblable avec celui de Pire Soirée. Je vous laisse ça là au cas où...


samedi 26 août 2017

Your Name. (2016) - Makoto Shinkai


Mitsuha, dix-sept ans est lycéenne dans le petit village d'Itomori. Elle vit avec sa grand-mère et sa petite sœur, alternant les cours et les cérémonies traditionnelles pour faire vivre le temple de la famille.
Taki est lycéen à Tokyo. Doué en dessin, il travail en tant que serveur dans un restaurant italien et n'a jamais osé déclarer son amour à une collègue plus âgée que lui.
Alors qu'une comète passe au dessus du ciel d'Itomori, Mitsusha et Taki vont se retrouver dans le corps l'un de l'autre plusieurs jours par semaine, échanger des messages afin de se soutenir dans ce quotidien inconnu et ainsi apprendre à se connaître.

Fort d'une narration complexe mais fascinante, Your Name est un film d'animation aussi grandiose que poétique, doté d'une image à couper le souffle et d'une bande son sublime. Les émotions affleurent à chaque plan, nous emportant dans un tourbillon de couleurs mêlant le quotidien cocasse de nos héros dans un corps qui ne leur appartient pas à une intrigue travaillée, surprenante et tout bonnement stupéfiante.

Bref. Un incontournable pour tous les amoureux du cinéma d'animation japonais et même du cinéma tout court car il faut bien découvrir de nouvelles choses de temps en temps, surtout lorsqu'elles sont aussi belle que celle-ci. 

Les deux précédents films de ce réalisateur que j'avais vu ne m'avaient pas tant marquée et cette dernière réalisation ne laisse présager que du bon pour la suite de sa carrière. L'animation traditionnelle a encore de beaux jours devant elle !



vendredi 25 août 2017

120 battements par minute (2017) - Robin Campillo


Au début des années 1990, cela fait dix ans que le sida se propage et tue. Les militants d'Act Up Paris luttent contre l'indifférence dans laquelle sont laissées les personnes touchées. Chacun peut prendre par au mouvement, séropositif ou non. Parmi les nouvelles recrues se trouve  Nathan. Il va rencontrer les activistes d'Act Up et surtout être bouleversé par l'un d'eux : Sean.

Une fois n'est pas coutume, il m'est difficile de trouver les mots justes pour rendre justice au torrent d'émotion qui découle de ce film. J'ai l'impression que l'on m'a arraché le cœur à la petite cuillère durant ces heures où se sont tour à tour mêlés détresse, amour, espoir et vie. Il m'a littéralement terrassée.
J'ai été émue par ce groupe de militants, luttant pour se faire entendre, pour dénoncer ce silence, ce refus d'accepter l'évidence, cette opposition à la prévention mise en place, cette perpétuelle discrimination envers ceux qui sont perçus comme responsables de leur maladie.
Et quand on pense que malgré tout cela, les mentalités n'ont pas évolué pour tout le monde. La désinformation demeure malgré les efforts fournis et les progrès accomplis durant toutes ces années.

Au cœur de ce combat, on suit Nathan et Sean. Qui se cherchent et se trouvent, qui ont besoin l'un de l'autre à se moment précis de leur vie. Je les ai trouvé beaux et troublants. C'était tellement évident qu'un film militant s'intéresse à l'intimité de ses personnages. Quand on se bat pour une cause, pour ses convictions, c'est forcément en lien avec ce qui nous touche, ce que l'on est, ce en quoi l'on croit.

J'ai lu que les 120 battements par minutes pouvaient faire référence au rythme cardiaque ou à un tempo de musique. Celle-ci est omniprésente dans le film. Elle s'inscrit de manière indélébile à la fin de chaque passage, de chaque étape franchie par Act Up et ses membres que l'on apprend à connaître et auxquels on s'attache terriblement.

Je n'ai pas le sentiment d'avoir vu un film au cinéma.
J'ai l'impression d'avoir vécu un moment incroyable.
J'en suis encore bouleversée. 

mardi 22 août 2017

Atypical - Saison 1 (2017)


Saison 1 - 8 épisodes
Netflix

Sam a dix-huit ans. 
Il fréquente le même lycée que sa petite sœur, Casey
Il prend de la distance avec sa mère, Elsa,
pour se rapprocher de son père, Doug.
Il voit régulièrement sa psychothérapeute, Julia.  
Il se questionne continuellement sur la vie, et aujourd'hui, sur l'amour. 
Il souhaite une petite amie. 
Il est atteint d'autisme.

Netflix, après avoir abordé des sujets compliqué et tabous tels que la dépression, le suicide puis l'anorexie s'attaque à une autre problématique qui va faire du bruit. Cette fois néanmoins, il risque d'y avoir moins d'attaque à l'encontre de la chaîne quant à sa production car ici, on risque moins de conséquences désastreuses. Si l'on peut l'accuser (à tord ou à raison) de faire l'apologie du suicide ou de l'anorexie, difficile de porter les mêmes reproches quant à l'autisme.

Reconnu par l'ONU comme un handicap, l'autisme, ou trouble du spectre autistique (dénomination depuis 2013) est diagnostiqué à partir de déficits persistants dans la communication sociale et les interactions sociales ainsi que de modes restreints et répétitifs de comportements, d'intérêts ou d'activités (je vous ai synthétisé tout ça grâce à internet pour ne pas partir dans un long blabla).

Atypical ne prétend pas être une émission éducative sur l'autisme contrairement à ce qu'on aurait pu craindre mais elle n'en est pas moins instructive. En effet, même si chaque personne atteinte d'autisme est différente (ah, la belle parole qu'on relit si souvent! mais ça ne fait jamais de mal de le rappeler...) il est possible, en suivant le quotidien de Sam, de se faire une idée sur celui de bon nombre de personnes dans sa situation, de même que celle de sa sœur et ses parents. Parce que Sam de raisonne pas comme les autres adolescents de son âge, il voit le monde différemment, réfléchit d'une toute autre manière. Pour ses camarades, il est étrange, ils ne le comprennent pas. Pour Sam, ils sont étranges, il ne les comprend pas. On est bien dans ce problème de communication et d’interactions qui fonctionnent selon des codes bien précis que Sam, lui, n'a pas assimilé puisqu'il perçoit son environnement et les informations qui lui parviennent d'une façon qui nous est étrangère.
Il y a des personnes qui se moquent de lui, le rejettent, renient son existence.
Et il y a des personnes qui essaient de le comprendre, de s'adapter, de l'aider à intégrer le fonctionnement de ce monde si étrange, à réduire ses angoisses, à se sentir bien.
Ces personnes sont
- sa mère qui en fait trop, vraiment trop, beaucoup trop mais c'est par amour, tant d'amour, trop d'amour
- son père qui essaie tant bien que mal d'accepter, se pardonner, créer du lien avec son fils
- sa sœur, spontanée et naturelle, qui l'aime et fait tout pour lui même s'il occupe tout l'espace dans cette famille mais n'aime pas être qualifiée de neurotypique
- son collègue, qui se fiche de la différence et se révèle être un véritable ami sur lequel il peut compter
- sa (future?) petite-amie qui est décalée, aime qu'il le soit, fait tout pour lui, même un peu trop, mais toujours par bienveillance
- sa psychothérapeute, mais le contraire serait problématique  


Il y a quelques personnages qui m'ont un peu agacée. 

En tête de liste : Elsa. Qu'elle soit dans la maîtrise absolue du moindre détail, ait le besoin de couver son fils pour lequel elle  s'inquiète en permanence et se montre par conséquent excessive, je le comprends parfaitement. Mais quand elle se met à faire du "bowling" pour prendre soin d'elle, sérieusement, ça m'a gonflé. Je trouve que c'est tellement prévisible et carrément cliché. Alors certes on pourra nous dire que c'est statistique (certainement, je n'en sais rien), mais j'aurai souhaité quelque chose de plus original parce que là on a droit à des enchainements de scènes et revirement de situation déjà vus des milliers de fois dans ce genre de série concentrée sur une famille (Switched at Birth entre autres) et c'est lassant. Il semble que tout soit fait pour rendre Elsa des plus antipathiques. 

Paige est agaçante, certes, mais c'est un mal nécessaire. Elle se révèle limite insupportable et c'est justement ce qui la fera sortir du lot des potentielles élues. Elle représente aussi les personnes qui pensent TOUT savoir parce qu'elles se sont sérieusement renseignées avec le souhait de bien faire les choses. Aussi, cela peut arracher les oreilles de l'entendre répéter "les autistes font..." mais c'est une réalité. Et on lui pardonne parce l'intention vient du cœur.

Evan est mignon, poli, gentil, attentionné... et oui dans la réalité ça fait rêver mais dans une série cela rend son personnage un peut fade et insipide. Mais cette série souhaite donner un aperçu de la réalité alors on accepte, toujours pour la bonne cause.

Bon, et si on en revenait au personnage principal?
J'ai adoré Sam. Je l'ai trouvé amusant (malgré lui) et touchant dans sa manière de dire les choses et de souffrir d'avoir blessé quelqu'un. De se battre pour comprendre ce qui lui passe des années lumières au dessus, parce qu'il est curieux de ce qui l'entoure et des gens qu'il côtoie. Parce qu'il a envie d'avoir une vie normale. Parce que ce "normal" lui parait si étrange et incompréhensible. Parce que pour Sam, il est la norme et les autres les variables, comme on peut tous le ressentir de différentes manières. Il aime sa famille, à sa manière. Il veut s'intégrer, à sa manière. Il veut grandir, à sa manière.
Il souhaite devenir adulte et indépendant alors qu'il est le centre du monde autour duquel gravite toute sa famille qui est entièrement organisée en fonction de lui. Entre le rôle de Casey au lycée, les rendez-vous chez sa thérapeute, la disponibilité des parents, le chauffeur de bus qui le connait et adapte sa conduite...
Mais finalement, est-ce qu'on ne doit pas tous adapter un peu sa vie et son comportement aux contraintes et différences de chacun? Certes, dans le cas de Sam, les changements et adaptations sont un peu plus importants parce qu'il rentre moins "dans le moule". Mais cela permet d'y réfléchir.

Tout ça pour dire que Atypical est une série drôle, touchante et divertissante qui a le mérite d'aborder le sujet de l'autisme. Elle ne prétend pas tout expliquer, juste prendre une capture d'image dans la vie d'une famille dont l'un des membres est atteint d’autisme. Sa vie à lui, leur vie à eux. Histoire de se mettre un peu de plomb dans la tête, essayer de comprendre, accepter la différence, ouvrir son esprit et passer un moment délicieux en compagnie de Sam, Casey et leurs parents.

La Passe-Miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune



Ahlàlà, comme c'est difficile.
Les Disparus du Clairdelune, j'ai bien dû mettre trois semaines à le lire. Mon petit plaisir qui s'est étalé sur la moitié de mes vacances. Car entre les sorties, les cinémas, les séries, les lectures parallèles, j'ai pris le temps pour la Passe-Miroir. Prendre une bonne douche, me poser tranquillement dans le canapé, bien installée au creux des coussins... et plonger dans les pages. Bref, chaque moment de lecture fut un régal sans commune mesure.

Dans ce deuxième opus, les mois ont passé et Ophélie n'est plus étrangère à cette surprenante arche du Pôle. Elle est à présent au fait des manigances de la Noblesse, des différents trafics qui ont lieu et de l'hostilité dont elle et la famille de son futur époux sont la cible. Et pourtant, elle est loin d'être au bout de ses surprises! Enfin, elle rencontre Farouk, le grand esprit de famille et c'est un sacré personnage que nous allons découvrir. 

Comme dans Les Fiancés de l'hiver, Les Disparus de Clairdelune bénéficie d'une plume enchanteresse et d'un univers totalement unique aussi incroyable que fascinant. On a appris à connaître les personnages, maintenant on va les découvrir plus encore dans leur intimité. Berenilde qui avait su me terrifier nous apparait sous un nouveau jour, bienveillante et protectrice. La Tante Roseline reste fidèle à elle-même, drôle et attachante, mais aussi tellement courageuse.
Et Thorn. THORN. Cet homme si mystérieux, si complexe, si froid et finalement si touchant dans sa maladresse avec les contacts humains. Les joutes verbales qu'il mène avec Ophélie sont de vrais bijoux. De même que ses échanges et sa rivalité avec Archibald, que j'aime tellement et qui, de part son comportement diamétralement opposé à celui de Thorn le ferait presque sortir de ses gongs.

Celle qui a au final véritablement changé, c'est Ophélie, cette héroïne à part et terriblement attachante. Elle si passive, effrayée et muette telle une petite souris se transforme sous nos yeux en une femme courageuse, forte de ses convictions qui se bat pour ce en quoi elle croit. C'est beau et puissant que de voir son évolution, tant dans son comportement que dans sa voix qui se fait plus claire. 

Dans le premier opus, on découvre le Pôle, son fonctionnement, les dangers qui menacent Ophélie et pourquoi. Ici, on en apprend toujours plus, mais le tout se construit autour d'une affaire bien précise qui donne lieu à une enquête des plus intéressantes qui permet peu à peu de mettre en lumière la déchirure réelle que subissent les habitants du Pôle.
Hormis une intrigue principale passionnante de bout en bout, riche en rebondissements et en révélations, c'est un véritable délice que de découvrir tout du long ces petits détails que l'on voit au travers des yeux d'Ophélie qui nous donnent l'impression de vivre au milieu de ce peuple étrange. 

Non, vraiment, tout dans ce roman n'est que ravissement. Tant dans la narration, que la construction des personnages, la profondeur qui leur est donnée, ce monde que l'on apprend à connaître dans ses moindres détails de son architecture à sa politique en passant par ses différentes classes sociales, ses représentants emblématiques, les petits éléments du quotidien qui le différencie du notre... J'aime ce livre, ses héros, son univers et les aventures qui s'y passent et il est certain que ces romans tiennent déjà une place toute particulière dans mon cœur.

vendredi 18 août 2017

Penelope (2008) - Mark Palansky


Jeudi, journée entre copines. Visionnage pour la dix-millième fois de Penelope, l'un des plus beaux films de la création, mais aussi l'un des moins connus. Chacun mène des actions à son échelle, je vous partage donc aujourd'hui tout l'amour que je lui porte.

~ L'histoire ~
 
Une malédiction lancée il y a des siècles condamnait la première héritière de la famille Wilhern à arborer un nez de cochon jusqu'à ce qu'elle parvienne à se faire aimer d'une personne de son rang. Après des générations de garçons, une petite fille voit le jour : Penelope. Dès lors qu'elle a dix-huit ans, sa mère organise à la chaîne des rencontres avec les prétendants recrutés par une agence matrimoniale avec l'espoir que l'un d'eux acceptera d'épouser sa fille et ainsi rompre le charme.

Une introduction qui sonne comme les premières lignes d'un conte de fées. Pourtant, Penelope casse les codes en usant d'un standard pour aborder un véritable problème de société ayant trait à l'intolérance que l'on porte à la différence, ce qui n'est pas "normal" et en devient inacceptable.

Dans ce film, tout est poussé à l'extrême. Le hommes qui rencontrent Penelope s'enfuient à toute jambe comme s'ils se trouvaient face à une monstruosité. Le contraste entre la beauté de Christina Ricci et son nez de cochon qui, en toute objectivité, n'a rien de très impressionnant rend ces réactions d'autant plus risibles. Vous y pensez, au scandale que peuvent occasionner dans la presse people le moindre bourrelet, une chirurgie ratée, quelques rides non dissimulées? Voilà, on y est.  
Puis, lorsqu'elle n'est plus un sujet d'horreur, elle devient la coqueluche de la presse, un objet de curiosité, titre qui en devient des plus envahissants. 

~ Les personnages ~

 
Penelope grandit à l'écart du monde. Sa mère la fait passer pour morte afin de dissimuler son visage qu'elle considère tant comme une difformité que la marque honteuse du passé familial. Dans cet univers cloisonné, Penelope vit et s'épanouit par ses propres moyens, rêvant de découvrir ce qu'il y a au-delà de la grille du jardin. Elle crée, invente, apprend et devient une jeune femme accomplie, drôle et dotée d'une imagination débordante. Et, plus que tout, on comprend que ce n'est pas tant son nez qu'elle déteste que le regard que les autres posent dessus. Un beau message sur le véritable sens à donner aux complexes que l'on peut développer car finalement, quand on n'aime pas son corps ou son caractère, c'est souvent qu'on le compare à celui des autres ou qu'on nous l'a reproché à un moment donné. Et ainsi, cette différence, cette spécificité qui nous fait nous, peut devenir gênante, honteuse, douloureuse et même intolérable.


Max, connu pour être un noble fauché, est désigné pour infiltrer la maison des Wilhern et ainsi prendre à son insu Penelope en photo afin de révéler au monde la supercherie de son incinération des années plus tôt ainsi que l'existence d'un si effroyable visage. Mis à part le fait que Max est interprété par James McAvoy le Superbe et que son sourire ravageur nous fait tomber comme des mouche à chaque visionnage, ce personnage constitue l'élément déclencheur qui va inciter Penelope à rompre avec cette vie qu'elle n'a pas choisie. Le seul à connaître notre héroïne pour ce qu'elle est vraiment avant d'être confronté au secret qui a fait fuir tous les autres.

On ne développera pas les autres rôles afin de ne pas tout révéler. Mais c'est un régal que de rencontrer une mère bien intentionnée mais complètement hystérique et à côté de la plaque. Un père qui a tout compris mais qui porte sur ses épaules la culpabilité de toute la famille. Un escroc blessé dans son orgueil qui fera fausse route avant de retrouver le bon chemin. Un héritier odieux et répugnant dont le comportement n'est que le reflet flagrant d"un manque d'amour. Une rockeuse sympa qui détonne, se fout de tout et montre à l'héroïne que l'amitié ne nécessite pas d'être parfait. 

~ L'esthétique ~

Dans un film où l'on parle de beauté, il faut que le film soit beau. Logique.
Tout semble travaillé dans le moindre détail. Il est intéressant de voir combien la garde-robe de Penelope a été minutieusement constituée. C'est finalement la jeune fille cloîtrée chez elle qui fait preuve de la plus grande originalité dans le choix de ses tenues vestimentaires. Le manteau violet au biais rouge associé à une paire de collants verts, de belles chaussures rouge le tout agrémenté d'une écharpe géante aux couleurs et motifs incroyables... on en rêve! Pourquoi? Parce que Penelope n'est pas entravée par toutes ces règles superflues érigées par la mode, les conventions et la bienséance. Tout ce qu'elle sait, c'est que son nez n'est pas tolérable. Il ne s'agit pas de son problème, mais de celui de sa mère, de ses prétendants et du monde entier. Alors, l'idée que les vêtements puissent poser le moindre soucis lui passe bien au dessus.

Penelope est un film empreint d'une poésie bien particulière. Il a un air de conte burtonien (si, ça existe) avec cette ambiance tout droit sortie d'un autre monde. Un "film bonbon" comme dirait Florianne dont on se délecte à chaque mouvement de caméra et qui fait tellement de bien.   
La bande-son est, elle aussi, un régal avec une succession de titres pétillants qui vous redonnent la pêche en quelques notes.

Si vous voulez écouter les morceaux, je vous les laisse en dessous, c'est cadeau.



~ Et ils vécurent heureux ~

Comment me montrer objective quand je ressens autant d'amour pour un film? L'un des premiers que j'ai vu avec James McAvoy (après Becoming Jane et Atonement). J'ai attendu des mois avant de pouvoir le voir. Puis des mois encore avant la sortie en DVD. Et toujours le même plaisir d'en discuter avec les rares personnes qui le connaissent. Un petit bijou, sans prise de tête et avec tellement de beaux sentiments.
Ce film ne se targue pas seulement d'être parfait de bout en bout (toujours en totale objectivité), il nous offre aussi un dénouement dingue avec une scène juste wouahou qui ravira les plus romantico-romantiques d'entre nous. Parce que, oui, Penelope est une histoire d'amour. Aimer les autres pour ce qu'ils sont réellement et s'aimer tel que l'on est. C'est déjà pas mal comme message à faire passer et garder en soit et une piqure de rappel ne fait pas de mal de temps en temps.

// En espérant que vous aurez apprécié cet article ultra constructif qui analyse en profondeur le film avec une qualité pareille à celle des grands critiques de ce monde. Ah-ah-ah //

mercredi 16 août 2017

Baywatch : Alerte à Malibu (2017) - Seth Gordon


Bon, ce n'est pas vraiment une déception. 
Mais je m'attendais à un peu mieux, un brin plus original.
En vérité, j'ai aimé le début. Je me suis bien marré. 
Puis vient l'enquête et là on sombre dans une histoire vue et revue mille fois.
Le cocktail : des types ultra bodybuildés et des filles canons, un humour graveleux mais finalement assez timide. D'ailleurs c'est plus grossier que drôle. Ils n'ont pas osé l'humour bien gras made in Seth Rogen (je viens de vérifier et, oui, j'en ai vu un tas de ses films) ou alors ils ont essayé mais c'est tombé à plat. Dommage...
J'aime bien la reconversion de Zac Efron qui use de son physique mais s'implique dans des rôles où il est tourné en dérision. Le Rock est top et m'a bien fait rire mais toujours au début dommage que ce soit juste une intro.
J'ai bien aimé le couple Ronnie (Jon Bass) x Parker (Kelly Rohrbach) certes potache mais tellement attendrissant. Ils m'ont fait penser au duo super mignon dans Les animaux fantastiques. Alors oui, c'est parfois gonflant que le "petit gros" soit toujours un personnage risible. Mais même s'il est à l'origine de beaucoup de rires, il est devenu le personnage le plus sympathique que j'ai pu trouver dans ce film.
Ceci n'est pas vraiment un article mais juste un déballage de ce qui me passe par la tête. C'était pas fou, ça aurait pu être bien mieux, mais on ne nous ment pas, c'est un film sympa sans plus.
Vous l'avez vu? Qu'en avez-vous pensé?

dimanche 13 août 2017

// To the Bone // Feed // : Deux visages de l'anorexie au cinéma

Après s'être attaqué au harcèlement scolaire et au suicide avec 13 Reasons Why, Netflix nous propose d'aborder les troubles du comportement alimentaire et plus précisément l'anorexie dans le film To the Bone. Comme pour la série citée ci-dessus, To the Bone a été créé par des personnes qui se sentent concernées par cette problématique mais aussi, il est la cible de nombreuses critiques l'accusant de donner une fausse image de la maladie mentale. Pour 13 Reasons Why, je n'était absolument pas d'accord avec lesdites accusations mais concernant To the Bone, elles méritent qu'on y prête attention.

Comme le souligne Jennifer Rollin (psychothérapeute spécialiste des TCA), To the Bone, réalisé par Marti Noxon, offre une vision quelque peu édulcorée de l'anorexie. Ellen s'est isolée suite à un drame qui l'a frappée et dont elle se sent responsable. Elle a connu plusieurs hospitalisations et sa famille s'inquiète pour elle. Néanmoins, le rôle est endossé par Lily Collins, certes pâle et cadavérique mais dotée d'une magnifique chevelure, un maquillage un brin gothique et un look d'ado cool à peine négligée. 

Ellen est un personnage sympathique, doté d'un humour piquant, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds même si cette apparente assurance cache une grande vulnérabilité et une crainte de quitter la bulle qu'elle s'est créée pour se protéger de tous ces évènements qu'elle ne parvient pas à maîtriser. 

Ellen interprétée par Lily Collins

Il est intéressant qu'elle rencontre d'autres personnes dans une situation similaire, de morphologie et de passé différents. On reproche au film que reste associée l'idée d'anorexie à celle de maigreur extrême. L'anorexie n'est pourtant pas que cela, et le travail thérapeutique n'est que survolé au travers du Dr Beckham (le si sexy Keanu Reeves) qui est plutôt dans l'optique de laisser ces jeunes trouver leur propre solution et donner du sens à leur existence. On est un peu dans le raisonnement des gens qui disent aux personnes dépressives de se bouger et d'arrêter de se plaindre. On a envie de faire avancer les choses, d'aider les gens à se sauver par leurs propres moyens, mais ce ne fonctionne pas comme ça. Sur le papier, ça rend bien, mais ce n'est pas aussi simple que cela. S'ajoutent d'autres problématiques qui semblent un peu jetées en vrac comme la dépression post-partum et le suicide mais elles sont tellement survolées que je n'ai pas de quoi les développer ici, même si elles sont finalement mises en lien avec l'anorexie d'Ellen dans le récit.
En revanche, beau travail avec tous les membres de la famille qui se tapent dessus et se rejettent le faute de ce fléau qui a détruit la vie d'Ellen qui elle-même se sent responsable de beaucoup de choses, ce qui l'empêche d'avancer d'une quelconque manière. De même que ce film présente bon nombre de points positifs tant par le jeu et l'implication des acteurs, certains évènements douloureux et cruellement réalistes qui se produisent au cœur de l'établissement de soins. Sans compter les relations qui se nouent entre les personnages, tous tellement différents et pour beaucoup très attachants. 

Bref, on peut reprocher à To the Bone sa volonté de dénoncer sans suffisamment creuser, de vouloir traiter une thématique en se cantonnant aux idées classiques que l'on partage presque tous, mais il vaut le détour pour les émotions qui en ressortent et le message d'espoir qu'il offre à la fin. 


Passons à Feed, réalisé par Tommy Bertelsen, que j'ai regardé dans la foulée, sans trop en connaître le thème ni même de quoi il retournait, juste parce que j'avais remarqué en tête d'affiche Troian Bellisario (Pretty Little Liars) et Tom Felton (Harry Potter). Finalement, c'est ce film qui a su me surprendre et clairement sortir du lot sous tout un tas d'aspects. A noter que Troian Bellisario a elle-même écrit le scénario est s'est inspirée de son expérience personnelle au lycée pour parler de ce que vit Olivia Grey.

Grosse déception car ce film n'aura pas droit à une sortie au cinéma. Actuellement je n'ai pas eu vent d'une sortie DVD mais il est disponible à l'achat numérique sur iTunes en espérant qu'il ait bientôt droit à d'autres plateformes (n'hésitez pas à passer l'info).

Sachez qu'il y aura des révélations sur le film dans les paragraphes qui suivent (sur le déroulement, pas le dénouement) aussi, si vous souhaitez avoir comme moi l'entière surprise de l'intrigue, je vous invite à stopper ici votre lecture. Sinon, poursuivez à vos risques et périls...

Donc on fait la connaissance d'Olivia et Matthew Grey, jumeaux de 18 ans qui entament leur dernière année commune de lycée. Chacun studieux et promis à un grand avenir, un drame les sépare l'un de l'autre. Olivia, qui a vécu chaque moment de sa vie épaulée par son frère n'est plus sûre de pouvoir mener seule l'existence qui lui était promise. C'est là que le film devient intéressant. Car Matthew revient, il n'apparait qu'à Olivia, comme si leur lien était assez fort pour contrecarrer la Mort elle-même. Pourtant, Matthew se montre violent, cruel et manipulateur avec Olivia qui se sent coupable de continuer à vivre alors qu'ils s'étaient promis de mourir ensemble, enfants. Cette voix qu'elle croit être celle de son frère, qui l'oblige à tout maitriser tout le temps elle qui craignait de perdre le contrôle après que son frère l'ait quittée.
C'est cette voix à l’allure familière et bienveillante qui entrainera sa descente aux Enfers, qui l'emprisonnera dans la maladie en se faisant passer pour une amie, qui lui donnera le sentiment de dominer la situation quand elle n'aura plus la moindre emprise sur sa propre existence.
Il est important de noter que Tom Felton est excellent dans ce rôle, aussi déroutant que terrifiant.

Olivia interprétée par Troian Bellisario
Voilà la grande force de ce film. Il ne porte pas de grosse étiquette "maladie psychiatrique", "trouble du comportement alimentaire", car il est bien plus que cela. Tout un tas d'indices sont disséminés au fur et à mesure que l'intrigue avance. Les part de repas qu'Olivia réserve à son frère, les cours qu'elle parvient à rattraper à une vitesse phénoménale, son incapacité à entretenir une relation intime stable, le regard de son père lorsqu'il lui prend le bras, son humeur et sa fatigue qui fluctuent. Car Olivia a perdu un être cher, le pilier de son existence, son point d'encrage, celui qui permettait à cette accros du contrôle, l'élève modèle par excellence de toujours avancer droit et atteindre ses objectifs. Un choc violent qui l'ébranle et son équilibre psychologique s'effondre comme un château de cartes. Et cela ne se voit pas tout de suite. Son petit ami comprend que quelque chose se trame mais lui en fait part de manière trop violente. Les parents sont encore sous le choc de la perte d'un enfant, et sont inquiets pour leur fille mais le danger qui la guète n'est pas celui qu'ils pensent.

Bref, pour moi Feed est une réussite car il ne traite pas l'anorexie comme un malêtre et une volonté de ne plus se nourrir. Ici, Olivia n'a absolument pas conscience d'être malade. Ce n'est pas le cas de toutes les personnes atteintes de cette pathologie, bien sûr, mais il est intéressant d'être aussi désarçonné que l'entourage des personnes malades en regardant ce film. On ne comprend pas ce qu'il se passe, même si l'on voit clairement que quelque chose ne va pas. C'est déroutant, terrifiant et il n'y a rien de pire que de se sentir à ce point impuissant.

Quoi qu'on pense de To the Bone et Feed, ces deux films ont été écrits, réalisés et même joués par des artistes qui souhaitaient s'impliquer dans la lutte contre l'anorexie, faire connaître cette maladie afin qu'elle soit reconnue comme telle et non comme une lubie ou un effet de mode. Cette volonté est honorable et même si le résultat n'est pas une réussite pour tous, ce genre de combat mérite d'être encore mené de toutes les manières et le cinéma fait partie des nombreux supports capable d'ouvrir l'esprit.

Poldark - Saison 3 (2017)


Saison 3 - 9 épisodes
BBC One

Difficile de parler de cette saison 3 sans faire de révélation sur les précédentes. 
Aussi, si vous ne les avez pas vues je vous invite à ne pas lire cet article qui risque de vous gâcher la surprise. 

Pour les autres, reprenons là où nous en étions.
Ross a pris sa décision, tirant un trait sur l'amour idéal qu'il portait à Elizabeth pour s'offrir pleinement à Demelza (je ne sais pas si "s'offrir" est le mot mais il décide de se montrer moins con avec les deux femmes auxquelles il tient, quoi). Elizabeth n'a donc d'autre choix que d'épouser George, pour sa sécurité et celle de son fils. De leur côté, Caroline et Dwight sont enfin réunis, puis séparés par le devoir de Dwight, engagé dans la Marine. Je ne parlerai d'ailleurs plus du beau blond par la suite afin de vous préserver tout le suspense.

Cette saison se révèle pleine de surprises!
Déjà, de nouveaux personnages font leur apparition : les frères de Demelza, la cousine d'Elizabeth et un compagnon d'armes de Dwight. Ces personnages auront une grande importance, avec leur propre intrigue imbriquée dans l'histoire principale et surtout, ils sont terriblement attachants.
Pas de spoil sur monsieur poète et belle-gueule à tomber, mais je n'en pense pas moins.

Hugh Armitage

D'autres part, Ross va encore jouer les défenseurs du bien, sacrifiant sa vie et toute l'existence de ses proches afin de faire ce qui lui semble juste. On ne change pas les gens et certainement pas notre héro qui est têtu comme une mule. 
Même s'il a obtenu ce qu'il souhaite, l'éternel combat de George ne s'arrête pas là. Sa haine envers Ross n'est toujours pas atténuée et même s'il ne se croisent presque plus, il n'a de cesse de lui compliquer la vie et montrer qu'il est seul détenteur du pouvoir en ces contrées. Et Ross n'étant pas en reste pour ce qui est de l'orgueil, il va mettre à nouveau en péril la paix établie dans son foyer et délaisser le bonheur qui s'offre à lui et qu'il a à portée de main.

Caroline, Demelza et Ross

C'est en cela que j'ai aimé le dernier épisode. Il est beau, puissant, saisissant. Nos personnages montrent un autre visage. Demelza, déjà forte, devient une battante tout en restant attachée à ses principes. Elle ne se laisse pas faire, reste dévouée et offre tout son amour à Ross, mais refuse de tout sacrifier pour cet égoïste pathologique (désolée, ça c'est surtout mon point de vue ^^).
Ce Captain Poldark, depuis la fin de la saison 2, j'oscille entre l'envie de l'embrasser et celle d'extirper ses yeux de leur orbite. Il est juste intraitable! Je me demande constamment comme ça se passe, dans sa tête. Tandis que Demelza est certainement l'un de mes personnages féminins préférés, toutes séries confondues. Je le trouve douce, droite, courageuse, c'est une belle personne, intrépide et aimante. Son caractère, sa personnalité sont travaillés, elle n'est pas juste la femme du héro contrairement à ce qu'il peut sembler. Elle offre de vrais et beaux messages tant sur la condition de la femme que celle de l'Homme. C'est aussi terriblement frustrant de l'entendre donner d'excellente recommandations à Ross pour arranger la situation tandis qu'il n'en fait qu'à sa tête et enchaine les mauvaises décisions!

Pour ce qui est des personnages féminins, j'aime toujours autant Caroline qui est adorable mais plus absente en seconde partie de saison. Elizabeth, elle, reste passive et dissimulatrice bien trop longtemps avant de taper enfin du pied face à une recrudescence d'injustices. Rien de bien incroyable mais c'est un début. Je ne dirait rien sur Morwenna, il faut absolument voir la série pour faire la connaissance de cette douce jeune femme à qui la vie ne fera pas de cadeau.

Contre toute attente, j'ai été terriblement émue par George (j'en suis aussi étonnée que vous en le lisant). Seulement lors du dernier épisode, je précise, sinon je l'ai cordialement détesté durant chaque seconde de la série. Cette haine permanente, cette perpétuelle bataille qu'il lui mène n'est que le reflet d'une mésestime de lui-même, d'un cruel manque de confiance en sa personne et d'une jalousie à jamais ancrée dans sa chair. Il est capable d'amour, et même si cela n'excuse en rien ses monstrueux agissement, ça laisse de l'espoir pour la suite.

Drake, Morwenna et Samuel
Des questions intéressantes sont soulevées et de différentes manières notamment sur la vérité et sur l'amour. Jusqu'où peut-on aller par amour, sacrifier sa liberté et son amour-propre, son bonheur et ses espoirs? De même que la vérité, est-il toujours bon de la révéler, un mensonge est-il légitime s'il est prononcé pour le bien de quelqu'un ou pour maintenir la paix? Cette paix si fragile, s'il est nécessaire d'aller contre ses convictions pour la maintenir, est-ce que cela vaut le coup? Bref, Poldark est une aventure forte et belle qui ne sonne pas creux et ose nous amener à réfléchir au travers de ses protagonistes.

Je ne vais pas parler de chaque personnage car ils ont chacun leur propre histoire, leur propre combat à mener et des espoirs à préserver. L'attente va être dure, tellement dure jusqu'à la saison 4. Car je veux savoir ce qui va arriver à nos héros, quels seront leurs choix, leurs joies et leurs peines et que j'espère suivre leur histoire encore longtemps.

Par pitié, venez discuter de cette série avec moi, cette fin m'a complètement chamboulée, je suis encore inquiète pour certains personnages qui ont bien trop souffert et je trépigne d'impatience à l'idée des autres évènements qui pourraient survenir.
Je vous dis à très bientôt!

vendredi 11 août 2017

Atomic Blonde (2017) - David Leitch


Berlin, 1989, Lorraine Broughton est un agent secret 
chargé d'enquêter sur le meurtre d'un agent du MI6.

Voilà, le pitch est assez banal et ne sort pas vraiment du lot. C'est un peu mon ressenti global du film.
Je n'ai rien à reprocher à ce film finalement. Charlize Theron est super badass, toujours magnifique et elle déchire tout. Il y a aussi James McAvoy, égal à lui-même. Ainsi que l'incontournable Sofia Boutella, notre "momie" en quête de Tom Cruise il y a quelques mois. 
Seulement tout cela reste classique. Je m'attendais peut-être à film plus décalé, déconnant, et finalement on a droit à un récit d'espionnage sans prise de risque mais tout à fait correct. De bonnes scènes de combat bien propres et l'actrice principale, si j'ai bien compris, a réalisé une grande partie de ses cascades, ce qui est honorable.
J'ajouterais que la BO est excellente mais presque abusive. Il ne se passe pas une scène qui ne soit démarrée ou interrompue par un tube culte de l'époque lancé à plein régime.
Bref, Atomic Blonde a des qualités, mais aucune qui lui soit propre et je pense vite l'oublier dans le flot des autres titres du genre. 
J'ai néanmoins très envie de connaître votre avis et surtout vos arguments en faveur de ce film si vous l'avez aimé plus que moi ! 
A très vite...

jeudi 10 août 2017

La Neuvième Vie de Louis Drax (2016) - Alexandre Aja


Louis Drax est un garçon à part et mystérieux. Plusieurs fois il a frôlé la mort, et le jour de son neuvième anniversaire, il a bien faillit la trouver dans un accident. Mais est-ce bien un accident? Le Docteur Pascal est décidé à connaître les circonstances qui ont mené à cette tragédie mais aussi à sauver son jeune patient qui semble, depuis son coma, lui envoyer un message.

A la frontière entre réel et fantastique, ce film nous plonge dans une enquête des plus étranges, dans laquelle les choses sont loin d'être ce qu'elles semblent être. Louis Drax, depuis son coma, partage avec nous ses pensées et ses souvenirs. Il y a un parallèle qui se crée entre les pensées du petit garçon et la cruelle réalité. Finalement, les enfants comprennent bien plus de choses que l'on peut croire. 
L'enquête, dans son calme serein et ses incertitudes permanentes m'a fait penser aux récents Gone Girl ou La fille du train sous certains aspects. L'univers de Louis, la part d'histoire qui lui est réservée m'a plutôt rappelé Quelques minutes après minuit ou encore Le Labyrinthe de Pan. Alexandre Aja semble aimer jongler entre onirisme et réalité glaçante.
J'ai adoré ce mélange qui rend le film si particulier et tellement à part des autres. Je suis d'ailleurs curieuse de découvrir le roman dont il est tiré, écrit par Liz Jensen.
Pour ce qui est des acteurs, leur performance m'a semblé impeccable à chaque niveau. Bon, Jamie Dornan est assez fade mais son personnage sert surtout de médiateur afin de résoudre le mystère qui plane sur la famille de Louis. En revanche j'ai été extrêmement marquée par Aaron Paul qui est toujours excellent et m'a vraiment bluffée dans ce rôle. Sarah Gadon, elle, est juste parfaite, et vous ne pourrez que le constater en regardant le film jusqu'à son dénouement.

Complètement hors cadre, La Neuvième Vie de Louis Drax m'a tour à tour surprise, choquée et émue au possible. Il ne plaira pas à tous, c'est certains, mais vaut clairement le détour, ne serait-ce que pour alimenter votre curiosité et qui, à mon sens, aurait clairement mérité une sortie en salle, même discrète.

mercredi 9 août 2017

Everything, Everything (2017) - Stella Meghie



EVERYTHING, EVERYTHING
MaddieWhittier, dix-huit ans, est porteuse de la maladie de l'enfant-bulle. Elle est allergique au monde. Elle n'est pas sortie de chez elle depuis que le diagnostic a été posé, alors qu'elle était tout bébé. Chaque jour se ressemble, inlassablement, jusqu'à l'arrivée d'Olly. Son nouveau voisin va lui ouvrir les portes d'un monde auquel elle n'aurait jamais pensé accéder. Il va lui donner envie de prendre des risques, de briser les murs de sa prison de verre et vivre, tout simplement.

Mon avis
Il y a un peu plus d'un an, j'avais lu le roman de Nicola Yoon qui avait été un réel coup de cœur. C'est toujours délicat d'adapter ce genre d'histoire sans sombrer dans la guimauve et le patho. Pourtant, la réalisatrice et son duo d'acteurs s'en sont sorti à merveille!
Je suis passée par toute une palette d'émotions toutes plus fortes les unes que les autres, et connaître le dénouement ne m'a en rien gâché le plaisir. Je suis enchantée par le choix des acteurs, chaque personnage emblématique de l'histoire est porté à l'écran à la perfection.
Ce film vaut le coup d'être vu, pour son message d'espoir sur l'importance de vivre l'instant présent, prendre des risques et aimer sans compter. Mention spéciale pour la BO que j'ai trouvé superbe et qui accompagne chaque scène à merveille.

Un dernier mot pour la fin
Everything, Everything est un véritable régal tant à lire qu'à regarder. A offrir ou à déguster, dans un plaid au coin du feu ou sur la plage en plein soleil, sans aucune modération!

mardi 8 août 2017

SWAP Goodies - Les instants volés à la vie

Bonjour à tous,

Aujourd'hui je vous présente le contenu de mon SWAP, fait avec Djihane des instants volés à la vie. Avec Jiji nous sommes amies depuis 2015, alors qu'elle tenait un tumblr et la page FB qui est devenue celle liée au blog. Qu'importe le succès de son magnifique site qu'elle tient avec l'Homme de l'Ombre, Djihane est toujours aussi proche de ses abonnés et de ses amis. C'est avec un immense plaisir que je me suis lancé dans un nouveau SWAP avec elle.

Je tiens à te remercier infiniment, Djihane pour ce magnifique présent. On s'était fixé des limites, aucune de nous n'a tenu, et que de belles surprises à la clé. C'est parti :

L'aventure commence avec une belle boîte Owlcrate, bien dans le thème du livre que j'avais choisi... et premier paquet à ouvrir : une carte qui permettra d'initier la quête.


Bien évidemment, l'objet du délit. Le livre tant espéré : Ta-dam !


Vint ensuite un objet indispensable à ma quête : une carte au trésor qui me permettra de ranger secrètement mon matériel d'aventurière.


Mais aussi, un carnet pour noter chaque indice, mon carnet de bord pour laisser une trace de l'avancée de l'aventure... Le plus beau carnet que j'aie jamais vu ! Une merveille incomparable ! Mon nouveau trésor <3


Un pendentif de poupée russe comme indice du pays visité, des plumes rappelant le corbeau, un tampon de cire pour cacheter mes courriers secrets et une bougie pour m'éclairer dans les moments sombres...


On en parle, du plus beau mug de la création? Dont je serai encore plus fan lorsque j'aurai ENFIN lu ce roman?!

Et pour finir, mon Joker, l'allié qui m'aidera dans ma quête. Gros crush pour la plus jolie des Funko Pop !


Et les petits goodies et sucreries de l'amour histoire de terminer sur une note de douceur...


Voilà, c'est terminé. C'était le plus beau SWAP de toute la création des SWAP. De l'inventivité à revendre pour rentrer dans le thème, de l'amour à gogo, des étoiles plein les yeux.

Merci, merci, merci !

Whiplash (2014) - Damien Chazelle


// Le pitch //
Andrew vient d'intégrer une des meilleures écoles de musique du pays. Mieux encore : Terence Fletcher, chef d'orchestre réputé et exigeant l'a repéré. La batteur semble accéder à son rêve mais Fletcher fait de sa vie un cauchemars, alternant entre soutient et crises de colère allant jusqu'à l'humiliation. Mais Andrew tient bon et se bat sans cesse pour dépasser ses propres limites.

// Mon avis //
On vous parle sans cesse d'un film en le qualifiant de chef d’œuvre. Bien souvent, la déception pointe le bout de son nez et pourtant, pourtant, Whiplash fut pour moi une véritable claque cinématographique. C'est puissant, violent, déroutant, exhalant. Ces deux personnages qui se font face et s'affrontent. Un grand et beau duo de film comme je n'en avais pas vu depuis longtemps. Il est question de passion et de dépassement de soi. D'espoir et de rêve à atteindre coûte que coûte.
Les deux acteurs principaux sont tout simplement brillants et nous terrassent littéralement sur notre fauteuil par cette combativité qui ne les quitte pas une seconde. 

// Un dernier mot pour la fin //
Bon, pas besoin de vous faire un dessin. J'ai adoré. Même, j'ai été subjuguée par ce film qui me restera longtemps en tête. Bien différent de son successeur, Lalaland mais aussi tellement semblable : les deux parlent de passion et des sacrifices que l'on peut accomplir pour atteindre ses rêves.  



lundi 7 août 2017

La Planète des Singes : Suprématie (2017) - Matt Reeves


Troisième est dernier opus de ce préquel à La Planète des Singes, grand classique de science-fiction devenu incontournable au cinéma. 

Eh bien personnellement je me suis dit "enfin, c'est terminé!".

Je trouve intéressant ce retour aux sources, cette volonté d'expliquer comme les choses sont devenues ce qu'elles sont. J'ai aimé pour Star Wars ou X-Men par exemple. J'ai aimé La Planète des Singes : Les Origines, mais pas ce qui a suivi. Non, sérieusement, je trouve que c'est de la surenchère pure et simple de drame, de sacrifice, de tourmente et j'en ai eu par dessus la tête. J'ai eu une impression similaire à celle ressentie en voyant Logan : le héro qui récupère une gamine sur le trajet qui lui rappelle ce qu'il a perdu, à laquelle il s'attache; la vengeance, le devoir du chef qui est de se sacrifier pour sauver ses semblables... 

Le film est bien fait, le scénario tient la route, les effets spéciaux sont irréprochables et il y a eu de belles scènes qui m'ont beaucoup émue, même! (on en discute quand vous voulez) 
Mais voilà j'ai eu l'impression de revoir encore et encore la même chose, j'ai trouvé le temps long et je n'ai pas non plus pris un très grand plaisir à visionner ce film. Néanmoins, je pense que ceux qui avaient aimé La Planète des Singes : L'Affrontement y trouveront leur compte. Mon avis n'engage que moi et comme on ne peut pas tout aimer, ce film fait malheureusement partie de ceux qui ne m'ont pas enchantée. J'espère que votre séance sera meilleure que la mienne et que vous aurez un bel argumentaire à me fournir parce que c'est toujours intéressant de lire des avis qui divergent du nôtre.
En vous souhaitant une belle journée.