mardi 4 juillet 2017

Je ne t'aime pas, Paulus - Agnès Desarthe

 
// L'école des Loisirs // 236 pages //

"Ça m'étonnerait!": voilà ce que répond Julia lorsque sa meilleure amie lui apprend que Paulus, le plus beau garçon du bahut - est amoureux d'elle. Pourquoi est-ce qu'il s'intéresserait à Julia qui est trop maigre, trop grande, trop blanche quand il y a des filles comme Johana qui sont si parfaites ? Et puis, elle n'a pas que ça en tête. Son père se retrouve au chômage, alors c'est elle l'adulte responsable à la maison. Que Paulus soit ou non amoureux d'elle, Julia s'en fiche. Même s'il se met à citer Apollinaire pour parler d'elle. Même si elle le trouve encore plus beau et encore moins bête lorsqu'elle s'adresser à lui pour la première fois. Non, elle ne l'aime pas, Paulus.

Mon avis
Je ne t'aime pas, Paulus est un véritable petit régal. Une histoire toute simple sur les premiers émois amoureux. Elle aurait pu se révéler plate et ennuyeuse, d'autant plus qu'il ne s'y passe vraiment pas grand chose. Pourtant, je me suis délectée de ces pages dans lesquelles Julia nous livre ses pensées. Julia est une adolescente de quatorze ans qui se qualifie d'intelligente et moche, en opposition de sa meilleure amie Johanna qui elle, est belle et con. Leurs joutes verbales n'ont pas cessé de me faire mourir de rire tout au long de ce livre. C'est brut, grisant et au final terriblement réaliste. Les pensées de Julia sont de celles que l'on porte sur le monde qui nous entoure et qu'on n'ose jamais exprimer à voix haute. Elle, ça lui arrive souvent, comme si elle était dépourvue de filtre.
Bref, certainement rien de révolutionnaire dans cette histoire collégienne mais un vrai bon moment à se délecter de la plume de l'auteur.



dimanche 2 juillet 2017

[ Le ciné-club de Potzina ] Juin 2017 // L'école au Cinéma

 
Rappel : Introduction de la page le Ciné-club de Potzina
Potzina, dans son super blog, avait instauré une formidable tradition bloguistique, le ciné-club. Tous les mois, elle proposait un thème cinématographique et invitait tous les blogs qui le voulaient à choisir un film correspondant au thème et à le présenter sur son blog. A la fin du mois, Potzina proposait de découvrir l'ensemble de ces posts en publiant les liens sur son blog. C'était une formidable idée de partage et d'échange entre blogueurs, et ça m'a permis de me pencher sur plein de films intéressants et de rencontrer plein de chouettes blogueurs.
Du coup, quand elle a annoncé que par manque de temps, elle ne pouvait plus le prendre en charge, on était plusieurs à se dire qu'on aimait trop ce concept pour le voir dépérir et qu'il était temps maintenant de relayer tous ensemble le formidable travail qu'elle avait commencé. Voici ce que l'on vous propose: poursuivre le Cinéclub de Potzina dans les mêmes principes, sauf qu'au lieu de laisser à Potzina le soin de s'occuper seule de proposer un thème et de regrouper les articles en fin de mois, on s'est dit que ce serait bien que ce soit un blogueur différent chaque mois, sur la base du volontariat.
 
Le thème du mois de juin : l'école au cinéma.
 
Je remercie tous les blogueurs ayant pris sur leur temps pour participer à ce mois de ciné-club! C'est toujours un plaisir de constater les points communs que l'on partage avec certains, les divergences que l'on a avec d'autres, retrouver ces films qu'on avait presque oublié, découvrir ces autres titres dont on n'avait jamais entendu parler... Je ne m'en lasse pas!  

 
* Participation de Rose (La chambre rose et noire) avec Bad Teacher de Jake Kasdan qui nous présente une comédie détonante avec Cameron Diaz, excellente dans le rôle de l'enseignante qui se fiche royalement de son travail ! 


* Participation d'Alain (The Movie Freak) avec La Folle Journée de Ferris Bueller de John Hugues pour lequel il nous donne 5 bonnes raisons de le voir ou le revoir, chose que je vais m'empresser de faire!
 

* Participation d'Augustine (Cinéma d'hier Cinéma d'aujourd'hui) avec Au revoir les enfants de Louis Malle qui nous peint le quotidien d'un pensionnat de jeunes garçons sous l'occupation, terrible et magnifique.


* Participation de Margret (Girlie Cinéphilie) avec School of Rock de Richard Linklater, comédie rock and roll menée par un Jack Black survolté. 
 

* Participation personnelle avec La Petite Princesse de Alfonso Cuaron, dramatique et poétique à souhait!

Encore merci à tous et on se retrouve pour le mois de juillet ! Pour ceux qui ne nous ont pas encore rejoint... on vous attend !

jeudi 29 juin 2017

[ Le ciné-club de Potzina ] Juin 2017 // L'école au Cinéma : La Petite Princesse


Pour ce nouveau mois de ciné-club, mon choix s'est porté sur l'un de mes films favoris depuis l'enfance. La Petite Princesse est un film d'Alfonso Cuaron adapté en 1995 du roman de Frances Hodgson Burnett. Les enfants de 1990 ont presque tous connu Princesse Sarah, eh bien à quelque chose près c'est la même histoire. 

Sarah Crew quitte l'Inde où elle a grandit et est envoyée dans l'internat qu'a fréquenté sa propre mère, à New-York, tandis que son père se rend au front. La Directrice de l’établissement voit d'un très mauvaise œil le comportement rêveur et courageux de sa nouvelle élève. Sarah n'aura plus que l'amitié et l'imagination pour affronter le drame qui frappera son existence.

Vous l'aurez compris, l'histoire se déroule dans un établissement pour jeunes filles. Tout en ce lieu insuffle au film une ambiance mystérieuse entre rêve et réalité, qu'il s'agisse du bâtiment lui-même, des uniformes verts absolument ravissants ou encore de cet incroyable grenier, où tout est possible, tel un portail magique conduisant notre princesse directement aux Indes.


La petite princesse est un film que je regarde régulièrement, toujours avec le même plaisir, depuis vingt ans à peu près. J'aime cette héroïne généreuse et forte, qui se bat et garde espoir malgré les épreuves. J'aime ces merveilleuses amitiés qui se créent. J'aime cette magie qui ne quitte pas un instant notre héroïne. La réalisation est irréprochable à mon sens, mais je ne suis pas une experte en la matière. En revanche, je peux crier au monde entier combien la bande son est sublime.

L'histoire a été grandement changée par rapport au roman, mais ce n'est en rien un tord. Cette version n'en est pas moins belle et puissante. Je regrette en revanche qu'on n'ait plus revue l'actrice principale, ou si peu (notamment aux côtés de Harrison Ford) mais les fans de Game Of Thrones reconnaitront sans mal le père de notre petite princesse.

En espérant, si vous n'avez pas encore vu cette merveille de l'enfance, vous avoir donné envie d'y jeter un œil, je vous quitte en partageant quelques-uns des autres films se déroulant dans un contexte scolaire qui comptent pour moi (je dois certainement en oublier des tas qui me reviendront plus tard!).


Harry Potter

La guerre des boutons

Fatal Games (Heathers)

Lolita malgré moi (Mean Girls)




vendredi 23 juin 2017

Follow me, Tome 3 : Dernière chance - Fleur Hana


// Éditions Hugo & Cie. (New Romance) // 377 pages //

Love on My Life
Quand Sofiane - que personne ne prend jamais au sérieux - demande à Audrey - qui prend toujours tout au sérieux - de devenir sa sex friend, l'équilibre établi depuis cinq ans est brisé. Elle craint que ce ne soit que pour une nuit, lui sait que ce sera pour la vie. Avouer ses sentiments vaut-il le risque de briser une amitié?

Don't Stop Me Now

Sofiane, c'est le personnage le plus intègre que j'aie jamais rencontré dans la littérature. Il a tout compris. Vous savez, la grande question de la vie, comment on fait pour que ces quelques années sur Terre aient un sens : aimer les gens pour ce qu'ils sont. Parce que oui, Audrey est chiante, maniaque, lunatique... et il l'aime. Comme elle est. Il ne souhaite pas la changer. Tout comme il refuse qu'elle le change pour autre chose que ce qu'il est. Parce que l'individualité de chacun a de la valeur, quelle qu'elle soit.
Sofiane est charismatique, terriblement sexy... et il le sait ! Bon sang, combien j'ai ri à ses vannes, à ses réponses absurdes et son attitude désinvolte. Et combien j'ai été émue par son amour sans limite pour Audrey, sa passion pour leur histoire, sa foi en l'avenir, sa colère envers ses propres faiblesses sa vulnérabilité devant l'abandon qu'il traverse...
Au début, Audrey peut sembler agaçante, puis si on suit la logique de Sofiane, on ne peut que l'aimer. Parce que quand on aime, c'est tout entier ou pas du tout.
J'ai été ravie de retrouver Lise, Ange et Emma, ainsi qu'Anthony, profitant des apparitions de Margaux pour faire sa connaissance puisque je n'ai toujours pas lu le tome 2 (shame on me!). Cette bande d'amis, cette famille de cœur, cette constante chaleur, ce soutien indéfectible.
J'ai adoré Anaïs, cette dynamite aussi barrée que son frangin qui le défend bec et ongles. Dommage qu'il n'y ait pas de tome contant une histoire entre elle et G. mais cela pourrait toujours arriver un jour (Il y a eu des dizaines de James Bond je ne vois pas pourquoi un 4ème Follow me ne pourrait pas apparaître !).


Fleur Hana a pris des risques avec ce volume. Celui de traiter la maladie mentale, les troubles psychiatriques, la honte montrée du doigt, le secret inavouable. J'y ai été particulièrement sensible parce que c'est mon domaine, celui qui me touche et qui mérite d'être évoqué, discuté, échangé. Parce que le monde en a peur, ce sujet est tu, et bon nombre en souffre alors qu'il y a tant de personnes concernées. Des personnes souffrant de ces troubles, qu'elles en soient atteintes ou parentes de malades, vivant avec eux sans possibilité de se confier car il est de bon ton de fermer les yeux et ignorer ce que l'on sait. C'est une réalité. Elle est dure, cruelle et implacable. Et elle fait peur, tellement peur.
A nouveau, je vous dirai que Follow me est une romance à part, ancrée dans la réalité, avec ses sujets sensibles et joies banales du quotidien. Et toujours cette touche résolument féministe dont l'auteure est si fière et qui nous donne envie de crier au monde que l'on est aussi féministe. Le Féminisme ce n'est pas la haine des femmes envers les hommes comme cela est trop souvent présenté. Il est bien question d'égalité. Les héroïnes de Fleur Hana sont fortes, sensibles, drôles, passionnées, vivantes et libres. 
Il en est de même pour ses héros, tout simplement. A égalité.
Les relations entre ces personnages, c'est celles que l'on souhaiterait voir plus souvent. Si sincères, tellement vraies. Parce que la réalité est parfois moche, que c'est encore plus dur à constater quand on a vécu dans l'ignorance et qu'on a découvert tardivement que, parfois, les femmes n'étaient pas respectées au même titre que les hommes, ou n'étaient pas considérées comme "légitimes" du fait de leur sexe. 
C'est pour ça que Follow me fait tant de bien. Ses personnages traversent des moment difficiles, trébuchent, se relèvent et continuent à avancer, parce qu'ils y croient. Alors il faut qu'on continue à y croire, nous aussi.

Radio Ga Ga
Merci Fleur Hana pour ton sourire en dédicace, tes crises d'angoisse avant la sortie de chaque titre (parce que c'est drôle, il faut avouer), ton punch communicatif qu'on retrouve dans les pages de tes romans, et pour ces histoires d'amour uniques qui rappellent à chaque fois combien c'est bon de vivre. Merci aussi à Hugo New Romance pour ce dernier Book Tour auquel j'ai eu l'immense plaisir de participer.
A vous tous qui hésitez encore à lire Follow me, vous n'avez rien à perdre. 
Même si vous n'aimez pas les romances. Parce que moi, de manière générale, je n'aime pas vraiment les romances. Sauf celles que j'adore. 
Pareil pour les romans de science-fiction en fait. 
Il y a des genres, des auteurs, des histoires... tellement de combinaisons qui existent pour chaque bouquin, donc à chaque fois une micro chance d'adorer. Une micro chance, c'est déjà ça, et ce serait dommage de passer à côté. Je dis ça, je dis rien...

mardi 20 juin 2017

Divines (2016) - Houda Benyamina



Dounia refuse la vie qui lui semble être destinée. Elle rêve de succès, de grandeur et de folie. Alors avec Maimouna, sa meilleure amie, elles vont quitter leur lycée professionnel. Elle tentent alors de se rapprocher de Rebecca, une terreur dans le coin. Cette dealeuse va leur proposer quelques missions en leur assurant une entrée d'argent rapide et conséquente.

Un film "de banlieue", encore... Ç’aurait pu n'être que cela, en effet. mais avec Divines on casse les code, on se laisse surprendre et avant d'avoir faire quoi que ce soit, on est pris au piège. Parce que ce film est fort, violent, bouleversant, déroutant. Il y a ce sentiment d'injustice, de ne pas avoir reçu la vie que Dounia aurait souhaité. Il y a cette volonté de se battre pour s'en sortir, atteindre un idéal qu'elle rêve non pas en secret mais qu'elle crie au monde entier. Et cette amitié si belle, sans limite entre elle et Maimouna. Ces deux filles paumées mais tellement vivantes et terriblement attachantes. Même lorsqu'elles s'embarquent dans des deals peu recommandables, elle restent fidèles à elles-mêmes. Au cours de leur périple, Dounia va grandir, être confrontée à des situations qu'elle ne pensait pas avoir à affronter et composer avec ses émotions.
Ses émotions, elle vont être complètement chamboulées avec la rencontre de Djigui. La danse qui remplace les mots et exprime tout, de la violence à la douceur, de la haine à l'amour. Leurs confrontations sont déroutantes, inattendues et aussi sensuelles que délectables.
Je vais me calmer avec les adjectifs, promis. (mais cette bande son! elle en mériterait des qualificatifs...)

Divines est un énorme coup de cœur qui m'a fait passer par absolument TOUTES les émotions et m'a laissée absolument démunie et dévastée. Un film puissant qui, à mon sens, ne peut laisser le spectateur indemne. Qu'il s'agisse des personnages, des idées, des évènements, de la spiritualité omniprésente, ce film nous file une énorme claque ainsi des heures de réflexion et de discussion en perspective.

lundi 19 juin 2017

Wonder Woman (2017) - Patty Jenkins


Je précise dès le départ que je n'ai jamais lu AUCUN comic. 
Aussi, mon avis ne se base QUE sur le film que j'ai vu et je ne peux en aucun cas analyser la qualité de cette adaptation.

Il y a fort fort longtemps...
Pour faire simple, l'histoire démarre à notre époque, alors que Diana reçoit ne photo de la part de Bruce Wayne. Cette photo la renvoie au souvenir d'un passé révolu et nous ouvre les portes sur son enfance passée avec les Amazones de Themiscyra. Diana y apprend le combat entourée de ces femmes guerrières impitoyables, ainsi que la valeur de la paix. Ces entrainements ont pour but de la préparer au possible retour d'Arès, Dieu de la guerre jusqu'alors mis hors d'état de nuire par Zeus. L'équilibre de leur existence sera rompu avec l'arrivée sur leur île de Steve Trevor, espion américain tentant de fuir un navire allemand.

Mon avis
Après ces quelques années semées de nombreuses déceptions dans le domaine des films de super-héros (je parle pour moi seulement) je n'étais pas particulièrement emballée à l'idée de voir ce film aux airs de Captain American version féminine. Et bon sang, quelle belle surprise !
Wonder Woman, non content de nous offrir un moment fort en divertissements, effets spéciaux et combats spectaculaires comme ses prédécesseurs, s'est aussi donné la mission de nous partager de belles valeurs ainsi qu'un message fort résolument pacifiste.

N'ayant même pas pris la peine de voir la bande annonce, je ne m'attendais absolument pas à croiser les beaux yeux bleus de Chris Pine en personne! Et quel beau rôle pour lui que cet idéaliste au grand cœur. Lui, ainsi que sa bande de joyeux camarades m'ont fait monter les larmes aux yeux par leur tendresse et l'humour qu'ils instillent à ce lourd contexte de Guerre Mondiale.

 
Gal Gadot est tout simplement parfaite dans le rôle de Diana. Ex miss Israël, cette actrice au physique de rêve - c'est une Amazone, rappelons-le - est aussi dotée d'un visage tendre et doux qui la rend aussi convaincante en tant que guerrière que gardienne de la paix. 
C'est ce qui m'a vraiment plu dans Wonder Woman.
Ce personnage qui ne veut pas se battre mais défendre ceux qui ne sont pas capables d'assurer leur propre protection. Cette créature mythologique est convaincue que l'homme est profondément bon, que seul Arès est responsable de la violence et de la guerre. La mère de Diana la prévient que les choses ne sont pas aussi simples que dans les légendes qu'elle lui contait étant enfant.
Dans sa thématique, le film fait un peu penser au Cinquième élément ou FullMetal Alchemist, ou encore bien d'autres oeuvres qui valent le coup d'être vues. 

L'héroïne veut sauver l'Humanité puis est confrontée à la cruelle réalité : l'homme est cupide et égoïste, capable du pire comme de sa propre destruction. Pourquoi combattre à ses côtés ? Pourquoi lui épargner la fin inéluctable qu'il s'est lui-même infligé ?
Pour l'amour. Parce que l'Homme est capable du pire, l'Homme est capable du meilleur, des plus belles actions, des plus nobles gestes, des plus profonds sentiments. En ces temps sombres où le soleil peine à percer à travers les nuages, c'est un magnifique message que celui-ci : l'amour vaut toutes les batailles.

Un dernier mot pour la fin
Wonder Woman peut certes sembler naïf par ses héros qui pensent pouvoir mettre fin à la guerre avec quelques missions mineures menées de leurs dix doigts et leur espoir de vaincre par le pouvoir de l'amour mais qu'importe. C'est beau, c'est tendre et oui, la naïveté fait du bien de temps en temps! J'ai passé un excellent moment d'émotion et de scènes absolument dingues qui m'ont scotchée sur mon fauteuil (no man's land !) alors c'est certain, je valide et j'attends avec impatience vos retours :)

 

dimanche 18 juin 2017

The Book of Ivy, tome 2 : The Revolution of Ivy - Amy Engel


 // Éditions Lumen // 322 pages // (Grand format)
// Éditions Pocket Jeunesse (Best Seller) // 282 pages // (Petit format)
 .
 .
J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime.
Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin.
Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.
 .
 .
Mon avis
Clairement, ce second et dernier opus est à la hauteur du premier ! En y réfléchissant bien, il aurait tout aussi bien été possible de faire de cette duologie un seul et unique volume tant la continuité se fait sans accroc.
J'avais eu vent des premières pages un peu longues contant la solitude d'Ivy par delà la barrière mais cela ne s'est pas révélé gênant pour ma part. J'ai dégusté les nouvelles rencontres et relations que se sont tissées, le retrouvailles douloureuses et déchirantes auxquelles j'ai pu assister.
L'auteur ne fait pas dans la facilité, elle explore les tréfonds de l'âme humaine, elle veut nous chambouler, nous questionner, nous confronter à nos plus grandes peurs, aux interrogations que l'on veut éviter parce que l'on craint la réponse qui pourrait être la nôtre.
Jusqu'à où Ivy, Bishop, chaque personnage, le lecteur... sont-ils prêts à aller ? Pour ramener la paix, sauver ceux qui leur sont chers, défendre leurs plus grandes conviction ?
The Book of Ivy, les deux volumes, utilise les fondamentaux du genre pour aller plus loin. Ce futur faisant suite à notre époque, pauvre en détails sur son fonctionnement et uniquement décrit à travers les yeux de l'héroïne, est finalement un argument pour décortiquer la psychologie de chaque personnage, pour traiter de véritables sujets. L'auteur n'y va pas de main morte pour questionner la quête de soi, la personne que nous sommes réellement, celle que les autres veulent que l'on soi et celle que l'on souhaite être. Il est aussi question de justice, de bien et de mal, et de ce qu'il est bon ou non de sacrifier dans l'intention de faire le Bien. Le droit que l'on a sur la vie d'autrui, la valeur qu'on lui accorde, l'importance donné à l'une plus qu'à l'autre.
J'ai aimé ce combat pour la justice, cette histoire d'amour profondément touchante, ces amitiés sincères et toujours l'espoir d'un avenir meilleur.
Le tout se déclinant au travers d'une plume aussi belle qu'addictive du genre à vous rendre totalement incapable de lâcher votre livre, on obtient un cocktail explosif qui ne vous laisse pas indemne une fois la dernière page tournée.
 .
 .
Le mini blabla final
Je ne vais pas m'éterniser. Pour moi, The Book of Ivy est une réussite, un univers dans lequel j'ai eu grand plaisir à me plonger, une aventure aux côtés de personnages que j'ai appris à aimer. Je ne peux que vous recommander chaudement cette histoire qui ne se veut aucunement moralisatrice et qui, bien au contraire, nous incite à nous poser de vraies questions.

jeudi 15 juin 2017

Juste la fin du monde (2016) - Xavier Dolan


Il est bien compliqué de s'engager à visionner un film de Xavier Dolan. Génie du cinéma pour certains, il est aussi sans cesse critiqué et rabaissé par ceux qui jugent que ses films ne sont que de la poudre aux yeux et qu'il s'agit seulement d'un gamin prétention porté aux nues. Personnellement, je m'engage très prudemment sur le terrain lorsqu'il s'agit d'assumer que, oui, j'ai aimé Mommy. Je ne suis pas une professionnelle de l'audiovisuel, ni critique, ni prétendant à des connaissances au dessus des autres. Je suis une spectatrice qui regarde des films tantôt pour me distraire, tantôt pour me surprendre, me faire réfléchir et m'apprendre mais aussi et même en premier lieu pour m'évader et ressentir des émotions.

Qu'en est-il de Juste la fin du monde?
J'ai passé un bon et un beau moment. Cette réunion de famille qui se déroule sur à peine un après-midi m'a transportée bien au-delà de ce que j'aurais cru. Louis est revenu après douze ans d'absence pour annoncer une lourde nouvelle à sa famille. Il va retrouver sa mère, son frère et sa sœur. Il va faire la connaissance de Catherine, sa belle-sœur, douce mais effacée. Il leur a manqué, ils ne comprennent ni son absence ni son retour et la raison de sa venue va passer au second plan.
Ce qui compte, c'est la manière dont chacun va exprimer sa souffrance et sa détresse face à cette absence, la joie et le soulagement dans ces retrouvailles.
J'ai été troublée par les souvenirs de Louis qui resurgissent au contact de sa famille, les souvenirs heureux de son enfance et son adolescence.


 J'ai tellement mais tellement aimé la scène avec O-zone en fond sonore. Pas parce que cette chanson est un monument de la musique (joke) ni parce que je m'attendais à l'entendre PARTOUT sauf ici, mais parce que cette scène m'a gonflé le cœur de nostalgie. Ce moment de complicité en famille, les sourires échangés, cette chaleur qu'on ne retrouve que chez soi, avec les siens. Et ce flash-back d'une époque où tout semble possible, où rien d'autre ne compte que l'instant présent.


Le casting est bien, rien à dire. Mais surtout, surtout, il y a Gaspard Ulliel. Parce que si j'ai été malheureuse qu'il n'ait pas reçu de César pour son rôle dans Saint Laurent (la compétition était serrée en même temps) qu'elle joie j'ai ressenti lorsqu'il a enfin été primé en 2017 ! Je suis son parcours depuis 2004, et même ayant manqué quelques sorties, j'ai eu grand plaisir à le retrouver récemment pour La danseuse. Dans Juste la fin du monde, Gaspard offre un personnage doux, mélancolique, qui en dit tant en parlant peu. Et puis... ces yeux, quoi !


J'ai beaucoup, beaucoup aimé le personnage de la mère interprété par Nathalie Baye. Cette femme qui ne garde aucune rancœur et aime ses enfants sans condition. 
Bref, tout ça pour dire que ce film m'a plu. Je n'ai pas de véritables raisons pour le justifier, mais j'ai passé un bon moment, une parenthèse dans la vie d'une famille d'inconnus emplie de mystères. Des paroles échangées, et des regards, tellement de regards.
C'est peut-être ce que j'aime dans le cinéma de Dolan, le soin qu'il prend à filmer ce qui se dit, non pas par la parole mais avec les yeux. Et le cœur aussi, mais cela reste mon avis.

lundi 12 juin 2017

Confess (2017)



// 1 saison // 7 épisodes de 20 à 23 minutes //

Confess est une série adaptée du roman de Colleen Hoover dont vous trouverez mon avis ICI.

Auburn ne s'attendait pas, en répondant à une annonce pour un petit boulot, à tomber sur Owen Gentry, artiste aussi talentueux qu'irrésistible. Mais elle ne peut pas se laisser aller aux sentiments. Elle doit mener à bien ses plans pour l'avenir et elle est prête à tous les sacrifices pour y parvenir.

J'avais beaucoup aimé le roman et, à mon sens, cette adaptation est une jolie réussite! Loin d'être un coup de cœur, elle s'est révélée captivante et plutôt bien rythmée même si les premiers épisodes m'ont semblé trainer un peu en longueur tandis que la fin se conclue de manière rapide mais efficace!
J'ai été ravie par ce casting, et plus particulièrement par le choix de Katie Leclerc (notre jolie rousse de Switched at Birth) et Ryan Cooper, acteur inconnu mais parfait dans le rôle d'Owen que j'espère vite revoir à l'écran!


Peu de chose à ajouter par rapport au roman, les personnages et leur personnalité sont respectés, nos héros sont toujours aussi gentils mignons tout plein et les "méchants" aussi agaçants et détestables (la douleur n'excuse pas la cruauté) et bien sûr il y a la fameuse colocataire d'Aubrun qui se révèle explosive! (et qu'on regrette ne pas voir plus souvent)

Un format court pour une série qui se déguste comme un apéro en plein été, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé (la série ou le roman) en espérant voir venir une adaptation de Ugly Love qui est mon autre roman préféré de Colleen Hoover !


mercredi 7 juin 2017

The Book of Ivy, tome 1 - Amy Engel

  
// Éditions Lumen // 342 pages // (Grand format)
// Éditions Pocket Jeunesse (Best Seller) // 301 pages // (Petit format)

Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Mon avis

Une sacrée surprise que cette dystopie qui ne me faisait que vaguement envie (la faute à une overdose du genre) et que j'ai décidé d'entamer suite à l'enthousiasme de deux copines de bookstagram. En quoi The Book of Ivy se démarque des autres titres du genre? Certainement pas par son contexte, parce que l'après guerre nucléaire avec un président tyrannique, c'est du déjà vu.
Non, ce que j'ai aimé, c'est être surprise par les personnages eux-même. Ivy, c'est l'héroïne que j'attendais, qui ne m'est pas sortie par les yeux, qui n'est pas dotée d'un courage sans bornes. Qui a ses faiblesses, les connait mais ne passe pas son temps à s'apitoyer dessus. Alors elle se pose des questions. BEAUCOUP de questions. Sa cause est-elle juste? Qu'est-ce qui la pousse à agir? L'espoir d'un monde meilleur ou le besoin de faire ses preuves? 
Et Bishop. Ô Bishop. Ce n'est pas un irrésistible séducteur mais un charmant garçon, qui en a dans la caboche, a aussi des doutes mais surtout qui se révèle terriblement touchant. Oui, j'ai eu un gros crush pour Bishop, c'est dit !
J'ai grandement apprécié que cette dictature se présente sur le fil d'un rasoir. On est loin de Hunger Games avec ses Districts maltraités et son Président cruel imposant des jeux sordides. Là, le Président n'est pas présenté comme le grand méchant terrifiant auquel on s'attend. Les mariages sont imposés de manière arbitraire, les habitants sont contraints mais acceptent de participer pour le bien de tous, selon le discours présenté. Il y a aussi les condamnations et cette fameuse barrière à ne pas franchir. Le libre arbitre est entravé, malmené, bafoué, mais de manière assez subtile pour qu'on en vienne à se poser des tas de questions sur ce qui nous dérange vraiment dans cette société que pourrait devenir la nôtre.
Je regrette néanmoins qu'on n'en sache pas plus sur la Politique de cet Etat, sur ce que défendent réellement les opposants au pouvoir, car tout m'a semblé nébuleux. On parle sans cesse des adolescentes contraintes à se marier mais il en faut tout de même plus pour maintenir la paix et créer une Révolution.
Pour finir, j'ajouterai que l'histoire d'amour qui fleuris au cœur de ces pages fait partie de celles qui m'ont le plus touchée dernièrement. J'ai été émue, chamboulée, transportée, et ces deux personnages ont su - sans sombrer dans les clichés qui m'exaspèrent - réveiller l'éternelle romantique fleur bleue qui sommeille en moi. Ajoutez à cela une plume travaillée, poétique et dynamique... la carton est plein!

Un dernier mot pour la route...
Je meurs d'envie de me jeter sur le tome 2 qui n'est pas à cette heure en ma possession. J'ai aussi quelques appréhension après avoir croisé de nombreux avis divergents. J'ai été tellement happée par ce volume que je crains une baisse de régime pour le suivant. Tant pis, je prendrai le risque !

jeudi 1 juin 2017

Le Journal d'une princesse, Tome 11 : Le mariage d'une princesse


// Éditions Hachette // 432 pages //

The Princess Diaries
Le tome 1 commence avec les premières lignes que Mia, quatorze ans, adresse à son journal intime. En quelques jour, sa vie bascule quand elle apprend que son père est le Prince de Génovia et que, étant la dernière héritière de la lignée, elle devra un jour monter sur le trône.
Les années ont passé et Amélia est une femme de bientôt vingt-six ans qui se questionne sur son avenir et doit faire face à bon nombre d'évènements qui vont à nouveau chambouler sa vie.

The Readers Diaries 
Pour ma part, Le Journal d'une princesse a accompagné et marqué ma vie. J'ai reçu les deux premiers tomes pour mon treizième anniversaire. Je viens de lire le dernier alors que j'en ai vingt-cinq. J'ai patiemment attendu la sortie de chaque tome, année après année. 
J'aime le personnage de Mia. Cette fille avec des idées bien arrêtées, qui fait des erreurs, est victime d'une poisse monstrueuse, se montre volontaire et optimiste, s'avère étonnamment drôle et attachante... Je m'y suis identifiée parce que, moi aussi, à 14 ans j'étais plate et gigantesque (moins plate mais plus gigantesque désormais) avec une meilleure amie et l'impression de faire tâche dans ce monde que je ne comprenais pas. La ressemblance s'arrête là, mais c'est justement ces différences et ce caractère qui lui est propre qui m'ont fait tant aimer Mia et sa vie pleine de surprises plus ou moins plaisantes.
Cette série en elle-même n'a rien d’absolument incroyable dans son récit. Une fille banale qui se découvre un destin hors du commun, on a déjà vu. La force du Journal d'une princesse, c'est son format (un journal, donc) et ce quotidien inhabituel conté par l'héroïne dont on se délecte au jour le jour.
Je ne vais rien dire au sujet de ce nouvel opus au risque de révéler quoi que ce soit (et ce n'est pas le mariage ! ^^) mais c'est toujours plaisant, drôle, émouvant et parfois même surprenant!

See you Meg
Un roman de Meg Cabot, c'est toujours un petit délice de fantaisie et de divertissement qui se déguste dans le canapé accompagné d'une boisson bien sucrée. Il n'y a rien de négatif à qualifier ses romans de divertissants. Ils sont comme elle, adorables et donne le sourire.

Le ciné-club de Potzina : Juin 2017 // Appel à participations


Le ciné-club de Potzina, c'est un groupe de blogueurs qui partagent leur passion du cinéma autour d'un thème défini qui change chaque mois. Pour nous rejoindre, c'est ICI.
En Mai, Augustine de Cinéma d'hier cinéma d'aujourd'hui nous avait proposé un mois sur les Couples mythiques. En cette approche de l'été, des examens de fin d'année et des vacances d'été, m'est avis qu'il est grand temps traiter 


De La Guerre des boutons à Grease en passant par Carrie, tout est bons dès lors que nos héros sont écoliers, étudiants ou professeurs, que l'intrigue se passe dans un lieu scolaire ou universitaire, bref! Le choix est large, amusez-vous!


mercredi 31 mai 2017

// Mon mois de cinéma // Mai 2017 //

Il y avait eu une petite baisse de régime en avril, la faute au vacances, voyages et activités diverses mais là il n'y aura pas d'impasse ! Qu'en est-il du mois de mai ?
J'ai trouvé plus simple et ludique de mettre les liens sur les photos alors pour lire l'article associé, cliquez sur le Polaroid ;-)


http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/les-gardiens-de-la-galaxie-vol2-2017.html

http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/alien-covenant-2017-ridley-scott.html

http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/get-out-2017-jordan-peele.html

http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/le-roi-arthur-la-legende-dexcalibur.html

http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/ma-semaine-cinema-en-bref-grave-baby.html

http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/ma-semaine-cinema-en-bref-grave-baby.html
 
http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/02/anastasia-1997-don-bluth-gary-goldman.html

http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/ma-semaine-cinema-en-bref-grave-baby.html





http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/la-prunelle-de-mes-yeux-2016-axelle.html

http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/sing-street-2016-john-carney.html

http://bangarangdaily.blogspot.fr/2017/05/ma-semaine-cinema-en-bref-grave-baby.html

dimanche 28 mai 2017

Ma semaine cinéma en bref... Grave // Baby Boss // La Vengeance de Salazar

Salutations, Enfants Perdus !

Je n'ai pas des tas de choses à dire sur ces trois films qui pourtant m'ont bien plu mais je trouve plus simple de synthétiser ces avis en un article. Suivront donc un film gore franco-belge, un film d'animation made in Dreamworks puis un blockbuster américain sur les pirates. C'est parti !

Grave, réalisé par Julia Ducournau
Sortie nationale (France) le 15 mars 2017

Justine vient d'intégrer une école pour devenir vétérinaire. Lors d'un bizutage, elle est contrainte d'avaler de la viande crue alors qu'elle est végétarienne. Son dégoût pour la viande va peu à peu se transformer en une obsession dévorante.

Clairement, ce n'est pas un film que je serais allée voir de moi-même, mais mon chéri m'en parlait depuis un moment. C'est gore, trash, violent et nécessite un estomac bien solide mais il faut reconnaitre que les acteurs sont excellent, l'ambiance fascinante et le récit carrément captivant. Reste à voir si vous dormirez tranquillement et mangerez à nouveau de la viande après ça.



Baby Boss, réalisé par Tom McGrath
Sortie nationale (France) le 29 mars 2017

La vie de Tim, sept ans, est parfaite en tout point. Du moins, jusqu'à l'arrivée de son petit frère qui va lui ravir tout le temps et l'affection que ses parents lui consacraient jusqu'alors. Mais il va découvrir que ce bébé est en réalité en mission pour contrer un complot visant à nuire aux nourrissons du monde entier. 

Une excellente surprise que ce film aux images colorées doté d'un scénario complètement dingue mais qui captive et fait rire par ses gags à gogo. On a même droit à de jolis moments forts en émotion sur l'amour d'une famille. Bref, à voir sans hésitation!

Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar, réalisé par Joachim Ronning & Espen Sandberg
Sortie nationale (France) le 24 mai 2017
 
Henry Turner l'a promis à son père : un jour il saura rompre la malédiction qui l'a séparé de sa famille toutes ces années. C'est au cœur du Triangle du Diable que Henry rencontre Salazar, pirate fantôme dont la seule aspiration est de se venger un jour de Jack Sparrow. Henry le sait, c'est en trouvant Jack qu'il pourra sauver son père.

Que vous dire? Un énième épisode avec les mêmes codes sans cesse réutilisés mais qu'importe, c'est sympa, amusant et divertissant. Je trouve dommage que cette franchise n'ait pas su se renouveler. Les jeunes personnages faisant suite à Will Turner et Elizabeth Swan ne se sont jamais montrés convaincants (les personnages, je précise bien, pas les acteurs). Après, j'avais été personnellement très déçue par le troisième film alors qu'il s'agissait bien du casting original donc ce n'est pas le seul problème. Le personnage de Jack Sparrow est pareil à son interprète, un mythe déchu qui n'est que l'ombre de lui-même mais auquel on reste attaché quoi qu'il arrive. On reprend les mêmes et on recommence avec perte et regain de confiance de l'équipage, condamnation à mort, sauvetage grotesque mais amusant, malédiction à rompre,... 
Rien de bien nouveau sous le soleil, ce dernier Pirates des Caraïbes n'est ni original ni novateur mais il devrait plaire aux adeptes car on passe tout de même un chouette moment sans prise de tête, et c'est bien le but après tout.

Petit film bonus regardé tranquillement chez moi. 
Comme une envie d'amour et de tragédie.

Jane Eyre, réalisé par Cary Joji Fukunaga
Sortie nationale (France) le 5 décembre 2012

On ne présente plus Jane Eyre, devenue préceptrice à Thornfield Hall où elle rencontre le maître des lieux, Mr Rochester qui sera fascinée par cette jeune femme au caractère affirmé.

J'avais déjà vu une autre adaptation du roman de Charlotte Brontë qui ne m'avait pas tant plu. Mia Wasikowska avec sa beauté et son charme qui semblent venir d'une autre époque. Le couple qu'elle forme avec Michael Fassbender (oui, j'adore ces deux acteurs, voilà) est tout simplement parfait.
Ce film au charme particulier m'a donné envie de me plonger dans le roman. Un nouveau titre ajouté à la liste des œuvres qui me font de l’œil! 

Anne with an "E" - Saison 1 (2017)


Saison 1 - 7 épisodes
CBC Television (Canada)
Netflix (international)

...Tout commence à Avonlea...

Matthew et Marilla Cuthbert, frère et sœur célibataires ont fait la demande d'adopter un garçon de l'orphelinat pour les aider à la ferme. Suite à un malentendu, c'est Anne Shirley qui arrive un beau jour aux Pignons verts. Tout d'abord peu encline à accueillir cette rouquine maigrichonne aux grands yeux verts, Marilla Cuthbert va peu à peu se laisser attendrir par son imagination poétique, et sa bonne humeur contagieuse.

...Mon avis...

L'histoire d'Anne rassemble tous les ingrédients nécessaires pour me toucher en plein cœur. Les valeurs essentielles de la vie, celles auxquelles j'accorde le plus d'importance, nous rattachant aux petites choses de l'existence qui, parfois, nous échappent. 
Anne Shirley est une jeune fille que la vie n'a pas épargnée jusque là. Et si elle réussi à garder le sourire, quoiqu'il advienne, c'est grâce à son imagination florissante qui lui permet de s'évader vers une réalité plus savoureuse et ensoleillée.


Anne est une ode à la vie et à l'amour. Le premier à faire son apparition est celui porté à la famille. Les liens du sang importent peu. Anne est orpheline, ne sait presque rien de ses parents et préfère leur inventer bien des identités et des récits quand on la questionne à leur sujet. Puis elle est adoptée par les Cuthbert. Il devienne sa famille dont elle va tout faire pour se montrer digne. 


L'autre amour qui naît à Avonlea c'est cette amitié magnifique entre Anne et Diana. Notre petite rouquine, à son arrivée aux Pignons verts, n'a pas plus grande appréhension que la confrontation avec les autres enfants de son âge qui se sont, par le passé, montrés d'une cruauté sans borne. Diana, elle, sera vite fascinée par Anne et admirative de son parlé distinguée et de son esprit créatif. Elle n'aura de cesse de vouloir faire comprendre au monde entier combien elle trouve sa nouvelle amie fabuleuse. Combien de fois ai-je eu le cœur gonflé d'émotion en me remémorant cette enfance déjà lointaine passée aux côtés d'amies à jouer avec trois fois rien et se créer d'incroyables aventures dans un monde fabuleux?


Sans m'attarder sur le sujet, je trouve important de parler de la grande tendresse que je porte à l'adorable Gilbert Blythe qui se révèle très vite être l'un des rares personnages à ne pas juger Anne sur son physique et sa condition sociale.


Ce fut déroutant pour moi d'être à ce point touchée et même chamboulée par cette série tirée d'un roman maintes fois adapté (dont je connaissais l'anime japonais). Ces quelques jours de visionnage mon rappelé le bien-être que me procurent ces histoires toutes simples et pourtant si riches en émotions comme Heidi et La Petite Princesse dont les héroïnes offrent du bonheur par leur seule présence et leur amour des petits plaisirs de la vie.

...A très bientôt, Anne avec un "e"...

Tout cela pour dire que les 7 épisodes d'Anne furent une véritable bouffée d'oxygène dans mon quotidien. Le simple fait d'y repenser me réconforte en un instant et dessine un sourire sur mon visage. C'est beau, c'est vrai, c'est pur, et il me tarde de découvrir quelles seront les prochaines aventures d'Anne et des habitants d'Avonlea.