mardi 4 juillet 2017

Je ne t'aime pas, Paulus - Agnès Desarthe

 
// L'école des Loisirs // 236 pages //

"Ça m'étonnerait!": voilà ce que répond Julia lorsque sa meilleure amie lui apprend que Paulus, le plus beau garçon du bahut - est amoureux d'elle. Pourquoi est-ce qu'il s'intéresserait à Julia qui est trop maigre, trop grande, trop blanche quand il y a des filles comme Johana qui sont si parfaites ? Et puis, elle n'a pas que ça en tête. Son père se retrouve au chômage, alors c'est elle l'adulte responsable à la maison. Que Paulus soit ou non amoureux d'elle, Julia s'en fiche. Même s'il se met à citer Apollinaire pour parler d'elle. Même si elle le trouve encore plus beau et encore moins bête lorsqu'elle s'adresser à lui pour la première fois. Non, elle ne l'aime pas, Paulus.

Mon avis
Je ne t'aime pas, Paulus est un véritable petit régal. Une histoire toute simple sur les premiers émois amoureux. Elle aurait pu se révéler plate et ennuyeuse, d'autant plus qu'il ne s'y passe vraiment pas grand chose. Pourtant, je me suis délectée de ces pages dans lesquelles Julia nous livre ses pensées. Julia est une adolescente de quatorze ans qui se qualifie d'intelligente et moche, en opposition de sa meilleure amie Johanna qui elle, est belle et con. Leurs joutes verbales n'ont pas cessé de me faire mourir de rire tout au long de ce livre. C'est brut, grisant et au final terriblement réaliste. Les pensées de Julia sont de celles que l'on porte sur le monde qui nous entoure et qu'on n'ose jamais exprimer à voix haute. Elle, ça lui arrive souvent, comme si elle était dépourvue de filtre.
Bref, certainement rien de révolutionnaire dans cette histoire collégienne mais un vrai bon moment à se délecter de la plume de l'auteur.



dimanche 2 juillet 2017

[ Le ciné-club de Potzina ] Juin 2017 // L'école au Cinéma

 
Rappel : Introduction de la page le Ciné-club de Potzina
Potzina, dans son super blog, avait instauré une formidable tradition bloguistique, le ciné-club. Tous les mois, elle proposait un thème cinématographique et invitait tous les blogs qui le voulaient à choisir un film correspondant au thème et à le présenter sur son blog. A la fin du mois, Potzina proposait de découvrir l'ensemble de ces posts en publiant les liens sur son blog. C'était une formidable idée de partage et d'échange entre blogueurs, et ça m'a permis de me pencher sur plein de films intéressants et de rencontrer plein de chouettes blogueurs.
Du coup, quand elle a annoncé que par manque de temps, elle ne pouvait plus le prendre en charge, on était plusieurs à se dire qu'on aimait trop ce concept pour le voir dépérir et qu'il était temps maintenant de relayer tous ensemble le formidable travail qu'elle avait commencé. Voici ce que l'on vous propose: poursuivre le Cinéclub de Potzina dans les mêmes principes, sauf qu'au lieu de laisser à Potzina le soin de s'occuper seule de proposer un thème et de regrouper les articles en fin de mois, on s'est dit que ce serait bien que ce soit un blogueur différent chaque mois, sur la base du volontariat.
 
Le thème du mois de juin : l'école au cinéma.
 
Je remercie tous les blogueurs ayant pris sur leur temps pour participer à ce mois de ciné-club! C'est toujours un plaisir de constater les points communs que l'on partage avec certains, les divergences que l'on a avec d'autres, retrouver ces films qu'on avait presque oublié, découvrir ces autres titres dont on n'avait jamais entendu parler... Je ne m'en lasse pas!  

 
* Participation de Rose (La chambre rose et noire) avec Bad Teacher de Jake Kasdan qui nous présente une comédie détonante avec Cameron Diaz, excellente dans le rôle de l'enseignante qui se fiche royalement de son travail ! 


* Participation d'Alain (The Movie Freak) avec La Folle Journée de Ferris Bueller de John Hugues pour lequel il nous donne 5 bonnes raisons de le voir ou le revoir, chose que je vais m'empresser de faire!
 

* Participation d'Augustine (Cinéma d'hier Cinéma d'aujourd'hui) avec Au revoir les enfants de Louis Malle qui nous peint le quotidien d'un pensionnat de jeunes garçons sous l'occupation, terrible et magnifique.


* Participation de Margret (Girlie Cinéphilie) avec School of Rock de Richard Linklater, comédie rock and roll menée par un Jack Black survolté. 
 

* Participation personnelle avec La Petite Princesse de Alfonso Cuaron, dramatique et poétique à souhait!

Encore merci à tous et on se retrouve pour le mois de juillet ! Pour ceux qui ne nous ont pas encore rejoint... on vous attend !

jeudi 29 juin 2017

[ Le ciné-club de Potzina ] Juin 2017 // L'école au Cinéma : La Petite Princesse


Pour ce nouveau mois de ciné-club, mon choix s'est porté sur l'un de mes films favoris depuis l'enfance. La Petite Princesse est un film d'Alfonso Cuaron adapté en 1995 du roman de Frances Hodgson Burnett. Les enfants de 1990 ont presque tous connu Princesse Sarah, eh bien à quelque chose près c'est la même histoire. 

Sarah Crew quitte l'Inde où elle a grandit et est envoyée dans l'internat qu'a fréquenté sa propre mère, à New-York, tandis que son père se rend au front. La Directrice de l’établissement voit d'un très mauvaise œil le comportement rêveur et courageux de sa nouvelle élève. Sarah n'aura plus que l'amitié et l'imagination pour affronter le drame qui frappera son existence.

Vous l'aurez compris, l'histoire se déroule dans un établissement pour jeunes filles. Tout en ce lieu insuffle au film une ambiance mystérieuse entre rêve et réalité, qu'il s'agisse du bâtiment lui-même, des uniformes verts absolument ravissants ou encore de cet incroyable grenier, où tout est possible, tel un portail magique conduisant notre princesse directement aux Indes.


La petite princesse est un film que je regarde régulièrement, toujours avec le même plaisir, depuis vingt ans à peu près. J'aime cette héroïne généreuse et forte, qui se bat et garde espoir malgré les épreuves. J'aime ces merveilleuses amitiés qui se créent. J'aime cette magie qui ne quitte pas un instant notre héroïne. La réalisation est irréprochable à mon sens, mais je ne suis pas une experte en la matière. En revanche, je peux crier au monde entier combien la bande son est sublime.

L'histoire a été grandement changée par rapport au roman, mais ce n'est en rien un tord. Cette version n'en est pas moins belle et puissante. Je regrette en revanche qu'on n'ait plus revue l'actrice principale, ou si peu (notamment aux côtés de Harrison Ford) mais les fans de Game Of Thrones reconnaitront sans mal le père de notre petite princesse.

En espérant, si vous n'avez pas encore vu cette merveille de l'enfance, vous avoir donné envie d'y jeter un œil, je vous quitte en partageant quelques-uns des autres films se déroulant dans un contexte scolaire qui comptent pour moi (je dois certainement en oublier des tas qui me reviendront plus tard!).


Harry Potter

La guerre des boutons

Fatal Games (Heathers)

Lolita malgré moi (Mean Girls)




vendredi 23 juin 2017

Follow me, Tome 3 : Dernière chance - Fleur Hana


// Éditions Hugo & Cie. (New Romance) // 377 pages //

Love on My Life
Quand Sofiane - que personne ne prend jamais au sérieux - demande à Audrey - qui prend toujours tout au sérieux - de devenir sa sex friend, l'équilibre établi depuis cinq ans est brisé. Elle craint que ce ne soit que pour une nuit, lui sait que ce sera pour la vie. Avouer ses sentiments vaut-il le risque de briser une amitié?

Don't Stop Me Now

Sofiane, c'est le personnage le plus intègre que j'aie jamais rencontré dans la littérature. Il a tout compris. Vous savez, la grande question de la vie, comment on fait pour que ces quelques années sur Terre aient un sens : aimer les gens pour ce qu'ils sont. Parce que oui, Audrey est chiante, maniaque, lunatique... et il l'aime. Comme elle est. Il ne souhaite pas la changer. Tout comme il refuse qu'elle le change pour autre chose que ce qu'il est. Parce que l'individualité de chacun a de la valeur, quelle qu'elle soit.
Sofiane est charismatique, terriblement sexy... et il le sait ! Bon sang, combien j'ai ri à ses vannes, à ses réponses absurdes et son attitude désinvolte. Et combien j'ai été émue par son amour sans limite pour Audrey, sa passion pour leur histoire, sa foi en l'avenir, sa colère envers ses propres faiblesses sa vulnérabilité devant l'abandon qu'il traverse...
Au début, Audrey peut sembler agaçante, puis si on suit la logique de Sofiane, on ne peut que l'aimer. Parce que quand on aime, c'est tout entier ou pas du tout.
J'ai été ravie de retrouver Lise, Ange et Emma, ainsi qu'Anthony, profitant des apparitions de Margaux pour faire sa connaissance puisque je n'ai toujours pas lu le tome 2 (shame on me!). Cette bande d'amis, cette famille de cœur, cette constante chaleur, ce soutien indéfectible.
J'ai adoré Anaïs, cette dynamite aussi barrée que son frangin qui le défend bec et ongles. Dommage qu'il n'y ait pas de tome contant une histoire entre elle et G. mais cela pourrait toujours arriver un jour (Il y a eu des dizaines de James Bond je ne vois pas pourquoi un 4ème Follow me ne pourrait pas apparaître !).


Fleur Hana a pris des risques avec ce volume. Celui de traiter la maladie mentale, les troubles psychiatriques, la honte montrée du doigt, le secret inavouable. J'y ai été particulièrement sensible parce que c'est mon domaine, celui qui me touche et qui mérite d'être évoqué, discuté, échangé. Parce que le monde en a peur, ce sujet est tu, et bon nombre en souffre alors qu'il y a tant de personnes concernées. Des personnes souffrant de ces troubles, qu'elles en soient atteintes ou parentes de malades, vivant avec eux sans possibilité de se confier car il est de bon ton de fermer les yeux et ignorer ce que l'on sait. C'est une réalité. Elle est dure, cruelle et implacable. Et elle fait peur, tellement peur.
A nouveau, je vous dirai que Follow me est une romance à part, ancrée dans la réalité, avec ses sujets sensibles et joies banales du quotidien. Et toujours cette touche résolument féministe dont l'auteure est si fière et qui nous donne envie de crier au monde que l'on est aussi féministe. Le Féminisme ce n'est pas la haine des femmes envers les hommes comme cela est trop souvent présenté. Il est bien question d'égalité. Les héroïnes de Fleur Hana sont fortes, sensibles, drôles, passionnées, vivantes et libres. 
Il en est de même pour ses héros, tout simplement. A égalité.
Les relations entre ces personnages, c'est celles que l'on souhaiterait voir plus souvent. Si sincères, tellement vraies. Parce que la réalité est parfois moche, que c'est encore plus dur à constater quand on a vécu dans l'ignorance et qu'on a découvert tardivement que, parfois, les femmes n'étaient pas respectées au même titre que les hommes, ou n'étaient pas considérées comme "légitimes" du fait de leur sexe. 
C'est pour ça que Follow me fait tant de bien. Ses personnages traversent des moment difficiles, trébuchent, se relèvent et continuent à avancer, parce qu'ils y croient. Alors il faut qu'on continue à y croire, nous aussi.

Radio Ga Ga
Merci Fleur Hana pour ton sourire en dédicace, tes crises d'angoisse avant la sortie de chaque titre (parce que c'est drôle, il faut avouer), ton punch communicatif qu'on retrouve dans les pages de tes romans, et pour ces histoires d'amour uniques qui rappellent à chaque fois combien c'est bon de vivre. Merci aussi à Hugo New Romance pour ce dernier Book Tour auquel j'ai eu l'immense plaisir de participer.
A vous tous qui hésitez encore à lire Follow me, vous n'avez rien à perdre. 
Même si vous n'aimez pas les romances. Parce que moi, de manière générale, je n'aime pas vraiment les romances. Sauf celles que j'adore. 
Pareil pour les romans de science-fiction en fait. 
Il y a des genres, des auteurs, des histoires... tellement de combinaisons qui existent pour chaque bouquin, donc à chaque fois une micro chance d'adorer. Une micro chance, c'est déjà ça, et ce serait dommage de passer à côté. Je dis ça, je dis rien...

mardi 20 juin 2017

Divines (2016) - Houda Benyamina



Dounia refuse la vie qui lui semble être destinée. Elle rêve de succès, de grandeur et de folie. Alors avec Maimouna, sa meilleure amie, elles vont quitter leur lycée professionnel. Elle tentent alors de se rapprocher de Rebecca, une terreur dans le coin. Cette dealeuse va leur proposer quelques missions en leur assurant une entrée d'argent rapide et conséquente.

Un film "de banlieue", encore... Ç’aurait pu n'être que cela, en effet. mais avec Divines on casse les code, on se laisse surprendre et avant d'avoir faire quoi que ce soit, on est pris au piège. Parce que ce film est fort, violent, bouleversant, déroutant. Il y a ce sentiment d'injustice, de ne pas avoir reçu la vie que Dounia aurait souhaité. Il y a cette volonté de se battre pour s'en sortir, atteindre un idéal qu'elle rêve non pas en secret mais qu'elle crie au monde entier. Et cette amitié si belle, sans limite entre elle et Maimouna. Ces deux filles paumées mais tellement vivantes et terriblement attachantes. Même lorsqu'elles s'embarquent dans des deals peu recommandables, elle restent fidèles à elles-mêmes. Au cours de leur périple, Dounia va grandir, être confrontée à des situations qu'elle ne pensait pas avoir à affronter et composer avec ses émotions.
Ses émotions, elle vont être complètement chamboulées avec la rencontre de Djigui. La danse qui remplace les mots et exprime tout, de la violence à la douceur, de la haine à l'amour. Leurs confrontations sont déroutantes, inattendues et aussi sensuelles que délectables.
Je vais me calmer avec les adjectifs, promis. (mais cette bande son! elle en mériterait des qualificatifs...)

Divines est un énorme coup de cœur qui m'a fait passer par absolument TOUTES les émotions et m'a laissée absolument démunie et dévastée. Un film puissant qui, à mon sens, ne peut laisser le spectateur indemne. Qu'il s'agisse des personnages, des idées, des évènements, de la spiritualité omniprésente, ce film nous file une énorme claque ainsi des heures de réflexion et de discussion en perspective.

lundi 19 juin 2017

Wonder Woman (2017) - Patty Jenkins


Je précise dès le départ que je n'ai jamais lu AUCUN comic. 
Aussi, mon avis ne se base QUE sur le film que j'ai vu et je ne peux en aucun cas analyser la qualité de cette adaptation.

Il y a fort fort longtemps...
Pour faire simple, l'histoire démarre à notre époque, alors que Diana reçoit ne photo de la part de Bruce Wayne. Cette photo la renvoie au souvenir d'un passé révolu et nous ouvre les portes sur son enfance passée avec les Amazones de Themiscyra. Diana y apprend le combat entourée de ces femmes guerrières impitoyables, ainsi que la valeur de la paix. Ces entrainements ont pour but de la préparer au possible retour d'Arès, Dieu de la guerre jusqu'alors mis hors d'état de nuire par Zeus. L'équilibre de leur existence sera rompu avec l'arrivée sur leur île de Steve Trevor, espion américain tentant de fuir un navire allemand.

Mon avis
Après ces quelques années semées de nombreuses déceptions dans le domaine des films de super-héros (je parle pour moi seulement) je n'étais pas particulièrement emballée à l'idée de voir ce film aux airs de Captain American version féminine. Et bon sang, quelle belle surprise !
Wonder Woman, non content de nous offrir un moment fort en divertissements, effets spéciaux et combats spectaculaires comme ses prédécesseurs, s'est aussi donné la mission de nous partager de belles valeurs ainsi qu'un message fort résolument pacifiste.

N'ayant même pas pris la peine de voir la bande annonce, je ne m'attendais absolument pas à croiser les beaux yeux bleus de Chris Pine en personne! Et quel beau rôle pour lui que cet idéaliste au grand cœur. Lui, ainsi que sa bande de joyeux camarades m'ont fait monter les larmes aux yeux par leur tendresse et l'humour qu'ils instillent à ce lourd contexte de Guerre Mondiale.

 
Gal Gadot est tout simplement parfaite dans le rôle de Diana. Ex miss Israël, cette actrice au physique de rêve - c'est une Amazone, rappelons-le - est aussi dotée d'un visage tendre et doux qui la rend aussi convaincante en tant que guerrière que gardienne de la paix. 
C'est ce qui m'a vraiment plu dans Wonder Woman.
Ce personnage qui ne veut pas se battre mais défendre ceux qui ne sont pas capables d'assurer leur propre protection. Cette créature mythologique est convaincue que l'homme est profondément bon, que seul Arès est responsable de la violence et de la guerre. La mère de Diana la prévient que les choses ne sont pas aussi simples que dans les légendes qu'elle lui contait étant enfant.
Dans sa thématique, le film fait un peu penser au Cinquième élément ou FullMetal Alchemist, ou encore bien d'autres oeuvres qui valent le coup d'être vues. 

L'héroïne veut sauver l'Humanité puis est confrontée à la cruelle réalité : l'homme est cupide et égoïste, capable du pire comme de sa propre destruction. Pourquoi combattre à ses côtés ? Pourquoi lui épargner la fin inéluctable qu'il s'est lui-même infligé ?
Pour l'amour. Parce que l'Homme est capable du pire, l'Homme est capable du meilleur, des plus belles actions, des plus nobles gestes, des plus profonds sentiments. En ces temps sombres où le soleil peine à percer à travers les nuages, c'est un magnifique message que celui-ci : l'amour vaut toutes les batailles.

Un dernier mot pour la fin
Wonder Woman peut certes sembler naïf par ses héros qui pensent pouvoir mettre fin à la guerre avec quelques missions mineures menées de leurs dix doigts et leur espoir de vaincre par le pouvoir de l'amour mais qu'importe. C'est beau, c'est tendre et oui, la naïveté fait du bien de temps en temps! J'ai passé un excellent moment d'émotion et de scènes absolument dingues qui m'ont scotchée sur mon fauteuil (no man's land !) alors c'est certain, je valide et j'attends avec impatience vos retours :)

 

dimanche 18 juin 2017

The Book of Ivy, tome 2 : The Revolution of Ivy - Amy Engel


 // Éditions Lumen // 322 pages // (Grand format)
// Éditions Pocket Jeunesse (Best Seller) // 282 pages // (Petit format)
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J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime.
Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin.
Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.
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Mon avis
Clairement, ce second et dernier opus est à la hauteur du premier ! En y réfléchissant bien, il aurait tout aussi bien été possible de faire de cette duologie un seul et unique volume tant la continuité se fait sans accroc.
J'avais eu vent des premières pages un peu longues contant la solitude d'Ivy par delà la barrière mais cela ne s'est pas révélé gênant pour ma part. J'ai dégusté les nouvelles rencontres et relations que se sont tissées, le retrouvailles douloureuses et déchirantes auxquelles j'ai pu assister.
L'auteur ne fait pas dans la facilité, elle explore les tréfonds de l'âme humaine, elle veut nous chambouler, nous questionner, nous confronter à nos plus grandes peurs, aux interrogations que l'on veut éviter parce que l'on craint la réponse qui pourrait être la nôtre.
Jusqu'à où Ivy, Bishop, chaque personnage, le lecteur... sont-ils prêts à aller ? Pour ramener la paix, sauver ceux qui leur sont chers, défendre leurs plus grandes conviction ?
The Book of Ivy, les deux volumes, utilise les fondamentaux du genre pour aller plus loin. Ce futur faisant suite à notre époque, pauvre en détails sur son fonctionnement et uniquement décrit à travers les yeux de l'héroïne, est finalement un argument pour décortiquer la psychologie de chaque personnage, pour traiter de véritables sujets. L'auteur n'y va pas de main morte pour questionner la quête de soi, la personne que nous sommes réellement, celle que les autres veulent que l'on soi et celle que l'on souhaite être. Il est aussi question de justice, de bien et de mal, et de ce qu'il est bon ou non de sacrifier dans l'intention de faire le Bien. Le droit que l'on a sur la vie d'autrui, la valeur qu'on lui accorde, l'importance donné à l'une plus qu'à l'autre.
J'ai aimé ce combat pour la justice, cette histoire d'amour profondément touchante, ces amitiés sincères et toujours l'espoir d'un avenir meilleur.
Le tout se déclinant au travers d'une plume aussi belle qu'addictive du genre à vous rendre totalement incapable de lâcher votre livre, on obtient un cocktail explosif qui ne vous laisse pas indemne une fois la dernière page tournée.
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Le mini blabla final
Je ne vais pas m'éterniser. Pour moi, The Book of Ivy est une réussite, un univers dans lequel j'ai eu grand plaisir à me plonger, une aventure aux côtés de personnages que j'ai appris à aimer. Je ne peux que vous recommander chaudement cette histoire qui ne se veut aucunement moralisatrice et qui, bien au contraire, nous incite à nous poser de vraies questions.