mercredi 24 mai 2017

Le Roi Arthur : La légende d'Excalibur (2017) - Guy Ritchie


The King is dead...
Arthur, fils de Uther Pendragon, échappe à la mort alors que ses parents sont assassinés. Il est recueilli et élevé dans une maison close par des filles de joie dont il apprendra à assurer la sécurité une fois adulte et sachant se battre. C'est alors qu'il retire la fameuse épée Excalibur de la roche dans laquelle elle était scellée que son destin change, faisant de lui l'héritier du trône destiné à renverser le tyran au pouvoir.

Long live the King !
Avec un trailer pareil et les excellents Sherlock Holmes précédemment réalisés par Guy Ritchie, c'est avec impatience que j'attendais la sortie de King Arthur! Je n'ai pas été réellement déçue mais je suis restée sur ma faim. J'en aurais voulu plus, mais cela car le film m'a énormément plu de part sa mise en scène à part et le grain si particulier apporté à son esthétique. En fait j'ai été frustrée par les ellipses trop nombreuses de passages que j'aurai voulu découvrir plus en détail, notamment l'épopée initiatique d'Arthur dans la montagne qui semble passionnante et est éclipsée en quelques minutes! Dommage... mais ce n'est finalement pas réellement un point négatif! Et le passage de l'enfance à l'âge adulte de notre héro est pour moi un must de ce film tant il est bien amené.
Passons.
Sans le qualifier de coup de cœur, King Arthur est un film ultra dynamique qui aborde le mythe d'Arthur avec un regard neuf et une perspective décalée qui m'a énormément plu. Ce côté moderne intégré dans un récit moyenâgeux m'a fait penser à Chevalier (A Knight's Tale) avec des costumes et une bande-son rock'n'roll. 
Bon, ce qui m'a presque contrariée, c'est le manque d'intérêt des personnages féminins. Okay, il y a le mage (nommé sur Allociné Guenièvre ?!) mais hormis ses pouvoirs magiques rien ne donne une grande importance même si la jolie Astrid rempli son rôle à merveille on aurait pu lui confier une plus grosse part du gâteau.
Sinon, ravie par le casting avec pas mal d'acteurs que j'ai grand plaisir à retrouver même le temps de quelques minutes (Eric Bana !! <3) avec bien sûr Jude Law (le fabuleux) et Djimon Hounsou (le grandiose). Laissez donc, ce sont des chouchou, les amours de cinéma ne s'expliquent pas. C'était aussi très rigolo de croise Katie McGrath alias Morgane dans la série Merlin (BBC).

To become knight of the round table.
En clair, ce film a tous les ingrédients pour vous faire passer un excellent moment qui vous en mettra plein la vue tant par ses scènes d'action que par sa magie disséminée tout au long de l'aventure. N'hésitez pas à partager votre avis et bien sûr donner les autres titres en lien avec l'histoire d'Arthur que vous me conseilleriez!

mardi 23 mai 2017

Sing Street (2016) - John Carney



A Beautiful Sea
Irlande 1985, Conor change de lycée car ses parents n'ont plus les moyens de payer ses études. De l'autre côté de la rue où se trouve ce triste endroit à l'ambiance désastreuse, il aperçoit Raphina. Elle est belle, plus âgée que lui, c'est le coup de foudre. Alors qu'elle déclare être mannequin, il lui propose de participer au clip musical qu'il compte tourner pour son groupe futuriste. Comme elle accepte, Conor n'a pas le choix : il va devoir monter un groupe et composer des chanson pour rester crédible face à la fille qu'il souhaite impressionner. Et c'est le début d'une grande et belle histoire d'amour, d'amitié tout en musique.

Drive It Like You Stole It
Je vous annonce la couleur de suite : j'ai a-do-ré Sing Street. Le moment que j'ai passé à le visionner fut drôle, pétillant, grisant... La bande son est un vrai régal, qu'il s'agisse des titres cultes ou ceux créés pour le film. Et cette bande de lycéens impopulaires dans un établissement glauque au possible qui s'embarquent dans cette aventure improbable afin de s'arracher à ce quotidien triste et morne que semblent partager la plupart des personnages que l'on croise dans ce film. On passera sur la crédibilité du film quant aux ado qui, n'ayant presque jamais touché un instrument, font des prouesses en l'espace de quelques jours. On s'en fiche au final. Ce qui plait c'est leur cran, leur métamorphose et leurs looks associés au style de musique qu'ils expérimentent qui offre à ce film une teinte toute particulière.
Je n'ai pas grand chose à ajouter. Je n'avais même pas entendu parler, ce fut une superbe surprise!

Up
Le réalisateur que l'on a connu avec Once (2006) et New York Melody (2013) nous offre un joli film qui rend hommage à une époque, aux jeunes et moins jeunes qui l'ont connue, et surtout un moment de pure plaisir qui fait du bien au moral !

lundi 22 mai 2017

Once Upon A Time - Saison 6 (2016-2017)


2017 a marque la fin de plusieurs séries nées de ABC Family. Tout d'abord Switched at Birth (le mois dernier), Pretty Little Liars (dans quelques épisodes) et nous pensions que ce serait la fin de Once Upon A Time. Pourtant, la série a, contre toute attente, été renouvelée. Les créateurs avaient prévu le coup en cas d'annulation mais aussi du départ des acteurs principaux, en nous proposant une véritable conclusion à nos héros tout en laissant une ouverture pour une nouvelle aventure. The Final Battle, l'épisode double qui met fin aux aventures d'Emma Swan et sa bande, qu'en ai-je pensé?
Je vous raconte tout ici, alors bien sûr,même si j'évite il y a quelques révélations si vous n'avez pas vue la série!


Au début, Once Upon A Time, c'est l'histoire d'Emma Swan, pseudo détective, qui est retrouvée par Henry, l'enfant qu'elle a abandonné 10 ans auparavant. Ledit gamin lui explique qu'elle est la fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant, qu'elle doit le suivre à StoryBrooke, une ville paumée dans laquelle vivent tous les personnages de contes de fée désormais amnésiques car victimes d'une malédiction depuis 28 ans. Jusque là tout va bien. 
Henry va tout faire pour qu'Emma ait foi en la magie et accepte qu'elle est la Sauveuse ("The Savior") qui brisera la Malédiction lancée par la Méchante Reine.


S'en suivront, durant 6 saisons, de nombreux flash-back, voyages à travers les mondes magiques (Neverland, Wonderland, Enchanted Forest, Agrabah, etc.), rencontres avec les grands méchants de contes de fées (et autres, comme Cruella Devil !) et bien sûr, de grandes batailles pour que le Bien et l'Amour triomphent !
Il est certains que Once Upon A Time ne brille pas par la qualité exceptionnelle de son scénario, sa réalisation impeccable ou le jeu étourdissant de tous ses acteurs. C'est souvent bancale, absurde voire carrément brouillon. Mais, tous les fans de la première heure lui vouent une affection sans bornes. Pourquoi? Pour tellement de choses.
Once Upon A Time, c'est le plaisir de retrouver à chaque tournant, une référence à un conte ou une histoire plus ou moins connue, retravaillée pour être intégrée à ce récit complètement improbable et qui fonctionne pourtant si bien.
C'est de beaux et grands bons sentiments, des tartines de guimauve et d'amour à n'en plus finir. Tout est prétexte à combattre pour la foi en la magie, l'amour et l'amitié, mais n'est-ce-pas ce qui compte le plus? Les méchants ne sont pas totalement méchants, les gentils ont leurs propres démons. Alors oui, cela peut sembler convenu, mais cette série est comme un chocolat chaud dégusté sur le canapé au coin du feu : elle nous paraît cliché, mais on a toujours le même plaisir à la retrouver, avec ce sentiment réconfortant que c'est exactement ce qu'il nous faut là, maintenant.


Bon, c'est bien joli tout ce blabla, mais qu'en est-il du fameux final? Si vous me lisez, vous l'avez certainement vu, alors vous comprendrez de quoi je parle. Je suis un peu déçue. Bon, pas vraiment déçue, mais je trouve dommage que cela ne m'ait pas plu davantage. 
On est d'accord, le coup de la malédiction, de l'amnésie, du "love kiss" qui sauve tout, ça a été réutilisé une quinzaine de fois durant toute la série? Alors une énième redite pour le grand final, moins bien exploité que les autres fois, ça fait mal. Once Upon A Time a réussi à me mettre dans tous mes états, à me rendre hystérique d'impatience et me faire pleurer, de tristesse ou de joie... mais là, je n'ai rien ressenti de tout ça. Après, cette série aurait pu prendre fin il y a bien longtemps, et l'essoufflement du scénario s'est plus que fait sentir tout au long de la saison 6. Entre Snow et Charming qu'il a fallu séparer d'une manière ou d'une autre tant leur couple parfait n'amenait à aucune intrigue, Hook à qui l'on a confié deux ou trois aventures car, lui aussi, ne servait plus à grand chose hormis être le gentil boyfriend repenti de l'héroïne. Et puis Rumple qui manipule, puis demande pardon, trahi à nouveau. Surtout Emma et son infatigable culpabilité, son besoin permanent de se sacrifier pour exister en tant que Sauveuse mais bon sang, même si tout ça avait du sens il était grand temps que ça s'arrête! (je fais l'impasse sur l'insupportable Aladdin qui en plus d'être inutile est cruellement insipide...).
Bref, un final qui, à mon sens, a tristement manqué d'émotion, de drame, d'action, de punch... de tout! Mais j'ai eu un petit pincement au cœur, lors de cet épilogue qui sonne clairement comme un adieu, avec ces sourires et ces retrouvailles qui offrent un vrai Happy Ending à nos héros tant aimés.


Alors bien sûr, tout cela ne concerne que moi, c'est un ressenti a posteriori. Mais soyons honnêtes : JAMAIS je ne me suis forcée à continuer Once Upon A Time. J'ai regardé chaque nouvel épisode avec plaisir, attendant patiemment chaque nouvelle diffusion. Parce que même si c'est facile, incohérent et bordélique, je les aime ces habitants de StoryBrooke. Je sais même pertinemment que je regarderai la fameuse saison 7 qui sera certainement plus une histoire annexe (et qui sera probablement annulée sous peu comme tant d'autres avant elle) d'autant plus que ce sont très justement mes personnages chouchou qui restent. J'ai nommé : Regina Mills aka The Evil Queen, Gold aka Rumplestilskin et Killian Jones aka Captain Hook !
Bref, les Oncers n'ont pas fini d'exister !

Once Upon A Time, c'est la série qui m'a fait rêver, rire, pleurer, rager, parler des heures avec d'autres fans, qui m'a montré qu'avec un brin de folie, on pouvait créer des aventures totalement dingues et que les contes classiques inspiraient toujours les plus belles histoires.


OUAT ce n'est pas terminé, pas tout à fait, mais je vais vous faire une petite liste de ce que j'aime et j'attends que vous me laissiez la votre !
Les relations (amour et amitié) que j'adore : Regina/Emma, Regina/Robin, Emma/Killian, Emma/August, Rumple/Belle, Emma/Neal, Emma/Henry.
Les parties, séquences, périodes que j'ai adoré : la découverte avec les premières saisons, les aventures à Neverland, l'évolution de la relation entre Emma et Hook, les scènes avec Tinkerbell, les séquences en lien avec Arendelle, les intervention d'Ariel la petite Sirène, Emma en Dark One, les séquences dans les Enfers d'Hadès,... Je pense en fait avoir presque tout adoré sauf la seconde partie de S4 avec les "méchants" et la saison 6 qui m'a semblé un peu fade. 
Épisode chouchou qui me vient à l'esprit : épisode 21 de la saison 3 durant lequel Emma et Hook sont propulsés dans le passé de la forêt enchantée et c'est... parfait de bout en bout. Et l'épisode musical qui est vraiment top.

Je ne suis pas encore en dépression post-final parce que la saison 7 a été annoncée et que le casting quittant la série a en partie évoqué de possibles apparitions. Lorsque tout sera définitivement terminé, LA, ce sera vraiment dur.

Alors, un mot à dire sur Once Upon A Time? Sur la série et ce final? Quelles sont vos attentes pour la suite? Comptez-vous regarder la saison 7? Comment vivez-vous les fins de séries? Quelle est la dernière qui vous a marqué? Je veux TOUT savoir !
A très vite :)

jeudi 18 mai 2017

Girlboss - Saison 1 (2017)


// Netflix // Saison 1 - 13 épisodes (2017) //

#GIRLBOSS ou comment je suis passée de décrocheuse 
scolaire à patronne d'un empire du e-commerce

Girlboss est une série tirée d'un livre du même nom écrit par Sophia Amoruso pour lequel elle s'est inspirée de sa propre vie. On y suit donc les aventures de Sophia Marlowe, la vingtaine qui enchaine les boulots desquels elle se fait virer et se retrouve rapidement fauchée. Un jour, elle achète pour presque rien une veste vintage et parvient à la revendre une fortune sur ebay. Elle lance alors sa boutique, Nasty Gal, avec laquelle elle entreprend la vente de vêtement vintage qu'elle personnalise à son goût, créant des looks qui vont rapidement faire fureur sur le net. 

Dans le concept, Girlboss a tout pour plaire. Un intrigue tirée d'une histoire vraie avec une femme qui part de rien pour devenir entrepreneuse et vivre de sa passion. Ajouté à cela on a une réalisation au top, des fringues dingues qui font rêver et une bande-son qui tue. Pourtant, même si j'ai passé un chouette moment, cette série ne m'a pas emballée plus que ça. 
Déjà, je ne suis pas une grande fan de Britt Roberston qui a tendance à m'agacer avec ses mimiques exaspérées et son rôle de fille toujours un brin extravagante qui se répète un peu d'un film sur l'autre. Mais bien sûr, ce n'est que mon avis et ma perception de son jeu d'actrice.
J'admets que ce look lui va à ravir et que son interprétation du personnage est certainement proche de ce qui était souhaité par les créateurs de la série. Globalement, j'ai bien aimé son personnage que j'ai aussi trouvé sympathique et drôle lorsque l'occasion se présentait.
Celle que j'ai préféré, c'est certainement Annie, la meilleure amie complètement décalée avec le cœur sur la main. C'est grâce à elle que, en plus de l’ascension d'un jeune femme par ses propres moyens, Girlboss nous offre une belle histoire d'amitié.


Finalement, on suit beaucoup la vie de Sophia mais on en sait peu sur comment exactement elle crée Nasty Gal concrètement. Ses choix m'ont semblé vaguement évoqués, mais j'aurai aimé en savoir plus sur le déroulé de son avancée de le monde du e-commerce. Il semble que cela soit mis en avant dans le livre écrit par Sophia Amoruso sur lequel je me pencherai peut-être à l'occasion. 

Pour finir, Girlboss m'a permis de passer un bon moment, c'est indéniable, mais je ne sais pas encore avec certitude si j'aurai envie de poursuivre avec la saison 2 lorsque celle-ci verra le jour. Nous en reparlerons en temps voulu! Et vous, avez-vous vu Girlboss? Qu'en avez-vous pensé? Des coups de cœur Netflix à me conseiller?
 

mercredi 17 mai 2017

Alien : Covenant (2017) - Ridley Scott


Quand y en a plus, y en a encore !
Sixième film de la saga, Alien : Covenant est la suite de Prometheus (2012) et se passe avant Alien (1979). C'est bon, vous suivez? Et même si vous n'en avez vu aucun, Alien : Covenant se regarde sans problème. Il faut juste être prévenu, c'est glauque et gore à souhait mais aussi sacrément captivant et avec les moyens actuels, les aliens ils en jettent sacrément!

Il était une fois dans l'espace...
En 2104, le vaisseau Covenant transporte, en plus d'un équipage entrainé, 2000 colons ainsi que 1000 embryons humains en hibernation avec pour objectif de coloniser une planète à l'autre bout de la galaxie. Un imprévu contraint l'équipage à explorer une planète inconnue, plus proche et dont les conditions semblent propices à la colonisation... au premier abord. Lorsqu'il réalisent leur erreur, il est déjà trop tard.

L'amour des petits bonshommes verts
Alien est une saga de science-fiction un peu à part, notamment par son ambiance sombre et oppressante conservée tout au long des épisodes. Ce qui est remarquable aussi, c'est la place donnée aux femmes. Les premiers films, on suivait l'incontournable Sigourney Weaver, classe et ultra balèze, le genre de personne à qui on ne cherche pas des noises. Dans Prometheus et Alien : Covenant, la barque est à nouveau menée par deux actrices montantes (Noomie Rapace puis Katherine Waterson) qui se font un peu voler la vedette par Michael Fassbender (toujours sublime et parfait *je sors*) en mode Bishop mais dont le rôle reste primordial.
Concernant les aliens eux-même, j'ai beaucoup aimé l'évolution de leur traitement années après années. Dans les premiers films, ils ont été suggéré, furtivement montré par le biais d'acteurs costumés, d'animatroniques, puis est venu le temps des effets spéciaux qu'il faut respecter en considérant l'époque de leur conception... et il y a maintenant. C'est absolument dingue ce que l'on est capable de créer! En même temps, après avoir vu Le Livre de la Jungle on comprend que le cinéma est entré dans une nouvelle ère. Toujours est-il que j'ai été très impressionnée par les aliens de ce film, leurs différentes formes puisque le but du préquel est de montrer une évolution, une succession de mutations conduisant à ceux que l'on voit dans les premiers films. C'est aussi terriblement réaliste, presque trop pour moi tant ces créatures sont crédibles! Bon, après j'ai un peu du mal avec l'intervention de créatures xénomorphes (merci google!) qui ne font que pondre des œufs et manger des humains en en faisant de la charpie. Ont-ils un intérêt, une aspiration, un rôle à jouer dans l'univers?


Hasta la vista baby! (zut c'est pas le bon film?)
Alien : Covenant tient ses promesse avec un nouvelle aventure dans la continuité des autres (enfin après l'un, avant d'autres mais vous me comprenez). Je l'ai trouvé plus divertissant et facile à comprendre que Prometheus (c'est un sentiment personnel) on a de nouvelles révélations quant au développement des aliens. Et j'ai bien sur adoré voir DEUX Michael Fassbender avec des personnalités différentes. Un délice. 
Et il y a cette fin qui nous fait bondir, mais je ne vous révèlerai rien.

mardi 16 mai 2017

Get Out (2017) - Jordan Peele


GET OUT ou la promo qui vous ment
Qualifié de film d'horreur, arborant dans toutes les stations de métro des affiches carrément flippantes, Get Out s'est fait un nom sans même qu'on en connaisse le synopsis. Je ne remettrais pas en cause les spécialistes et volontés de créateurs, mais pour moi Get Out n'est pas un "film d'horreur". Spontanément je l'aurais qualifié de thriller psychologique, mais comme dit plus haut, je ne suis pas du métier, alors je me contenterai de partager modestement mon avis sur ce film qui fut pour moi une agréable surprise.

Mon avis moins terrifié que prévu
Désolée pour le premier titre accusateur, c'est une boutade mais cela vous montre un peu mon ressenti. Alors Get Out, ce film qui fait tant de bruit : j'ai aimé !

Chris Washington appréhende la première rencontre avec la famille de sa petite amie, Rose Armitage. Elle ne leur a pas parlé de sa couleur de peau, et pour Chris, cela peut-être un facteur déterminant quant à l'appréciation que ses parents auront de lui. Contrairement à ce qu'il craignait, les Armitage se montrent très chaleureux et amicaux, peut-être même trop. Et cela va se révéler de plus en plus inquiétant...

Ce film joue avec nos à priori persistants. Chris est Noir, sa copine Blanche, on s'imagine que cela va poser problème. Et finalement, cela ne pose aucun problème, bien au contraire! Sans rien révéler de l'histoire, je peux vous dire que ce film ne présente rien de véritablement choquant, pas visuellement du moins. Je craignais des scènes de torture dans une cave avec une affiche pareille! Ok, il y a de l'idée, mais on est loin de REC et autres production qui veulent et vous imposer des images horribles et vous faire bondir de votre fauteuil au moindre craquement. Ici, on est plus sur de l'inquiétude, un malaise qui s'installe petit à petit, de petits détails légèrement flippants qui s'immiscent dans le film et dans votre esprit... avant que le mystère soit révélé. Mais même après ça, l'aventure de Chris nous réserve bien des surprises et pas des moindres! C'est captivant, dérangeant, fascinant et éreintant car on ne nous laisse pas une minute de répit. L'excellent jeu des acteurs y est pour beaucoup dans la réussite de ce film. Durant une partie du film, tout réside dans l'ambiance de la maison, le comportement étrange des personnages. Étrange, mais pas alarmant, juste ce qu'il faut pour vous coller des frissons dont vous n'arriver pas à expliquer la venue.

Bye Bye Chris
S'il est certes flippant par moment, ce film est tout à fait regardable, parole de grosse froussarde! J'ai passé un très bon moment qui me change de mes soirées ciné habituelles. Et ce dénouement... ouahou! On a droit à de sacrés retournement de situation! Il me tarde de savoir ce que vous avez pensé, dites-moi tout !

lundi 15 mai 2017

Follow me, Tome 1 : Seconde chance - Fleur Hana



// Éditions Hugo & Cie. (New Romance) // 332 pages //

Somebody to Love
Lise et Ange se retrouve neuf ans après. Elle, rongée par la culpabilité d'avoir abandonné son premier amour pour ses études et lui, meurtris par cette trahison dont il ne s'est jamais réellement remis. Elle revient pour Annabelle, cette voisine qui les a vu grandir et s'aimer. Mais elle veut aussi réparer le mal qu'elle a fait, tout risquer, se mettre à nu, pour reprendre leur histoire là où ils l'avaient laissée.

I Want To Break Free
Pour ceux qui me suivent depuis un petit bout de temps, vous savez que Fleur Hana fait partie de mes auteurs de romance préférés (et vu ce que je peux râler durant mes lectures il y en a peu!). Lorsque j'ai appris, lors du Salon du Livre, la prochaine publication non pas d'un mais de TROIS romans j'étais dans tous mes états. Et, particularité d'autant plus plaisante, certains des personnages principaux seraient les infirmiers d'un même cabinet! Appartenant à la profession ce fut une belle surprise que de la voir honorée par des représentants tous plus sexy les uns que les autres!

Mais revenons à l'histoire de Lise et Ange.
Seconde chance annonce la couleur par son titre. Il est question de pardon, de réparation. Lise regrette ses choix passés, elle a perdu la confiance d'Ange et elle est prête à tout pour le retrouver. Lise et Ange n'ont jamais cessé de s'aimer, mais il vont aussi apprendre à aimer les adultes qu'ils sont devenus.
Alors certes, le ton semble bien douloureux dès le départ et pourtant, tout au long du récit, cette histoire n'a cessé de me faire rire et de me surprendre.
Lise, malgré sa douleur, est dotée d'un humour mordant, d'un sens de l'auto-dérision absolument délicieux ainsi que d'un caractère bien trempé mais aussi terriblement romantique et assumé. J'ai vraiment adoré ce personnage qui, comme toutes les héroïnes de Fleur Hana, montre qu'être une femme forte et intéressante n'est pas incompatible avec quelques métamorphoses en guimauve amoureuse. Le tout c'est d'en avoir conscience et de l'assumer sans se laisser marcher sur les pieds!
Et puis il y a Ange. Oui, je pense que TOUTES les lectrices de Follow me ont eu envie de se jeter sur lui, ou sur le pauvre mâle qui se trouvait à proximité de leur lecture (sauf si, comme moi, vous lisiez à 3 heures du matin et que ledit mâle dormait profondément). 
Je déteste les personnages parfaits en tout point et dévoués corps et âme à faire le bien et de la bonne manière. Je n'approuve pas cela parce que pour moi, l'amour n'est pas rationnel, il nous rend impulsif et égoïste. Alors oui, Ange, on a envie de lui coller des tartes à certains moments mais on s'en fiche parce qu'il est terriblement touchant, attachant et diablement sexy. Alors on fait comme Lise, on le réprimande, puis on lui pardonne pour tout lui donner. Avouons-le nous, les petites scènes torrides disséminées ici ou là on en redemande!


Gros coup de cœur pour Emma qui est insupportablement adorable et adorablement insupportable. Et parce que la vérité sort de la bouche des enfants, celle de Lise et Ange a éclaté au grand jour. Le duo que forme ce bout'chou avec Lise est un tel régal, je ne compte pas le nombre de dialogues qui m'ont fait rire aux éclats.

Mention spéciale : je trouve que, même si ce n'est pas le thème principal de ce roman, il s'agit d'un bien bel hommage à la profession infirmière. A ces rencontres au quotidien, à ces évènements imprévus qui vous chamboulent, à cette souffrance partagées dont on ne parle pas. Ayant travaillé à domicile et en maison de retraite, j'ai retrouvé des éléments qui m'ont émue ou m'ont fait sourire, m'ont renvoyée à des souvenirs professionnels plus ou moins éprouvants et ceux-là, Fleur a parfaitement su les poser par écrit.

Under Pressure
Vous l'aurez compris, Follow me : Seconde chance est une romance qui sort du lot, tendre et sexy, qui fait fondre le cœur et met les sens en éveil, qui fait rire et presque pleurer, avec des personnages forts et uniques qu'il me tarde de retrouver même brièvement dans les prochains volumes (et surtout surtout, j'ai hâte d'en savoir plus Anthony !).

J'en profite pour partager avec vous mes articles sur les autres romans de Fleur Hana qui datent de mon précédent blog :