dimanche 26 mars 2017

[ Le ciné-club de Potzina ] Mars 2017 // Princesse Mononoke (ou l'histoire de ma passion pour le cinéma d'animation japonais...)


~ Le blabla sans fin d'introduction ou je parle de mon enfance et de VHS ~

Pour tout vous dire, j'ai longuement, très très longuement réfléchi au film dont j'allais vous parler pour ce ciné-club. C'est le comble pour moi qui ai proposé ce thème! Il y a tant de merveilles, tant de films que j'ai adoré, vus et revus, qui m'ont transportée, fait rire ou pleurer...
Alors j'ai voulu me fixer des objectifs. D'abord, ne pas parler d'un Ghibli, trop évident, et il y en a déjà trois parmi les articles proposés. Puis j'ai eu le déclic : un article sur Metropolis, le chef d’œuvre incontournable. Sauf qu'il a été présenté par Girlie Cinéphilie, et je ne peux même pas lui en vouloir tant son article est magnifique. 

Après il y a eu la question du : quel a été mon premier film d'animation japonais?
Le hasard ou le destin, ce fut Porco Rosso. Parce que depuis ma toute petite enfance, j'ai vécu en rase campagne et quand mon père se rendait sur Bordeaux une fois par mois, il allait voir un ami qui s'occupait de la section film d'animation à la Fnac, et revenait avec une nouvelle cassette vidéo à chaque fois. Tendres souvenirs. J'étais toute petite, et je n'ai certainement rien compris de la réelle signification de ce film, mais je l'ai regardé en boucle. A l'époque, je connaissais Jean Reno mais pas Miyazaki dont le nom était écrit en tout petit. Je ne savais même pas que ce film était japonais. Il faudra attendre 2001, avec la sortie en DVD de Princesse Mononoke et mes 10 ans fièrement acquis pour m'intéresser de près à l'animation japonaise. Parce que je connaissais Sailor Moon et Les Chevaliers du Zodiaque, ces dessins animés qualifiés de médiocre par tant d'adultes et dont j'étais dingue. Mais un film qui venait de sortir et dont la jaquette me fascina immédiatement, c'était tout autre chose (et sur laquelle il était écrit "par le réalisateur de Porco Rosso" !).
Je vous le rappelle, je ne suis pas chroniqueuse, l'organisation de mes articles laisse clairement à désirer, mais quand j'écris c'est pour le plaisir, alors allons-y! 



~ Là c'est le moment où je parle enfin du film ~

Ce fut donc Princesse Mononoke. Un coup de foudre, une évidence, une révélation.
Difficile de donner un avis objectif sur un film qu'on chéri depuis une quinzaine d'années. 
Princesse Mononoke c'est d'abord ces chants incroyables et fascinants, cette musique enchanteresse qu'on laisse fleurir au cœur d'une forêt mystérieuse et somptueuse. C'est l'histoire tragique d'un prince, frappé par une malédiction que lui aura couté sa bravoure et son cœur sincère. C'est un message d'amour adressé à la nature, à notre Terre Mère et les trésors dont elle nous gratifie. Ashitaka quitte son village et abandonne son titre, en quête de vérité et d'un prodige qui pourrait le libérer. Dès lors il s'engage à porter sur le monde un regard sans haine. Sa route croise celle de Dame Eboshi, sa forge et son village où les femmes font la loi.
Et puis il y a la rencontre d'Ashitaka avec San, la fille louve. Tant d'émotion sans le moindre mot. Je connais ce film dans ses moindres détails, et chaque visionnage me bouleverse. Les personnages que l'on rencontre ne sont ni bons, ni mauvais. Ils se battent, aiment, font des erreurs et vivent. chacun a sa part d'ombre et de lumière, chacun lutte pour ce qui lui semble juste. 
Ce film est empli d'une grande mélancolie qui, associée à son tempérament un brin "écolo" sonne comme un chant de détresse que nous adresserait la Terre. Le Dieu-cerf est un tout, un dieu, le monde ou la nature elle-même. Il a pouvoir de guérison et pardonne l'Homme. La fin m'évoque toujours l'espoir d'un avenir meilleur, d'une volonté de faire mieux et de réparer les tords de l'Homme. Et toujours cette musique comme une vague d'émotion qui nous submerge.
La beauté de l'animation, la délicatesse du trait, chaque image de ce film est un émerveillement.

Par la suite j'ai voulu connaître Le voyage de Chihiro qui allait bientôt sortir, ou encore Le château dans le ciel qui eu droit à une sortie cinéma en France presque 20 ans après sa sortie au Japon.
Ce que j'aime avec les œuvres de Miyazaki,  c'est l'hommage qu'il rend à la Vie, l'importance qu'il donne à la Nature et les si merveilleux rôles qu'il réserve aux femmes.
Ma découverte de Princesse Mononoke marqua le début d'une très grande histoire d'amour avec Hayao Miyazaki, le Studio Ghibli et le cinéma d'animation japonais dans toute sa splendeur.

~ Ne croyez pas que vous allez vous en sortir aussi facilement ~

Cela m'aurait arraché le cœur de vous parler d'un seul film, aussi je souhaite partager avec vous quelques-uns de mes titres chouchou (qui permettra peut-être à ceux qui n'osent pas de se lancer dans l'aventure!).


A l'heure actuelle mes grands réalisateurs sont : Hayao Miyazaki, Mamoru Hosoda et Satoshi Kon. Là je vous présente les films qui m'ont transportée ces dix dernières années mais il faut quand même savoir que Le château ambulant et MON grand amour sans comparaison pour des raisons diverses et variées que j'exposerai peut-être un jour dans un article.
Je souhaiterai me pencher sérieusement sur le travail de Makoto Shinkai dont je n'ai vu qu'un film pour le moment et qui m'avais bien plu. 
Après il y a tant d'autres merveilles du cinéma auxquelles je pense : Steamboy, FullMetal Alchemist : Conqueror of Shamballa, Cowboy Bebop The Movie, Origine,... et ce cinéma a de beaux jours devant lui quand on voit les belles sorties qui nous viennent régulièrement.

J'espère que ce ciné-club vous aura plu, passionnés ou novices de la japanimation. N'hésitez pas à me laisser vos avis et recommandations en commentaire, je suis toujours avide de nouvelles découvertes!

Je vous dit à très bientôt :)



La Passe-miroir, Livre 1 : Les fiancés de l'hiver



- Tout commence sur l'Arche d'Anima - 

Ophélie n'a que trop éconduit les hommes qu'on lui proposait en mariage. Cette fois-ci, elle sera obligée d'épouser Thorn, et de le suivre dans la capitale du Pôle. Cette brindille haute comme trois pommes ne vit que pour son musée et son don de lecture qui lui permet de percevoir le passé des objets et leurs différents propriétaires. Quelle vie peut bien l'attendre auprès de ce géant aussi glaciale que le lieu dans lequel il a grandit? Cette décision est irréfutable, et Ophélie va vite découvrir que derrière ce mariage se cache bien plus qu'une simple alliance entre deux familles que tout oppose.

- Mon aventure au cœur de la citacielle -

Il m'est difficile de trouver les mots justes pour parler de ce livre. J'avais reçu bon nombre d'échos qui le comparaient à Harry Potter, rien que ça! Ce genre de commentaire a plutôt tendance à me faire fuir. Mais la curiosité était trop forte et alors j'ai compris. Tout comme les romans consacrés à notre sorcier préféré, on s'émerveille. L'univers créé par Christelle Dabos est absolument unique et incroyablement original. Elle nous surprend par chaque détail, chaque règle de ce monde qui nous est complètement étranger. Le système de castes au cœur duquel chaque famille est associée à un don bien précis qui peut se transmettre par mariage entre deux familles dotées de particularités différentes. 
Bien loin de nous proposer une héroïne belle et intrépide ou alors fascinante et maladroite (vous reconnaitrez vite mes références), l'auteure nous dépeint une Ophélie effacée et fataliste qui se débrouille comme elle peut face à une situation des plus déroutantes.
Les fiancés de l'hiver, en plus de nous faire découvrir tous les recoins de la Citacielle et les complots qui y naissent, va discrètement laisser la place à un périple initiatique au cours duquel Ophélie va découvrir non pas la "liseuse" que tous voient en elle mais la personne qui se cache en son cœur et ne demande qu'à être libérée de ses chaînes forgées par une existence faite de règles et de contraintes sans que son opinion ne lui ait jamais été demandé. 
Il est beaucoup question de sentiments aussi, mais ils ne sont pas forcément traités comme on a pu y être habitués dans les dernières titres littérature jeunesse. Ici, tout est complexe et pourtant traité avec évidence.

La plume de l'auteur est un réel délice. J'ai pris grand plaisir de me délecter de chaque page comme on le fait d'un dessert raffiné. Tout cet ouvrage n'a été pour moi que fascination, des personnages rencontrés à la découverte de la Citacielle en passant par ce style d'écriture si personnel qui m'a séduite. 

- L'aventure continue -

Je n'entamerai pas le Livre 2 tout de suite (que je n'ai pas, si jamais vous souhaitez vous débarrasser du vôtre ^^) car j'aime étaler ma lecture des rares sagas que je poursuis. Comme pour Miss Peregrine entre les tomes duquel j'ai laissé passer quelques mois. Le plaisir dure plus longtemps et cela permet de prendre un peu de recul.

Les fiancés de l'hiver, c'est un véritable coup de cœur et tellement plus encore. J'ai été captivée par l'histoire, embarquée dans cet univers totalement inconnu et me suis même attachée à ces personnages atypiques que l'on apprend à connaître et dont on veut en savoir toujours plus! Bien sûr, je vous recommande cet ouvrage, mais surtout ne le lisez que si vous le souhaitez, si l'étincelle de la curiosité crépite en vous et non parce qu'il s'agit du titre que tout le monde doit avoir lu. Ce livre doit être un plaisir, une volonté de s'évader comme on part en voyage l'âme aventureuse. 
     

mercredi 22 mars 2017

Quelques minutes après minuit (2016) - Juan Antonio Bayona


Conor O'Malley est un jeune garçon maltraité par ses camarades de classe, en grand froid avec sa grand-mère et victime d'un cauchemar atroce qui hante ses nuit. Mais il y a bien pire que tout cela : la cancer de sa mère. Cette dernière lui parle souvent du vieil arbre qu'ils aperçoivent au loin depuis leur maison, ainsi que de ses pouvoir extraordinaires. C'est ce même arbre qui, une nuit, prend vie et vient à sa rencontre, quelques minutes après minuit.


Quand j'ai appris que cette merveille de Patrick Ness allait être portée à l'écran, j'ai été partagée entre bonheur absolu et grand scepticisme. Un film de Quelques minutes après minuit? Quels acteurs, quelle mise en scène, quel âme allaient être insufflés à cette adaptation? Puis j'ai appris que l'auteur serait aussi le scénariste, et j'ai été rassurée. Cela ne fait pas tout, mais cela démontre toujours d'une volonté de respecter au maximum l’œuvre originale et il faut bien avouer que je n'ai pas été déçue. 
Quelques minutes après minuit m'a littéralement transportée dans un tourbillon d'émotions, le même que j'avais connu en 2012 lorsque je me suis plongée dans ce roman.
Après nous avoir transporté dans une dystopie originale et tout simplement splendide avec Le chaos en marche, Patrick Ness s'est attaqué à un sujet intime et douloureux. La maladie, le deuil, la solitude, tant de thème abordés maintes fois qui ne s'épuisent jamais tant les vécus sont différents et pourtant l'auteur parvient à surprendre plus encore en nous offrant un semblant de conte plutôt déroutant. 
Conor devra affronter ses propres démons dès lors que le "monstre" sera arrivé au terme de trois contes qui pousseront le garçon dans ses retranchements.


Là je vous parle de l'histoire, de ce qui ne varie pas ou peu par rapport au roman. Concernant le film je suis enchantée par le casting. Je suis enchantée par la bande son, même si le thème ne m'est pas non plus resté en tête après, les mélodies collaient parfaitement avec les images. En parlant des images, elles sont époustouflantes. Qu'il s'agisse des teintes bleutées conservées tout au long du film, de la création du monstre ou des passages contés que j'ai trouvé tous plus sublimes les uns que les autres (avec une petite pensée pour les contes de Beedle le Barde dans HP7), c'est un ravissement de bout en bout. J'ai d'ailleurs trouvé que l'esthétisme du film rendait un bel hommage aux illustrations que Jim Kay avait réalisé pour le livre.
Tout m'a semblé juste, d'une poésie rare et d'une dureté douloureusement vraie. Mention spéciale au jeune homme qui interprète Conor que j'ai trouvé tout simplement bouleversant (les autres membres du casting sont connus du public et j'ai déjà dit et répété les aimer follement!).



Vous l'aurez compris, pour moi ce film est un sans faute. Je ne parlerai pas de coup de cœur parce que, même s'il m'a transportée, je ne peux pas garder une histoire aussi triste et déchirante trop longtemps dans mon cœur ou il se brise en miettes. Mais il est magnifique, terriblement émouvant et d'une beauté sans pareil.

lundi 13 mars 2017

I love you Phillip Morris (2009) - Glenn Ficarra & John Requa


Le pitch de départ
C'est quand il frôle la mort que Steven Jay Russell (Jim Carrey) décide de changer de vie et ne plus mentir. Il révèle à sa femme et sa fille être homosexuel, plaque tout et part vivre avec Jimmy à Miami. Mais pour subvenir à leurs besoins, Steven enchaine les arnaque et se retrouve finalement incarcéré.
Il rencontre alors Phillip Morris (Ewan McGregor) et en tombe immédiatement fou amoureux.
Dès lors, plus rien n'arrête Steven qui va tout risquer pour séduire Phillip et les faire tous deux sortir de prison afin qu'ils puissent vivre leur passion libres.

Pourquoi j'ai aimé ce film? (au moins, vous êtes prévenus!) ☀
Sérieusement? Jim Carrey et Ewan McGregor en amoureux transis?
Eh ouais. Contre toute attente, ça fonctionne du tonnerre.
Ce film est à l'image du personnage principal : complètement extravagant. Steven semble ne connaître aucune limite. J'ai été sacrément surprise lorsque j'ai découvert que la plupart des faits relatés dans le film s'étaient réellement passés!  
La vérité aussi, c'est que je les ai tous deux trouvé terriblement touchants.Leur couple m'a fait penser dans son côté décomplexé et inattendu à celui formé par Clarence et Alabama dans True Romance. D'ailleurs l'une des répliques du film est, à mon sans, clairement une référence à ce film (ou alors les réalisateurs l'ont vu et on repris une phrase malgré eux!).
Ce film, malgré certains passages durs, est frais et divertissant, léger et déconnant, drôle et surprenant. Je m'emballe peut-être, certes. Il faut savoir que je l'ai regardé sans trop en attendre et finalement ce fut une excellente surprise.


On se quitte dans l'amour
Regardez I love you Phillip Morris un soir où vous n'avez rien de prévu, ou que votre journée s'est révélée morose... Steven et Phillip sauront certainement vous redonner le sourire (c'est même certains si, comme moi, le sourire vous vient dès que vous croisez le regarde d'Ewan sur un écran!).
Il me tarde de connaitre votre avis et savoir ce que vous aurez pensé de cette tranche de vie qu'on partagé Steven et Phillip :)

samedi 11 mars 2017

La Belle et la Bête (2017) - Bill Condon


🌹 ... Tale as old as time ... 🌹
... True as it can be ...

Plus besoin de vous présenter La Belle et la Bête, adaptation live du film d'animation produit par Walt Disney Pictures en 1991. Un casting à faire pâlir d'envie tous les projets du cinéma, une promotion à travers le monde qui nous a fait rêver à chaque instant et cet espoir de retomber en enfance avec la même histoire qu'on découvre sous un nouveau jour. Bref, on l'attend de pied ferme.

 🌹

La Belle et la Bête reprend le même scénario et parfois les mêmes plans, mais ne s'en contente pas et y ajoute sa petite touche personnelle, comme un ingrédient dont on ne se serait pas douté. D'une part, on nous offre quelques éclaircissements sur le passé de la Bête et de Belle qui apportent de la profondeur à leurs personnages. A ce sujet, tous les protagonistes ont été retravaillés dans le fond comme dans la forme. Le spectateur fait leur connaissance comme pour la première fois et découvre des caractères étoffés propres à chacun. 


N'attendez pas de moi que je vous parle de la qualité du cadrage, du génie de la mise en scène ou même la justesse du choix des costumes concernant l'époque, je n'ai aucune connaissance à ce sujet. Je peux seulement vous dire que dans ce film, tout m'a semblé somptueux. Du moindre bout de tissu au détail de chaque décors en passant par le timbre de toute voix qui nous enchante le temps d'une chanson. Et la musique. Cette musique. Un air de toujours qui ne nous quitte jamais.


Ce film m'a littéralement submergée d'émotions.
Chaque scène mythique est conservée, réadaptée et nous offre un moment éblouissant de magie.
J'ai toujours trouvé prodigieuse la manière dont est traitée la beauté sous toutes ses formes, qu'elle soit apparente ou qu'elle vienne du cœur. De ce fait, beauté et amour sont intimement liés, et cela nous est rappelé de maintes façons.

 
Que puis-je bien vous raconter encore à propos de ce film?
Rien. Les mots ne suffisent plus.
Allez le voir, faites-vous votre propre opinion à son sujet.
Si vous vouez une haine sans nom aux Studios Disney, vous prenez de gros risques mais c'est votre choix.
Si, comme moi, vous versez une petite larme à la fin du film de 1991 (à chaque fois), prenez des actions chez Kleenex, vous en aurez besoin.
A ce propos, beaucoup ont pour ambition de comparer le film live de 2017 au film d'animation de 1991. Quelle idée! Le film d'animation reste pour moi un chef d'oeuvre sans commune mesure, un portail vers une nouvelle ère du dessin animé, une merveille qui m'a accompagnée toute ma vie! Le film de 2017 est un hommage, un renouveau, une occasion en or d'exploiter les incroyables moyens qui existent à l'heure actuelle pour rendre la magie plus vraie que nature tout en défendant des idéaux par le biais d'un conte bien moins naïf qu'il n'y parait.
Profitez de ces deux petits bijoux du cinéma indépendamment l'un de l'autre et vous les savourerez d'autant plus!
N.B. Il est indispensable de préciser que, certes, on ne voit que quelques minutes Dan Stevens sans ses cornes et sa fourrure mais... bon sang, qu'est ce qu'il est beau! 
N.B.2 Merci à l'un de mes nombreux anges gardiens. Qui se reconnaitra. 🌹


vendredi 10 mars 2017

Ronces Blanches et Roses Rouges - Laetitia Arnoult



... Once upon a time ...


Sirona et Eloane ont tout oublié de leur passé depuis qu'elles ont été recueillies par Iphigénie Whitecombe. Mais lorsque cette dernière décide de fiancer l'ainée des sœurs à un parfait étranger, elles réalisent que leur tutrice est loin d'être la femme tendre et aimante qu'elles croyaient connaître. Ainsi, lorsque Sirona prend la fuite et se retrouve prisonnière d'un château mystérieux piégé dans une nuit sans fin, elle se jure de retrouver sa sœur, quoi qu'il advienne.


... Mon avis ...


Ronce blanches et roses rouges fait partie de la collection Forgotten de Magic Mirror Editions. Laetitia Arnould a décidé de nous livrer sa propre version du méconnu Blanche-Rose et Rose-Rouge des Frères Grimm. J'ai accueilli l'annonce de cette publication avec un plaisir sans nom étant donné que ce conte faisait partie de ma collection lorsque j'étais petite. Quel délice de retrouver les quelques éléments de ce court conte classique développés et réexploités dans cette grande aventure emplie de magie et de mystères.
 
Dès les premières lignes, j'ai été captivée par la plume de l'auteure, d'une poésie sans pareil. Le moindre détail s'en retrouve sublimé. La forêt, presque un personnage à part entière, nous effraie et nous fascine de part les secrets qu'elle renferme et son ambiance aussi inquiétante qu'enchanteresse. Le manoir m'a fait penser au château de la Belle et la Bête. Ce lieu immense et plongé dans l'obscurité, qui semble déserté de toute vie et dont les rares habitants restent une énigme. 
Le pianiste m'a tour à tour séduite et révulsée, je l'ai détesté puis pris en pitié.
Rien d'étonnant finalement, puisque tout le roman semble avoir été battis sur cette notion de dualité : Blanche et Rouge, force et douceur, haine et amour,... Chaque personnage possède de multiples facettes, même s'il se révèle compliqué d'en trouver une qui ne soit pas haïssable et terrifiante concernant Mme Whitecombes !
Puis vient la neige, et l'ours. Ce cher ours que je n'avais jamais oublié.

... Happily ever after ...

Cette toute première publication est, à mon sens, une prodigieuse réussite! L'auteure ne s'est pas contentée d'une énième réécriture d'un conte connu de tous pour modifier à sa sauce la trame principale, non. Laetitia Arnould nous livre une oeuvre unique et totalement originale ou se mêlent magie, amour et mystère dans une ambiance enchanteresse qui saura malgré tout vous glacer le sang, ceci mené par une plume d'une beauté qui vous ravivera tous les sens.


Remerciements

Un grand merci à Audry Esprint pour sa détermination et son envie de partager ses passions, tu es une personne terriblement inspirante qui nous démontre que l'on peut atteindre ses rêves si l'on y croit assez fort et que l'on se bat jusqu'au bout. 
Merci aussi de m'avoir permis d'intégrer le Comité de Lecture de Magic Mirror Editions, car c'est un immense plaisir et un honneur pour moi que de découvrir ces textes tous plus surprenants les uns que les autres et d'échanger avec des passionnés dont les retours sont toujours si enrichissants. 
Merci à toute l'équipe de Magic Mirror Editions pour ce travail fabuleux, cette première publication au delà de toutes nos espérances, qu'il s'agisse de l'auteure, de l'illustratrice, des personnes qui sont venues à bout de la logistique et des moindres détails nécessaires au bon fonctionnement de la publication d'un tel ouvrage au cœur d'une toute jeune maison d'édition. Un grand merci, certes, mais aussi un immense bravo !

Chers lecteurs, vous pouvez vous procurer cette petite merveille de papier ICI et si vous préférez la légèreté du numérique vous trouverez votre bonheur LA. Et pour les adeptes d'Amazon c'est par ICI.

mercredi 8 mars 2017

Les figures de l'ombre (2016) - Theodore Melfi

Janelle Monae - Taraji P. Henson - Octavia Spencer
Mary Jackson - Katherine Johnson - Dorothy Vaughan

Genius has no race.
Strength has no gender.
Courage has no limit.

1962 : Katherine Goble est mathématicienne au sein d'un centre de recherches, Mary Jackson aspire à devenir ingénieur tandis que Dorothy Vaughan est la superviseure de son équipe. Katherine est la première et seule femme Afro-américaine de son groupe de recherche et se trouve rejetée par ses collègues. Mary ne peut devenir ingénieure qu'à la condition d'intégrer une université, là aussi, uniquement fréquentée par des hommes blancs. Dorothy souhaite que son poste de superviseure soit officiellement reconnu, mais cela lui est sans cesse refusé.

Ces trois femmes vont participer à l'un des plus grands évènements qu'aient jamais connu les États-Unis : le lancement de Friendship 7 qui amènera John Glenn dans l'espace, soit le premier vol orbital américain. 
Les trio de scientifiques va devoir se battre contre les mentalités sexistes et racistes qui semblent une évidence dans l'Amérique des années 60. 


Les figures de l'ombre, un titre tellement représentatif de ces femmes Noires qui ont œuvré pour la gloire des hommes Blancs envoyés dans l'espace. Malgré leur haut niveau d'étude, ces scientifiques de travaillant pour la NASA sont victimes de la ségrégation de l'époque qui les obligent à utiliser des toilettes réservées aux femmes "de couleur" et à subir le regard méprisant et soutenu de leurs collègues qui ne daignent pas partager avec elles la même machine à café.

Même s'il traite du lourd sujet du racisme et du sexisme de l'époque, Les femmes de l'ombre n'en est pas pour autant un film sombre et tourmenté. Bien au contraire! C'est l'histoire de trois collègues et amies qui nous emporte dans une aventure toute en couleurs et en musique. On rit, on s'émeut, on s'attache à nos trois battantes qui prennent la vie comme elle vient et s'accrochent à l'espoir que leurs rêvent se réalisent. Des amitiés se créent, des amours naissent, des barrières s'effondrent, et l'on a une furieuse envie de conquérir le monde et vaincre pour la Liberté !


Les femmes de l'ombre est clairement un film qui fait du bien. Parfaitement mené de bout en bout, accompagné d'une bande-son qui dépote, on ne s'ennuie pas une seconde et on en sort le cœur gonflé d'espoir en l'Humanité et en l'avenir. Ce film fait réfléchir aussi. Il ne dénonce pas de graves violences qui choquent, non, il met en avant les injustices quotidiennes auxquelles étaient confrontées ces femmes, ces choses qui paraissaient "normales" à l'époque alors qu'elles nous crèvent les yeux aujourd'hui. Sans doute penserons-nous la même chose dans cinquante ans, lorsqu'on tournera des films sur les années 2010? Les choses avancent. Doucement, très doucement. Parce que l'histoire de Mary, Katherine et Dorothy est finalement très récente. Mais cela donne de l'espoir. L'envie d'y croire.

Une partie de l'équipe du film, fière d'un prix amplement mérité !
J'espère que cet article vous aura plu. Qu'il vous aura donné envie de voir Les femmes de l'ombre. Si vous l'avez déjà vu, n'hésitez pas à partager ici votre avis, me dire ce que vous avez pensé et me faire part de vos dernières pépites cinématographiques.
Sur ce, je vous dis à très vite!